Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Nigeria

Le Nigeria autorise la reprise des activités de deux ONG accusées d'"aider" Boko Haram

Les Services pénitentiaires du Nigeria à Abuja, le 20 novembre 2018. (VOA/Gilbert Tampa)

Le gouvernement nigérian a autorisé deux organisations humanitaires internationales à reprendre leurs activités dans le nord-est du pays dévasté par le conflit avec le groupe armé islamiste Boko Haram après plus d'un mois de suspension pour "aide aux terroristes".

"La suspension des deux organisations internationales, Mercy Corps et Action contre la Faim (ACF), est temporairement levée", a déclaré mercredi la Ministre des Affaires humanitaires et sociales, Sadiya Farouq.

"Les inquiétudes et les recommandations exprimées par le conseil vont toutefois continuer à recevoir notre attention", a-t-elle ajouté, lors d'un point presse.

A la mi-septembre, sans préavis, l'armée nigériane avait fermé les locaux d'ACF et de Mercy Corps, accusant les ONG d'avoir "aidé et encouragé les terroristes et leurs atrocités".

Selon les Nations unies, près de 400.000 personnes souffrent de l'interruption de l'action de ces deux organisations, qui les laisse "sans nourriture ni autre aide essentielle depuis un mois".

Au cours d'une visite au Nigeria la semaine dernière, Mark Lowcock, secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, avait déclaré avoir "reçu l'assurance des autorités compétentes que la suspension des activités de Mercy Corps et d'Action contre la faim sera levée dans quelques jours".

Selon l'ONU, le conflit, qui ravage le nord-est du Nigeria depuis dix ans, a fait 35.000 morts, près de 2 millions de déplacés, dont 140.000 cette année, et plus de trois millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire.

Fin octobre, Médecins sans Frontières a demandé un "soutien massif et constant" dans ses actions humanitaires dans les Etats de Borno, Adamawa et Yobe (nord-est).

"Aujourd'hui, nous sommes dans l'incapacité d'atteindre des régions", a fait savoir MSF dans un communiqué. "Près d'un million de personnes sont dans des zones inaccessibles à cause des combats, de l'état des routes ou des interdictions de se déplacer ou de transporter des biens".

Toutes les actualités

Les 300 adolescentes nigérianes enlevées vendredi ont été libérées

Les 300 adolescentes nigérianes enlevées vendredi ont été libérées
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:46 0:00

Déploiement de soldats dans une ville du nord du Nigeria

Déploiement de soldats dans une ville du nord du Nigeria
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Nigeria: les adolescentes de Jangebe libérées

Nigeria: les adolescentes de Jangebe libérées
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Les centaines d'adolescentes enlevées au Nigeria ont été libérées

Les écolières nigérianes qui avaient été enlevées après leur libération, au gouvernorat de l'État de Zamfara, le 2 mars 2021.

Les centaines d'adolescentes enlevées vendredi dernier dans leur pensionnat de Jangebe dans le nord-ouest du Nigeria ont été libérées et sont mardi matin dans les locaux du gouvernement de Zamfara, a annoncé à l'AFP le gouverneur de cet Etat Dr. Bello Matawalle.

"Dieu soit loué ! Je suis heureux d'annoncer la libération des élèves enlevées du lycée GGSS Jangebe", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

"Le nombre total de filles enlevées dans l'école est de 279, elles sont toutes ici avec nous, nous remercions Allah", a ajouté le gouverneur.

Les autorités avaient initialement affirmé que 317 jeunes filles manquaient à l'appel après l'attaque de ce pensionnat dans l'Etat de Zamfara dans le nuit de jeudi à vendredi par des hommes armés.

Un journaliste de l'AFP a pu voir des centaines de jeunes filles, portant un hijab de couleur bleu ciel, réunies à la maison du gouvernement.

Il s'agissait de la quatrième attaque d'écoles en moins de trois mois dans le nord-ouest du Nigeria, où des groupes criminels, appelés "bandits", multiplient les vols de bétail à grande échelle et pratiquent les enlèvements contre rançon depuis plus de dix ans.

Les autorités de Zamfara ont l'habitude de discuter avec les groupes criminels avec lesquels ils négocient depuis plus d'un an des accords d'amnistie en échange de la remise de leurs armes.

Ce sont les responsables de l'Etat de Zamfara qui avaient d'ailleurs négocié la libération en décembre dernier de 344 garçons qui avaient été enlevés par des bandits de leur pensionnat dans l'Etat voisin de Katsina.

Une agente de l'État de Zamfara embrasse une des filles libérées avant un contrôle médical après sa libération à Zamfara, au Nigeria, le 2 mars 2021.
Une agente de l'État de Zamfara embrasse une des filles libérées avant un contrôle médical après sa libération à Zamfara, au Nigeria, le 2 mars 2021.

A chaque libération, les autorités nient payer une quelconque rançon aux ravisseurs, mais cela fait pourtant peu de doute pour les experts en sécurité qui craignent que cela ne mène à une multiplication des enlèvements dans ces régions minées par l'extrême pauvreté et peu ou pas du tout sécurisées.

Ce nouvel enlèvement de masse avait ravivé le souvenir du rapt de Chibok en 2014, lorsque le groupe jihadiste Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes, suscitant une émotion mondiale.

Pus d'une centaines d'entre elles sont encore portées disparues et personne ne sait combien sont toujours vivantes.

Mais ces deux enlèvements sont à distinguer: les "bandits" agissent avant tout pour l'appât du gain, et non pour des raisons idéologiques, même si certains ont tissé des liens avec les groupes jihadistes dans le nord-est.

Ngozi Okonjo-Iweala souhaite relancer les négociations sur les aides à la pêche

Ngozi Okonjo-Iweala souhaite relancer les négociations sur les aides à la pêche
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG