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Présidentielle à Madagascar : les forces de l'ordre mettent en garde contre tout dérapage des candidats

Le candidat à la présidentielle malgache et ancien président Hery Rajaonarimampianina après son vote à Antananarivo, Madagascar le 7 novembre 2018.

Les forces de l'ordre malgaches ont appelé vendredi les candidats du premier tour de la présidentielle "à attendre patiemment les résultats" du scrutin du 7 novembre, mettant en garde contre "toute provocation portant atteinte à l'ordre".

"La période électorale est un moment délicat, propice à toute tension et rivalité entre les compatriotes. Ainsi, toutes les parties prenantes sont invitées à veiller à l'intérêt supérieur de la nation et à mettre de côté tout excès de fierté pour garantir l'ordre", ont estimé les forces de l'ordre dans un communiqué.

"Tout acte de provocation portant atteinte à l'ordre (...) est interdit et puni par la loi", ont-elles ajouté, invitant "tout le monde (...) à attendre patiemment le résultat officiel de l'élection".

Madagascar, grande île pauvre de l'océan Indien, est régulièrement déstabilisé par des crises politiques depuis son indépendance en 1960.

Selon les derniers résultats officiels partiels de l'élection publiés vendredi, l'ancien chef de l'Etat Andry Rajoelina (2009-2014) arrive en tête avec 39,38% des suffrages, devant son prédécesseur Marc Ravalomanana (2002-2009) qui décroche 34,91% des voix.

Hery Rajaonarimampianina, président de 2014 à septembre 2018, arrive en troisième position, très loin derrière, avec 8,82% des voix, selon le décompte de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui porte sur 96% des bureaux de vote.

Le pays s'achemine donc vers un second tour, prévu le 19 décembre.

Depuis la tenue du premier tour, les trois anciens présidents candidats ont émis des critiques au sujet du travail de la Céni, qui a rejeté toutes les accusations notamment de fraude et de corruption.

Jeudi soir, l’avocat d'Andry Rajoelina a déposé une requête à la Haute Cour constitutionnelle pour signaler des irrégularités concernant les résultats publiés par la commission électorale.

Avec AFP

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Environ 1,5 million de Malgaches ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence

Un membre de l'ONG Action Contre la Faim donne de l'eau potable à un nourrisson lors d'une séance de dépistage de la malnutrition dans la commune d'Ifotaka, dans le sud de Madagascar, le 14 décembre 2018.

L'argile blanche. Dans le sud de Madagascar, ravagé cette année par la sécheresse, elle aide depuis des mois à affronter la famine.

"On l'appelle la terre de survie, car elle permet de faire passer dans la bouche le goût acide du tamarin qui nous sert à tromper la faim", explique à l'AFP l'agriculteur Doday Fandilava Noelisona, 35 ans, dans le village de Fenoaivo.

"L'heure n'est plus à la recherche de nourriture qui fait vivre, mais aux moyens de remplir le ventre vide pour survivre", dit ce père de six enfants devant ses voisins, après plus d'un an sans pluie.

L'aliment principal dans la région aride est le fruit de cactus. Les villages sont entourés d'alignements qui servent à la fois de clôture et de garde-manger, en cas de nécessité. Mais même le cactus souffre maintenant du manque d'eau et ne donne plus de fruit. Sa peau flétrie, fait rarissime, témoigne de la difficulté extrême.

Dans ce village, la plus grande crainte est la réédition de la terrible sécheresse qui avait fait des centaines de morts dans les années 1990.

"On appelle cette époque l'ère des squelettes éparpillés, car on en voyait partout, sur les routes. Les gens n'avaient plus la force d'enterrer les dépouilles de leurs frères et sœurs", se souvient Avianay Idamy, 42 ans, père de neuf enfants.

Ventres gonflés

"Pour que ce malheur ne s'abatte pas sur moi et ma famille, je fais du charbon et je coupe du bois, je le vends pour acheter à manger", explique-t-il.

"Mon choix n'est pas le plus judicieux", pour l'environnement, "mais cela me permet de vivre. Normalement je cultive les terrains alluviaux sur les berges des fleuves, mais il n'y a pas de pluie et rien ne pousse", se justifie-t-il.

"J'ai aussi investi mes économies dans l'élevage, pour nous une réserve à vendre en cas de besoin, mais les bandits nous ont tout pris aussi cette année, même nos ustensiles de cuisine", poursuit-il.

Il vend ses charbons 30 centimes le sac, ce qui permet à sa famille de manger du manioc une fois par jour. Alors, comme ses voisins, ils mangent argile et tamarin. Et pour trouver la force de travailler, il se concocte une infusion énergisante d'écorce d'arbre.

En septembre, neuf personnes ont été déclarées mortes de la famine, à Ankilomarovahetsy, à une dizaine de km. "Huit enfants et une mère", précise Rafanampy, sans nom de famille, à 65 ans le doyen de ce hameau.

Samba Vaha, 26 ans, a perdu son garçon d'un an, Manovondahy. "Mon fils est mort après deux jours de maladie, je n'ai pas pu l'emmener voir un médecin".

Les enfants sont les premières victimes, supportant mal l'argile mélangée au tamarin, "qui cause des gonflements de ventre", explique Théodore Mbainaissem, chef local du Programme alimentaire mondial (PAM).

La moitié de la population du sud du pays, soit 1,5 million de personnes, a actuellement besoin d'une aide alimentaire d'urgence, selon le PAM. Ce qui nécessiterait 31 millions d'euros à débloquer d'urgence.

Climat

A quelques kilomètres, à Beraketa, l'ONG Action contre la faim (ACF) s'est installée, en coordination avec le PAM.

"Ici la malnutrition infantile est cyclique. Cette année la soudure a commencé plus tôt", dès octobre au lieu de janvier, note Annick Rakotoanosy, responsable nutrition d'ACF, en référence à la période entre la fin des réserves de la récolte précédente et les nouvelles récoltes.

Une cinquantaine d'enfants sévèrement malnutris --ventres gonflés et jambes maigres-- et une centaine d'autres malades y sont pris en charge une fois par semaine. Ils risquent la mort, "surtout si la malnutrition est accompagnée de complications, diarrhées, infections respiratoires ou paludisme".

La sècheresse est aggravée par le changement climatique. "Trois ans dans certaines localités, deux dans d'autres, qu'il n'y a pas de pluie", souligne le responsable du PAM.

L'insécurité, les vols de bétail aggravent la misère et compliquent les interventions humanitaires. "Tout le nord d'Amboasary, par exemple, en sont privées", dit-il.

Le gouvernement a déjà déployé l'armée pour distribuer vivres et premiers soins. Et le président Andry Rajoelina est venu début octobre, son épouse et son fils aîné distribuant des rations dans des villages.

Sans assistance alimentaire d'urgence, "on frôle la catastrophe, car maintenant, même les tamarins commencent à se raréfier", note M. Mbainaissem.

Suspendu 5 ans, le président de la CAF saisit le tribunal des sports

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors January 21, 2020 lors d'une rencontre au Caire, Egypte, le 21 janvier 2020.

Le président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad, suspendu pour cinq ans par la Fifa pour plusieurs manquements éthiques dont des détournements de fonds, a annoncé mercredi qu'il allait saisir le Tribunal arbitral du sport.

"La décision n'a pas été rendue de façon juste et impartiale", assure sur son compte Twitter le dirigeant malgache de 60 ans, qui comptait briguer un deuxième mandat à la tête du football africain lors d'un scrutin prévu le 12 mars 2021.

L'appel déposé devant la juridiction sportive "sera assorti d'une demande d'effet suspensif" de la décision de la Fifa, afin de permettre à Ahmad Ahmad "de mener campagne en vue de sa réélection", ajoute un communiqué de son équipe.

Dans un communiqué publié lundi, la commission d'éthique de la Fifa a estimé que le dirigeant "avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d'autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF".

Elle lui a donc interdit pour cinq ans "toute activité relative au football", nationale et internationale, et l'a condamné à 200.000 francs suisses (185.000 euros) d'amende.

Mais Ahmad Ahmad déplore "des fuites" dans la presse "d'informations relatives à la procédure en cours" et fait état de "rumeurs" concernant "une possible implication de la Fifa dans le travail de la commission d'éthique", censée être indépendante.

Il affirme que la justice interne de l'instance "s'est empressée de rendre dans l'urgence une décision immédiatement exécutoire, sans communiquer les motifs de sa sentence", dans le but de lui barrer la route de la réélection.

La Fifa, qui publiera sa décision détaillée dans les 60 jours, a pour l'heure indiqué que l'enquête avait "porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l'organisation et le financement d'un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l'entreprise d'équipement sportif Tactical Steel et d'autres activités".

Cette procédure disciplinaire recoupe donc en partie l'enquête pénale ouverte en mai 2019 à Marseille, notamment pour corruption, qui avait valu au dirigeant d'être interpellé et placé en garde à vue avant de ressortir sans poursuites.

Dans ce dossier, la CAF avait dans un premier temps signé avec Puma fin 2017 pour la fourniture d'équipements habillant les 580 bénévoles du Championnat d'Afrique des nations, mais avait rompu cet accord au profit de la PME française Tactical Steel, pour un montant supérieur au contrat initial.

L'intérim à la tête du football africain est assuré par son vice-président congolais Constant Omari, qui avait pris les rênes de l'instance depuis la mi-novembre pendant qu'Ahmad Ahmad récupérait du coronavirus.

CAF: la commission d'éthique de la Fifa suspend Ahmad Ahmad

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Minute Eco: Antananarivo obtient 14,52 millions d’euros de prêt de la BAD

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Le président de la CAF Ahmad Ahmad atteint du coronavirus

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, lors d'une conférence de presse à Accra , Ghana, le 30 novembre 2018.

Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF), a annoncé vendredi sur Twitter être atteint du Covid-19.

"Ce matin, j’ai été testé positif #COVID19. J’ai de légers symptômes, mais je vais bien. Toutes les personnes côtoyées ont été prévenues. Pour l’instant à l’isolement et pour au moins 14 jours. Prenez soin de vous et des votres", a tweeté le responsable.

Jeudi, la confédération annonçait le report sine die de la demi-finale retour ainsi que la finale de la Ligue des champions d'Afrique, prévue le 6 novembre après avoir déjà été repoussée. De nombreux joueurs, en particulier du club marocain Raja Casablanca, avaient été contaminés.

Parallèlement, M. Ahmad, personnalité controversée, accusée de corruption et de harcèlement, a annoncé mercredi qu'il allait briguer un deuxième mandat à la tête de l'instance africaine, malgré des critiques notamment sur sa gestion financière.

La CAF doit tenir le 12 mars 2021 son Assemblée générale élective chargée de désigner un président.

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