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Première hausse de l'année pour les taux d'intérêt américains


Un écran de télévision à la Bourse de New York montre la décision de la Réserve fédérale, 31 janvier 2018.

La banque centrale américaine (Fed) a enclenché mercredi la première hausse des taux d'intérêt de l'année alors que les perspectives de l'économie des Etats-Unis se sont renforcées.

La Fed a augmenté ses taux d'un quart de point de pourcentage (0,25%) pour les faire évoluer dans la fourchette de 1,50% à 1,75%, indique un communiqué du Comité monétaire qui, sans évoquer le stimulus budgétaire des réductions d'impôts, reconnaît que "les perspectives économiques se sont renforcées ces derniers mois".

La Fed assure toujours que la politique monétaire reste "accommodante".

La décision a été prise à l'unanimité pour cette première réunion présidée par Jerome Powell, 65 ans, le nouveau patron de la Fed choisi par Donald Trump.

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Alors que les analystes s'attendaient à ce que la banque centrale augmente ses prévisions de hausses pour le reste de l'année, les participants au Comité monétaire ne projettent toujours que deux relèvements de plus en 2018 après celui de mercredi.

En revanche pour 2019, ils ont ajouté un tour de vis supplémentaire, ce qui portera à trois également les relèvements pour l'année prochaine.

La Fed se garde de commenter dans son communiqué l'ampleur du stimulus budgétaire promu par le président Donald Trump mais prend acte du fait que "les perspectives économiques se sont renforcées ces derniers mois". Les massives réductions d'impôts accordées notamment aux entreprises ainsi que la hausse des dépenses budgétaires (notamment militaires) agissent comme un stimulant de l'activité.

>> Lire aussi : La Fed relève les taux d'intérêt et prévoit une croissance plus forte en 2018

La Banque centrale a d'ailleurs relevé sa prévision de croissance à 2,7% pour 2018, l'approchant de l'objectif de 3% du président Trump.

Elle ne dit pas un mot non plus des implications que pourraient avoir sur la première économie mondiale les tensions économiques qui surgissent entre les Washington et ses partenaires commerciaux à propos des déficits commerciaux.

Sur la conjoncture, le communiqué de la banque centrale signale que l'activité américaine au premier trimestre a progressé à un rythme "modéré" au lieu de "solide" comme elle l'avait dit en janvier. La croissance des dépenses des ménages s'est en effet un peu freinée.

L'expansion du 1er trimestre pourrait en effet tomber à 1,8% en rythme annuel au lieu de 2,5% pour le 4T, selon une prévision très provisoire de la Fed d'Atlanta. Mais les trimestres hivernaux ont généralement été peu performants ces dernières années.

Les créations d'emplois ont été "fortes" alors que le taux de chômage est resté bas (4,1%) et la Fed s'attend à ce qu'il baisse encore.

De la même façon qu'elle l'avait dit il y a six semaines, la Fed est confiante dans le fait que l'inflation va se stabiliser autour de son objectif de 2% à moyen terme.

Avec AFP

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