Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Première session marathon pour le nouveau Parlement ukrainien, acquis à Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev le 23 juillet 2019.

Le nouveau Parlement ukrainien, largement dominé par le parti du président Volodymyr Zelensky, se réunit pour la première fois jeudi avec la promesse d'adopter immédiatement des dizaines de lois et d'investir rapidement un gouvernement.

Ancien comédien élu triomphalement en avril avec la promesse de "casser le système", M. Zelensky dispose d'une marge de manoeuvre inédite pour affirmer ses ambitions politiques. Son tout jeune parti Serviteur du peuple a obtenu en juillet la majorité absolue au Parlement monocaméral.

M. Zelensky, 41 ans, aurait, selon une source proche de la présidence interrogée par l'AFP, choisi pour le poste de Premier ministre l'un des responsables de son administration chargé des dossiers économiques: Olexiï Gontcharouk, un juriste de formation, peu connu et âgé de seulement 35 ans.

Son investiture par les députés, qui semble assurée, pourrait, selon certains médias, intervenir dès jeudi. La source interrogée par l'AFP a cependant affirmé que ce vote devrait plutôt avoir lieu la semaine prochaine.

M. Gontcharouk a été nommé au sein de l'administration présidentielle fin mai après avoir dirigé depuis 2015 le centre d'analyse BRDO à Kiev, financé par l'Union européenne et dont les activités visent à améliorer le climat des affaires en Ukraine.

Le chef de l'Etat ambitionne de mettre fin à la guerre meurtrière avec les séparatistes prorusses dans l'Est du pays, d'enrayer la corruption et de relancer l'économie.

Selon une source parlementaire, un nouveau Procureur général et un nouveau chef des services de sécurité (SBU), deux postes clés, devraient par ailleurs être nommés jeudi.

"Opportunité extraordinaire"

L'équipe de M. Zelensky a également donné la consigne à ses députés de "se préparer à travailler toute la nuit" de jeudi à vendredi pour adopter plusieurs dizaines voire une centaine de lois, selon le site d'information lb.ua.

Composé de candidats souvent novices en politique, le parti de M. Zelensky a remporté 254 sièges sur un total de 450 lors des législatives anticipées de juillet. C'est la première fois qu'un parti parvient à un tel résultat depuis l'indépendance de cette ex-république soviétique située aux portes de l'Union européenne.

"Il s'agit d'une opportunité extraordinaire et d'une responsabilité extraordinaire", a relevé sur son blog Serguiï Foursa, responsable du groupe d'investissement Dragon Capital. "Ce Parlement sera en mesure d'accélérer les changements structurels en transformant le pays", mais il pourrait aussi "s'embourber dans le populisme et rien ne changera", avertit-il.

Le succès électoral fulgurant de M. Zelensky et de son parti marquent un renouvellement politique sans précédent en Ukraine, l'un des pays les plus pauvres d'Europe. Il illustre la déception massive des Ukrainiens face aux vieilles élites, jugées inefficaces et corrompues.

Quatre autres forces politiques ont réussi à franchir le seuil des 5% pour entrer au Parlement. Il s'agit des prorusses de la Plateforme d'opposition (43 sièges), du parti Patrie de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko (26), celui de l'ex-président Petro Porochenko (25) et de la formation Voix fondée par la superstar du rock ukrainien Sviatoslav Vakartchouk (20).

Vingt-six sièges n'ont pas été pourvus en Crimée, péninsule annexée en 2014 par la Russie, et dans les territoires contrôlés par les séparatistes prorusses dans l'Est du pays.

Toutes les actualités

Jean Castex nommé Premier ministre en France, il remplace Édouard Philippe

Jean Castex (à g.) serre la main à Emmanuel Macron, le 9 janvier 2019. (Photo by Ludovic MARIN / POOL / AFP)

Le président français Emmanuel Macron a nommé vendredi comme Premier ministre Jean Castex, un haut fonctionnaire relativement inconnu du grand public.

Ex-collaborateur de l'ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012), Jean Castex, 55 ans, est le maire du parti Les Républicains de Prades (Sud-Ouest).

Depuis avril il est le délégué interministériel chargé du déconfinement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Il sera donc chargé de mettre en musique la deuxième phase du quinquennat d'Emmanuel Macron qui veut donner un nouveau souffle à sa présidence après trois ans de pouvoir émaillés de réformes controversées et de multiples crises.

Homme de droite, il succède à Édouard Philippe, lui aussi homme de droite.

Il va maintenant travailler à former une équipe gouvernementale qui entrera en fonction dans les prochains jours.

"En nommant Jean Castex dont la seule légitimité est technocratique Emmanuel Macron dissout Matignon", écrit le député Eric Ciotti sur son compte Twitter.

Selon le quotidien Le Monde, le nouveau gouvernement français devrait être connu au plus tard mercredi, "date du prochain conseil des ministres".

L'Union européenne rouvre ses frontières, sauf aux Américains

L'Union européenne rouvre ses frontières, sauf aux Américains
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:21 0:00

L'Union Européenne rouvre ses frontières aux visiteurs de 14 pays, dont 4 en Afrique

L'Union Européenne rouvre ses frontières aux visiteurs de 14 pays, dont 4 en Afrique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:27 0:00

Une rue Lumumba inaugurée dans une ville de Belgique avec un des fils du Congolais légendaire

Le roi du Maroc Mohamed V remet le Grand Cordon de l'Ordre du Trône au Premier Ministre du Congo Patrice Lumumba le 8 août 1960 durant sa visite officielle au Maroc. / AFP PHOTO

La ville belge de Charleroi a inauguré jeudi une rue Patrice Lumumba en présence d'un des fils de ce héros de l'indépendance de l'actuelle République démocratique du Congo (RDC), éphémère Premier ministre assassiné en 1961 et qui aurait eu 95 ans ce 2 juillet.

"Cela met du baume au cœur, c'est la reconnaissance du combat de notre père", a déclaré Guy-Patrice Lumumba, joint au téléphone par l'AFP peu avant la cérémonie.

Deux ans après celle d'un square Lumumba à Bruxelles, l'inauguration de cette rue, dans la troisième plus grande ville de Belgique, intervient en plein débat sur le passé colonial belge, dans le sillage de la mobilisation antiraciste ayant suivi la mort de George Floyd fin mai aux Etats-Unis.

Dans une lettre adressée au président de la RDC Félix Tshisekedi, le roi des Belges Philippe a présenté mardi "ses plus profonds regrets pour les blessures" infligées aux Congolais lors de la période coloniale (1885-1960), une première historique.

Selon Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi et président du Parti socialiste, première force politique en Belgique francophone, ces regrets ont ouvert la voie à "des excuses officielles" du gouvernement belge.

"Il faut pouvoir rappeler aussi les crimes qui ont été accomplis, les dénoncer et présenter des excuses pour ça", a dit jeudi à l'AFP M. Magnette.

Le numéro un du PS a salué en Patrice Lumumba "une personnalité exemplaire, un militant de la lutte contre le racisme". La décision de changer un nom de rue pour lui avait été prise en décembre 2017 à Charleroi.

En 2002, la Belgique, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Louis Michel, avait présenté ses "excuses" pour la "part de responsabilité irréfutable" de certains membres du gouvernement belge dans son assassinat.

Intellectuel patriote devenu Premier ministre du Congo indépendant en juin 1960, renversé trois mois plus tard, Lumumba avait été assassiné le 17 janvier 1961 dans la province du Katanga, avec la complicité présumée de la CIA et du MI6 britannique.

Il était perçu comme prosoviétique par les Américains, et avait été désavoué par les milieux d'affaires belges qui voyaient en lui une menace.

Jeudi son fils Guy-Patrice a rappelé qu'une plainte déposée par la famille en 2011 à Bruxelles pour faire la lumière sur l'assassinat était toujours au stade de l'instruction.

"La Belgique traîne vraiment pour qu'il y ait ce procès", a-t-il déploré, fustigeant aussi "le silence de la justice" belge sur les "ossements" de son père dont il réclame la restitution depuis deux ans.

Le chef du parquet fédéral belge Frédéric Van Leeuw a reconnu que le dossier judiciaire - une enquête pour "crime de guerre" - comportait "une dent de Patrice Lumumba". Celle-ci a été saisie dans la famille d'un policier belge ayant contribué à faire disparaître son corps (jamais retrouvé) il y a 59 ans.

En Australie, dépistage du coronavirus en voiture

En Australie, dépistage du coronavirus en voiture
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG