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Philadelphie lance Hillary Clinton vers la Maison Blanche

La candidate Hillary Clinton lors d'une primaire en Californie, à New York, le 7 juin 2016

Huit ans après sa défaite contre Barack Obama, Hillary Clinton a été officiellement désignée mardi à Philadelphie candidate des démocrates à la Maison Blanche, une première pour une femme dans l'histoire américaine.

La valeur historique de cette désignation faisait presque passer au second plan un autre fait remarquable: celle qui entend devenir la 45e présidente des Etats-Unis est mariée au 42e, Bill Clinton.

Dans un renversement des rôles, l'éventuel "First Gentleman" est venu à la tribune de la convention d'investiture, devant des milliers de délégués et d'invités démocrates dans la salle de basket de Philadelphie, pour témoigner de son admiration pour celle qu'il épousa en 1975.

"Au printemps 1971, j'ai rencontré une fille", a dit Bill Clinton en introduction d'un discours-fleuve de trois quarts d'heure retraçant leur rencontre sur le campus de Yale, la naissance de leur fille Chelsea, les engagements de la première heure d'Hillary, leurs campagnes électorales...

"La vie dans le monde réel est complexe, mais le vrai changement est une chose difficile à accomplir", a déclaré Bill Clinton, qui n'a critiqué Donald Trump que par quelques allusions indirectes. "Cette femme n'a jamais été satisfaite du statu quo, dans quoi que ce soit. Elle a toujours voulu faire progresser les choses. Elle est comme ça".

Intervenant en fin de soirée par vidéo depuis New York, la candidate fraîchement désignée a salué les délégués, et conclu par un clin d'oeil féministe:

"Si des petites filles sont restées debout ce soir pour regarder, je voudrais leur dire que je deviendrais peut-être la première femme présidente, mais que l'une d'entre vous sera la prochaine", a-t-elle lancé, entourée d'enfants, dans une mise en scène impeccable.

Acclamation

La grand-messe démocrate a retrouvé un semblant d'unité mardi, après une première journée chahuté par la démonstration de force et les huées de partisans de Bernie Sanders.

Ces délégués n'ont pas perturbé le vote formel de désignation d'Hillary Clinton. Respectant le folklore des conventions, chacune des 57 délégations a annoncé au micro le résultat de leurs primaires, une procédure conclue symboliquement par le sénateur du Vermont.

"Je demande que la convention suspende la procédure, que le décompte des voix soit enregistré et qu'Hillary Clintonsoit désignée candidate du parti démocrate pour la présidence des Etats-Unis", a-t-il lancé, après être descendu dans la salle.

Une poignée de délégués pro-Sanders ont manifesté leur désaccord mais ont été complètement noyés dans le rugissement qui a suivi ce vote par acclamation.

"Hillary Clinton sera une présidente exceptionnelle et je suis fier d'être à ses côtés ce soir", avait dit Bernie Sanders la veille, se faisant huer par certains de ses partisans.

"C'est historique", a confié à l'AFP, très émue, Tammy Baldwin, sénatrice du Wisconsin, qu fut elle-même pionnière en devant la première femme ouvertement lesbienne à être élue au Sénat en 2012. "Je n'ai pas encore pris la pleine mesure de l'événement".

"Hillary" acceptera formellement cette investiture jeudi soir en clôture de la convention, avant de repartir en campagne le lendemain avec son colistier Tim Kaine.

Mercredi, Barack Obama apportera son soutien en personne à Philadelphie.

Contraste avec Trump

Depuis la fin de la convention républicaine jeudi à Cleveland, la stratégie des démocrates consiste à mettre en avant une Amérique porteuse d'espoirs et qui avance, pour mieux marquer le contraste avec la vision anxiogène du candidat républicain, Donald Trump.

Contre la violence par armes à feu, celles que l'on appelle "les mères du mouvement", qui ont perdu des enfants tués par balles, ont été invitées à prendre la parole, notamment la mère de l'adolescent noir Trayvon Martin, dont la mort avait choqué l'Amérique en 2012.

"En mémoire de nos enfants, nous vous implorons d'aller voter" en novembre, a déclaré Sybrina Fulton. "Hillary est une mère qui peut assurer le succès de notre mouvement".

De nombreuses femmes célèbres, comme la star de la série "Girls" Lena Dunham et l'actrice Meryl Streep, ont loué l'activisme d'Hillary Clinton pour l'égalité entre hommes et femmes.

Un best-of de citations sexistes de Donald Trump a été diffusé à l'écran, rappelant notamment que le milliardaire avait estimé que la grossesse d'une employée était toujours un "désagrément" pour un employeur.

"M. Trump, en novembre les femmes seront plus qu'un désagrément", a dit Cecile Richards, présidente du réseau de planning familial Planned Parenthood. "Les femme seront la raison pour laquelle vous n'avez pas été élu président".

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

Deux policiers ont été blessés à Louisville dans le Kentucky

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Sanctions américaines contre des proches de Vladimir Poutine

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Deux policiers blessés par balle à Louisville dans l'État du Kentucky

La police et les manifestants convergent lors d'une manifestation, le mercredi 23 septembre 2020, à Louisville, Kentucky. (AP Photo/John Minchillo)

Deux policiers ont été blessés par balle et un suspect a été interpellé dans la ville américaine de Louisville, où se déroulait mercredi soir une manifestation antiraciste liée à la mort de l'Afro-Américaine Breonna Taylor en mars, a indiqué la police.

"Deux agents de police ont été blessés par balle. Ils sont en train d'être soignés à l'hôpital University", a précisé le chef par intérim de la police de Louisville, Robert Schroeder, lors d'une conférence de presse, ajoutant que leur état était stable et que leur vie n'était a priori pas menacée.

Les noms des agents ou du suspect n'ont pas été communiqués.

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