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Première édition du festival des musiques et danses patrimoniales du Cameroun


Le musée national, site ayant abrité le premier festival des musiques et danses patrimoniales du Cameroun, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Venus des dix régions du Cameroun pour ce rendez vous culturel, les festivaliers ont présenté la richesse infiniment variée du patrimoine camerounais en matière de musiques et danses traditionnelles.

Le musée national à Yaoundé, l'ancien palais présidentiel, a abrité le festival du 2 au 6 août 2017.

Les Camerounais, citadins pour la plupart, ont trouvé en cet événement, une occasion favorable pour se ressourcer.

Les pygmées, membres d'un groupe de danse du département du Lom et Djerem, région de l'est au Cameroun, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Les pygmées, membres d'un groupe de danse du département du Lom et Djerem, région de l'est au Cameroun, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Les deux groupes de danses patrimoniales des arrondissements de Belabo et Bertoua, 1re et 2e localités situées dans la région de l'est du Cameroun, ont été l'une des principales attractions du festival.

Les Pygmées, l'un des peuples autochtones du pays, habitent certaines zones forestières de la région de l'est.

Avec leurs pas de danse typique, au rythme des balafons et flûtes de fabrication artisanale, la curiosité pour ce peuple autochtone n'a eu d'égal que la nature du grand spectacle offert.

Mais quels messages véhiculent toutes ses sonorités et danses patrimoniales, objets de tant d'admiration?

"Les Pygmées ont exécuté des danses initiatiques, guerrières et rituelles de leur patrimoine culturel", explique Angelo Thierry Mvodjongo, délégué départemental du ministère des arts et de la culture du département du Lom et Djerem (région de l'est Cameroun).

De quoi susciter captiver l'attention des touristes occidentaux en vacances au Cameroun, qui se comptaient parmi les visiteurs.

Un touriste anglais sur le site du musée national, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Un touriste anglais sur le site du musée national, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"Je suis émerveillé par leurs pas de danse, les instruments et surtout leur accoutrement. C'est bien que tout ceci représente la culture de l'arrière-pays du Cameroun, c'est une excellente découverte pour moi ", confie un touriste anglais rencontré sur le site du musée national.

Le jour de clôture du festival le 6 août, le nombre des visiteurs était encore plus important.

Parmi eux, de nombreuses personnalités politiques à l'instar du ministre camerounais de l'économie et de la planification, Louis Paul Motaze.

"Je suis venu comme tout le monde découvrir le riche patrimoine culturel camerounais qui est extrêmement riche et mériterait à être bien connue. L'initiative est à saluer à sa juste valeur", a glissé le ministre camerounais.

Le ministre camerounais de l'économie et de la planification, Louis Paul Motaze, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Le ministre camerounais de l'économie et de la planification, Louis Paul Motaze, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"Nous avons exposé divers colliers que portent les danseurs traditionnels lors des festivals. Il y a aussi les sacs et tenues de danse que l'on retrouve ici", montre-t-elle.

Une exposante du festival, Princesse Botinyui, artiste-peintre, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Une exposante du festival, Princesse Botinyui, artiste-peintre, à Yaoundé, le 3 août 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"Notre plus grande satisfaction est l'intérêt que les visiteurs portent pour ces objets", déclare, Princesse Botinyui, originaire du nord-ouest, en zone anglophone du Cameroun.

Pour les organisateurs, c'est un pari gagné d'avoir réuni sur un même site les quatre aires culturelles du Cameroun.

"Nous avons accueilli chaque jour au moins 4 000 visiteurs. L'objectif du festival visait surtout à renforcer l'unité des Camerounais malgré la diversité culturelle. C'est une très grande satisfaction pour le ministère des arts et de la culture", selon Raymond Asombang, directeur du musée national.

Pour plusieurs jeunes camerounais rencontrés lors du festival, l'événement leur a permis d'avoir une idée sur le patrimoine culturel de leur pays.

Emmanuel Jules Ntap, correspondant à Yaoundé

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