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Le Nigeria va lever les interdictions pesant sur deux ONG dans le nord-est, selon l'ONU

Les conditions sanitaires sont deplorables à Ghisirijpg, au Nigeria, le 10 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tampa)

Le Nigeria a promis de lever d'ici "quelques jours" les interdictions d'activité pesant sur deux ONG internationales dans le nord-est du pays, en proie à une insurrection djihadiste, a affirmé vendredi un responsable des Nations Unies à Abuja.

Les bureaux d'Action contre la faim (ACF) et de Mercy Corps avaient été fermés en septembre dans le nord-est, alors que des millions de personnes ont toujours besoin d'une assistance humanitaire.

L'armée a notamment accusé l'ONG française ACF "d'aider et d'encourager les terroristes" en leur fournissant nourriture et médicaments.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a affirmé avoir "reçu l'assurance des autorités compétentes que la suspension des activités de Mercy Corps et d'Action contre la faim annoncée en septembre sera levée dans quelques jours".

"Cela devrait permettre la reprise immédiate d'une assistance vitale à près de 400.000 personnes qui sont privées de nourriture et d'autre aide essentielle depuis un mois", a-t-il déclaré dans un communiqué, après une rencontre avec des hauts militaires nigérians.

Près de 35.000 personnes ont été tuées depuis 10 ans dans le conflit avec les groupes armés islamistes, qui s'est propagé dans les pays voisins et a obligé plus de deux millions de personnes à fuir leurs foyers.

Selon M. Lowcock, les violences ont fait 140.000 nouveaux déplacés cette année, tandis que plus de trois millions de personnes se trouvent toujours en situation d'insécurité alimentaire, les paysans n'ayant pas pu semer dans leurs champs.

Les relations entre l'armée nigériane et les ONG ont toujours été tendues. Ces dernières sont régulièrement accusées de faire des distributions alimentaires ou de médicaments qui tombent ensuite dans les mains des combattants.

L'armée peine à vaincre le groupe djihadiste Boko Haram et surtout la faction rivale, l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), qui a intensifié ses attaques contre les militaires depuis l'été 2018.

L'armée a adopté une nouvelle stratégie qui consiste à supprimer les bases avancées, vulnérables, pour rassembler les troupes dans des "méga-camps" mieux protégés, laissant de facto une large portion du territoire à la merci des insurgés.

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14 personnes enlevées, dont 2 humanitaires, dans le nord-est

Quatorze personnes, dont deux travailleurs humanitaires de la Croix-Rouge, ont été enlevées dans le nord-est du Nigeria, confronté à une sanglante insurrection djihadiste, a-t-on appris jeudi de sources sécuritaires nigérianes.

Le groupe de voyageurs a été intercepté par des insurgés du groupe Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) sur une route de l'Etat du Borno mercredi soir, selon ces sources.

"Les terroristes de l'ISWAP ont établi un point de contrôle le long de l'axe Maiduguri-Damaturu hier (mercredi) vers 20h30 et ont emmené 14 personnes qui les ont confondues avec des militaires en patrouille", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire. "Ils arrêtaient les automobilistes qui se dépêchaient de rejoindre Maiduguri" à la nuit tombée. "Parmi les victimes enlevées figurent un sergent de l'armée et sa famille qui revenaient d'un voyage. Deux membres du personnel de la Croix-Rouge ont également été emmenés, ainsi que six habitants partis cueillir des sauterelles en brousse - une friandise locale".

Une seconde source sécuritaire a confirmé l'enlèvement, affirmant que les djihadistes avaient "trompé les automobilistes en montant un faux barrage sur la route près de Jakana".

"Un militaire et sa famille figurent parmi les otages. Deux employés de la Croix-Rouge également", a ajouté cette seconde source.

Dans un communiqué, l'ISWAP a revendiqué "avoir fait 14 prisonniers, dont deux employés de la Croix-Rouge, à un faux point de contrôle installé par ses combattants" dans le Borno, selon le site de surveillance Site Intelligence. Le groupe djihadiste a affirmé avoir "capturé" six soldats nigérians et huit civils chrétiens, dont deux employés de la Croix-Rouge.

L'identité des deux humanitaires restait floue jeudi.

Selon un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Nigeria joint au téléphone, l'organisation n'était pas en mesure de confirmer s'il s'agissait d'employés de la Croix-Rouge nationale ou du CICR. Des vérifications étaient en cours jeudi.

L'ISWAP est une faction dissidente du groupe djihadiste Boko Haram, qui a commis de nombreuses attaques et attentats contre des civils.

L'insurrection a fait plus de 35.000 morts et deux millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria, et s'est étendue aux pays voisins.

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