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Mali

Plusieurs blessés suite à l'attaque de la base militaire française à Gao

Des soldats français font exploser des mines terrestres sur le site où un kamikaze a commis un attentat, dans le nord de Gao, sur la route de Gourem, le 10 février 2013.

Un véhicule-suicide a explosé lundi à l'entrée de la vaste base française de Gao, dans le nord-est du Mali, faisant plusieurs blessés militaires et civils, selon les autorités des armées concernées.

"L'attaque a été menée par un véhicule-suicide à 15h45 (locales et GMT) à l'entrée de la partie française du camp de Gao", partagé entre la force française antijihadiste Barkhane, la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (FAMa), a précisé mardi à l'AFP le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Frédéric Barbry.

"Deux militaires estoniens et un militaire français, blessés, demeurent hospitalisés" sur la base de Gao mais "leur état n'inspire pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. Le précédent bilan donné côté français lundi soir faisait état de "trois blessés français et estoniens", sans plus de précision.

Le ministère estonien de La Défense a quant à lui parlé de cinq soldats estoniens blessés.

Une cinquantaine de militaires estoniens assurent à Gao des missions de patrouille et de protection des installations de l'opération Barkhane, qui mobilise 4.500 Français au Sahel et dont la principale emprise militaire au Mali est située à Gao.

Deux civils maliens ont également été blessés dans l'attaque, selon l'état-major français.

A Bamako, une source sécuritaire malienne avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'attaque avait fait "plusieurs blessés dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans". L'explosion a "soufflé des portes et des fenêtres", selon cette source.

"Deux personnes étaient à bord du véhicule-suicide qui arborait les couleurs de la Minusma", a précisé mardi le porte-parole de l'état-major français, confirmant partiellement des informations de source sécuritaire malienne, selon lesquelles "il y avait au moins trois kamikazes dans le véhicule piégé" qui était "peint aux couleurs des véhicules de l'ONU".

L'un des assaillants, vêtu d'un uniforme rappelant celui des forces armées maliennes, "a été neutralisé par les gardes après être sorti du véhicule armé et faisant des gestes agressifs", selon le colonel Barbry. Le second individu est mort dans l'explosion de la voiture piégée.

Selon l'état-major français, le véhicule s'est d'abord présenté à l'entrée du camp des FAMa, devant lequel se trouvait une longue file de voitures. Les attaquants se sont alors rabattus sur la porte principale de la base côté français.

Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils.

En avril 2018, des jihadistes avaient tenté de prendre le contrôle du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali: un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d'un assaut d'environ quatre heures.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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Adoptions au Mali: la plainte pour "escroquerie" de neuf Français classée sans suite

Des enfants derrière une barrière de police à l'extérieur de l'hôtel Radisson à Bamako, le 21 novembre 2015. (AP Photo/Jerome Delay)

La plainte déposée pour "escroquerie" et "abus de confiance" par neuf Français estimant que leur adoption au Mali s'était faite dans des conditions frauduleuses a été classée sans suite, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris.

Cette plainte visait une association d'aide à l'adoption, Le Rayon de soleil de l'enfant étranger (RSEE), et une ancienne responsable locale, Danielle B., pour des faits qui se seraient produits entre 1989 et 1996, concernant des enfants nés au Mali entre 1984 et 1993.

Les faits qualifiés d'"escroquerie" étaient prescrits et ceux qualifiés de "recel d'escroquerie" et d'"abus de confiance" n'étaient "pas suffisamment caractérisés", a précisé le parquet.

Les avocats des plaignants, Me Noémie Saidi-Cottier et Me Joseph Breham, considéraient que l'association et l'ancienne responsable avaient "dupé les parents biologiques maliens (...) et les parents adoptifs français".

Ils pointent "un ensemble de manœuvres ayant convaincu les premiers de signer un acte valant décharge définitive de leur autorité parentale sur leur enfant et les seconds de régler des frais d'adoption pour un enfant qu’ils pensaient adopter légalement en France".

Selon eux, ceci permettait le prononcé par les tribunaux français d'adoptions plénières alors même que, selon les plaignants, des juridictions maliennes n'avaient autorisé que des adoptions temporaires, conformément à une disposition prévue dans la loi malienne sous le nom "d'adoption-protection".

Les parents biologiques pensaient donc que ces adoptions ne dureraient que le temps des études de leurs enfants et que ceux-ci reviendraient par la suite.

Au bout de quelques mois ou années, selon la plainte, ils perdaient tout contact avec leur enfant.

Dans d'autres cas, l'enfant était directement présenté comme abandonné à la justice malienne, qui prononçait leur adoption pleine, confirmée ensuite par la justice française.

Des soupçons autour de cette association, d'une autre de ses antennes locales et d'ex-collaborateurs de Danielle B. avaient déjà été relayés par des médias maliens dans les années 90.

Dans un communiqué publié sur son site internet, RSEE avait indiqué "réfute(r) toute participation (...) à un trafic d'être humain" et disait "se réserve(r) le droit d'intenter toute action afin de préserver ses droits et ceux de ses membres".

L'insécurité engendre un afflux de déplacés internes maliens vers les centres urbains

Des véhicules de l'armée malienne lors d’une opération de coordination tactique 'Hawbi' au centre du Mali, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso et le Niger, 1er novembre 2017. AFP PHOTO / Daphné BENOIT

Les attaques meurtrières simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés contre quatre villages de la commune de Bankass, dans le centre du Mali, ont engendré des déplacements massifs des populations des villages environnants vers les villes.

Le 1er Juillet, aux environs de 16 heures, les villages de Gouari, Djimdo, Dialakanda, Pangadougou ont été attaqués, faisant un bilan total de 36 morts et de 5 blessés.

Selon les explications de Mr. Allaye Guindo, maire de la commune de Bankass, les populations des villages environnants, prises de panique, se déplacent actuellement par centaines de milliers vers les lieux un peu mieux sécurisés, et malgré la présence de l’armée malienne.

Une situation déplorable en ces débuts de l’hivernage, compliquant le lancement de la campagne agricole pour cette année dans ces zones.

Les rescapés de cette attaque sont exposés à une crise alimentaire, à laquelle vient s’ajouter la pandémie du nouveau coronavirus.

Lors d’une conférence de presse samedi dernier à la Maison des jeunes de Bamako, la capitale malienne, des associations et mouvements des ressortissants du pays Dogon ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un manque de volonté de l’État malien de résoudre la crise du centre du Mali.

Désespéré et sans le sou, le maire de la commune de Bankass lance un appel d’urgence aux autorités maliennes et aux partenaires pour qu’ils viennent en aide à cette localité.

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