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Corruption au Nigeria: un ancien ministre de la justice arrêté à Dubaï

Les Services pénitentiaires du Nigeria à Abuja, le 20 novembre 2018. (VOA/Gilbert Tampa)

Un ancien ministre nigérian de la Justice, impliqué dans l'un des plus gros scandales de corruption de l'histoire de son pays, a été arrêté à Dubaï, a annoncé jeudi son avocat.

Mohammed Adoke, qui avait également occupé le poste de procureur général, a été "brusquement arrêté par Interpol" le 11 novembre après s'être rendu aux Emirats Arabes Unis pour un traitement médical, a déclaré l'avocat Mike Ozekhome.

En avril, un tribunal nigérian avait délivré des mandats d'arrêt contre Adoke et l'ancien ministre du pétrole Dan Etete, en relation avec un scandale de corruption, dit de "Malubu", concernant un accord pétrolier de 1,3 milliard de dollars impliquant les compagnies Eni et Shell.

L'avocat d'Adoke a cependant affirmé que les mandats avaient été annulés ensuite par un tribunal nigérian et que l'ancien ministre était "illégalement" maintenu en détention.

"J'appelle donc les autorités de Dubaï et Interpol à libérer M. Adoke, pour lui permettre de suivre son traitement", a-t-il déclaré.

Le procureur général du Nigeria a déclaré que son bureau n'avait pas encore reçu de communication officielle au sujet de la détention d'Adoke. Les autorités de Dubaï n'ont fait aucun commentaire à ce sujet.

Adoke et Etetete sont en cavale depuis des années, hors du Nigeria.

Les compagnies Eni et Shell sont accusées d'avoir distribué des pots-de-vin pour l'achat en 2011 du bloc pétrolier offshore OPL245, pour 1,3 milliard de dollars. Elles ont depuis nié tout acte répréhensible.

L'actuel président, Muhammadu Buhari, réélu pour un second mandat en février dernier, a promis de mener un combat sans répit contre le "cancer de la corruption" qui gangrène le principal producteur de pétrole africain.

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Arrivée à l'OMC de Ngozi Okonjo-Iweala, nouvelle directrice générale

Arrivée à l'OMC de Ngozi Okonjo-Iweala, nouvelle directrice générale
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Enlèvements contre rançon, une pratique courante au Nigeria

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Premier jour de travail pour Ngozi Okonjo-Iweala à l'OMC

La nouvelle directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, marche à l'entrée de l'OMC après une séance photo à son arrivée au siège de l'OMC pour prendre un bureau à Genève, en Suisse, le 1er mars 2021.

A peine arrivée, la nouvelle cheffe de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a appelé lundi à débloquer les négociations sur les aides à la pêche, au premier jour d'un mandat historique à la tête d'une institution en crise en pleine pandémie.

"J'arrive dans une des plus importantes institutions du monde et on a beaucoup de travail. Je me sens prête", a lancé la Dr Ngozi, à son arrivée, tôt, à l'élégant siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), sur les berges du lac Léman.

La première femme et première Africaine à diriger l'OMC n'a pas perdu une minute et a inauguré en début de matinée une sculpture sur glace représentant des poissons, installée par des ONG, en compagnie de l'ambassadeur colombien Santiago Wills, président des négociations sur les subventions à la pêche, qui sont au point mort.

"Nous avons vraiment le sentiment que la surpêche, la surcapacité et la pêche illégale sont des facteurs qui nuisent à la durabilité. C'est pourquoi il est important (...) que nous achevions les négociations le plus rapidement possible", a-t-elle déclaré, en indiquant que sa présence a pour but d'essayer de soutenir M. Wills pour "tenter de débloquer la situation".

Elle également placé la journée sous le signe de l'écoute alors que s'ouvre la première réunion du Conseil général (1-2 mars), et qu'elle doit rencontrer aussi les directeurs généraux adjoints, qui ont piloté l'institution pendant les six mois de vacance de pouvoir et une partie de ses équipes.

Le tout à bonne distance, Covid-19 oblige.

Deux fois ministre des Finances et cheffe de la diplomatie du Nigeria, la Dr Ngozi, 66 ans, remplace le Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté ses fonctions en août un an avant la fin de son mandat.

Celle qui a travaillé pendant 25 ans à la Banque mondiale a été désignée le 15 février par les 164 pays membres de l'OMC au terme d'un long processus de sélection, paralysé pendant plusieurs mois par le veto à sa nomination de l'ex-administration Trump, auquel Joe Biden a mis fin.

La Dr Ngozi entame son mandat au premier jour de la première réunion de l'année du Conseil général, l'occasion de faire le point sur les négociations en cours.

Les délégués doivent également décider, sauf surprise, que la prochaine Conférence ministérielle - qui a dû être reportée en raison de la pandémie de Covid-19 - se tienne en décembre à Genève.

D'ici là, la nouvelle cheffe de l'OMC, connue pour sa forte volonté et sa détermination, aura eu le temps d'imprimer sa marque à Genève.

Elle a accepté les excuses de journaux suisses qui l'avaient désignée comme "grand-mère" dans un titre sur sa nomination non sans dénoncer dans des tweets lundi les "remarques racistes et sexistes".

Si certains espèrent que son arrivée donnera un véritable coup de fouet à l'organisation, d'autres soulignent qu'elle ne pourra tout changer d'un coup de baguette magique en raison de la règle du consensus qui prévaut à l'OMC.

Institution torpillée

En pleine pandémie, Mme Ngozi, qui fut présidente de l'Alliance du Vaccin (Gavi) jusqu'à l'an dernier, a récemment appelé l'OMC à se concentrer sur cette crise sanitaire alors que les pays sont divisés à propos d'une exemption - proposée par l'Inde et l'Afrique du Sud- des droits de propriété intellectuelle sur les traitements et vaccins anti-Covid pour maximiser la production mondiale.

Le sujet sera débattu ces deux prochains jours à l'OMC, mais aucune décision n'est attendue en l'absence de consensus.

Le Groupe d'Ottawa, qui réunit l'UE et 12 pays, dont le Brésil, le Canada et la Suisse, va de son côté demander que les pays s'engagent, pendant la pandémie, à ne pas entraver le commerce médical et suppriment les droits de douane visant les marchandises considérées comme essentielles.

Outre les discussions sur les aides la pêche, qu'elle espère terminer lors de la prochaine conférence ministérielle, plusieurs autres chantiers de taille attendent la nouvelle cheffe de l'OMC, dont dénouer les conflits opposant l'organisation aux États-Unis.

Elle prend la tête d'une institution torpillée notamment par l'administration de Donald Trump, qui était ouvertement hostile à l'organisation et avait même bloqué le fonctionnement de l'organe de règlement des différends.

Libération des 42 otages enlevés il y a 10 jours au Nigeria

Un groupe d'écoliers kidnappés est escorté par des militaires et des fonctionnaires nigérians après leur libération suite à leur enlèvement la semaine dernière, à Katsina, au Nigeria, le 18 décembre 2020.

Les 42 personnes, dont 27 enfants, enlevées il y a dix jours dans une école du centre-ouest du Nigeria, ont été libérées, ont annoncé samedi les autorités locales, au lendemain d'un nouveau kidnapping de masse où 317 jeunes filles ont également été enlevées dans le nord du pays.

"Les élèves, les professeurs et leurs proches du Collège des sciences de Kagara ont retrouvé la liberté et sont reçus par le gouvernement local", a annoncé sur twitter Abubakar Sani Bello, le gouverneur de l'Etat nigérian du Niger, l'une des régions minées par les groupes criminels appelés "bandits".

A la mi-février, des hommes armés avaient attaqué ce pensionnat public d'enseignement secondaire de Kagara, tuant un étudiant et emmenant avec eux 27 élèves, trois professeurs et 12 membres de familles du personnel.

Les "bandits", comme les désignent les autorités, terrorisent les populations locales, mènent des kidnappings de masse contre rançon, enlevant désormais des enfants dans des écoles, pillent les villages et volent le bétail.

Faut-il négocier avec des ravisseurs? Débat au Nigeria
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Vendredi, 317 jeunes filles scolarisées dans l'Etat de Zamfara, plus au nord, ont été également enlevées dans leurs dortoirs. Une opération de sauvetage est en cours, composée de forces de sécurité, mais aussi de villageois en colère.

Le président Muhammadu Buhari, très fortement décrié face à la situation sécuritaire catastrophique dans le nord du Nigeria, a assuré vendredi soir qu'il ne "cèderait pas au chantage" des bandits.

A chaque nouveau kidnapping de masse, les autorités, fédérales ou locales, affirment ne payer aucune rançon aux ravisseurs pour la libération des otages, ce qui est peu probable au regard des experts en sécurité qui craignent que ce mode de kidnappings se multiplient dans la région.

Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est.

Ces violences criminelles ont fait plus de 8.000 morts depuis 2011, et forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile, selon un rapport du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) publié en mai 2020.

Les forces de sécurité sur les lieux où 317 élèves ont été enlevées

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