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Hillary Clinton désignée candidate démocrate à la Maison Blanche

Le candidat présidentiel démocrate Hillary Clinton en image sur un grand écran pour remercier les délégués au cours de la deuxième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, le 26 Juillet, 2016.

Hillary Clinton, 68 ans, a été officiellement désignée mardi à Philadelphie candidate des démocrates à la Maison Blanche, une grande première pour une femme dans l'histoire politique américaine.

Dans un climat d'unité retrouvée après une première journée de convention chaotique, l'ancienne Première dame et ancienne chef de la diplomatie américaine a décroché l'investiture de son parti après une première tentative infructueuse il y a 8 ans face à Barack Obama.

"Hillary" acceptera formellement sa nomination jeudi soir en clôture de la convention démocrate, avant de repartir en campagne dès le lendemain avec son colistier Tim Kaine pour espérer l'emporter le 8 novembre face au républicain Donald Trump.

Dans une atsmosphère nettement plus consensuelle que la vielle, où nombre de délégués pro Bernie Sanders avaient manifesté leur mécontentement, et conformément au résultat des primaires, elle a recueilli le soutien de la majorité des délégués, franchissant le cap des 2.382 voix nécessaires.

C'est l'Etat du Dakota du Sud qui a symboliquement apporté les voix nécessaires au moment-clé.

"Ce que nous devons faire, au risque sinon de le regretter pour toujours, est battre Donald Trump et élire Hillary Clinton", avait affirmé mardi matin Bernie Sanders, pour tenter de rassembler la famille démocrate après une campagne parfois amère.

- 'Une présidente exceptionnelle' -

La veille, il avait clairement opté pour le rassemblement dans un discours prononcé dans une salle chauffée à bloc par le discours de la Première dame, Michelle Obama, qui a enthousiasmé les quelque 5.000 délégués rassemblés à "Philly".

"Hillary Clinton sera une présidente exceptionnelle et je suis fier d'être à ses côtés ce soir", a-t-il déclaré, énumérant leurs points communs, du salaire minimum au droit à l'avortement et au changement climatique.

"Laissons-les exprimer leur frustration pendant un temps. Cela va aller", commentait, en vieux routier de la politique et des joutes électorales, le vice-président Joe Biden, présent à Philadelphie mardi.

Qu'ils soient prêts à voter "Hillary" ou non, cette soirée fut, pour nombre de ceux qui ont pris partie pour la "révolution politique" promise avec fougue par l'infatigable septuagénaire, un crève-coeur.

"Je ne pouvais m'arrêter de pleurer. J'ai eu le sentiment qu'une aventure historique venait de s'achever et que je ne la revivrais peut-être jamais", expliquait à l'AFP Donna Smith, directrice exécutive du mouvement Progressive Democrats of America.

Mardi soir, il appartiendra à Bill Clinton, peu apprécié de l'aile gauche du parti, de trouver le ton juste.

Fin politique, orateur de talent, même s'il a perdu de son charisme légendaire ces dernières années, l'ancien locataire de la Maison Blanche (1993 à 2001) a l'occasion de briller de nouveau en pleine lumière.

Selon un responsable de la campagne, il devait insister sur les combats successifs de sa femme, ex-sénatrice, ex-secrétaire d'Etat, personnalité "du changement".

Il y a quatre ans, lors de la précédente convention démocrate, il avait donné un coup de pouce précieux à Barack Obama alors en quête d'un second mandat, galvanisant les foules.

M. Obama avait salué la performance et son sens de la pédagogie, soulignant peu après qu'il rêvait de créer pour l'ex-président un poste de "ministre qui explique les trucs".

Depuis la fin de la convention républicaine jeudi à Cleveland, la stratégie des démocrates consiste à mettre en avant une Amérique porteuse d'espoirs et qui avance, pour mieux marquer le contraste avec la vision sombre mise en avant par le clan Trump.

"Ne laissez personne vous dire que ce pays n'est pas formidable, que quelqu'un doit lui rendre sa grandeur", a lancé Michelle Obama à la tribune.

Barack Obama, qui a déjà participé à une réunion de campagne commune avec la candidate début juillet, devait s'exprimer mercredi soir à Philadelphie.

Avec AFP

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Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

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Le président Donald Trump et son challenger Joe Biden ont croisé le fer à Nashville

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Dernier débat entre Trump et Biden: pas de vainqueur ni de vaincu

Le président américain Donald Trump et l'ancien vice-président Joe Biden lors du débat présidentiel final au Curb Event Center de l'Université Belmont à Nashville, Tennessee, États-Unis, le 22 octobre

Le président américain Donald Trump, candidat du parti républicain et son challenger démocrate, l'ancien vice-président Joe Biden, ont engagé lors d'un débat animé jeudi soir, avant l'élection présidentielle du 3 novembre, présentant à la nation des points de vue très divergents.

Pendant 90 minutes, les deux adversaires ont défendu chacun ses positions et attaqué celle de l'autre sur les grandes thématiques du jour. Entre autres: la gestion de la crise du coronavirus, l'assurance santé, l'immigration, les inégalités économiques, la criminalité, et les tensions raciales, ainsi que le changement climatique.

En fin de compte, le président Trump a déclaré qu'il méritait un deuxième mandat à la Maison Blanche parce que lui seul est capable de relancer la plus grande économie du monde. Par contre, a-t-il ajouté, si Joe Biden gagne, le pays connaitra "une dépression comme personne n'en a jamais vu."

Pour sa part l'ancien vice-président Biden, un incontournable de la scène politique américaine pendant près d'un demi-siècle, a assailli à plusieurs reprises l'administration Trump comme étant malavisée, indifférente et chaotique. Il a promis de réunifier le pays.

"Nous allons avoir la science plutôt que la fiction et l’espoir plutôt que la peur", a déclaré Joe Biden. "Cette élection porte sur la décence, l’honneur, le respect et le traitement des personnes avec dignité. Vous n’avez pas obtenu cela ces quatre dernières années."

Bien que les deux candidats aient marqué des points importants lors de ce dernier débat, aucun ne semblait avoir pris le dessus ou avoir porté un coup révélateur qui pourrait immédiatement modifier le cours de la campagne.

Plus civil, moins rancunier

Même avec des attaques pointues l'un contre l'autre, leur deuxième et dernier débat, 12 jours avant les élections, a été plus civil et moins rancunier que la première fois qu'ils se sont affrontés fin septembre. La modératrice du débat, la correspondante de NBC News à la Maison Blanche, Kristen Welker, a gardé la discussion sous contrôle.

Les deux candidats, tous deux âgés de plus de 70 ans, se sont interrompus mutuellement, mais pas autant qu'il y a trois semaines.

Les enjeux du dernier débat Trump-Biden
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Entre temps, plus de 47 millions d'Américains ont déjà voté tôt par courrier ou en personne.

Lors du débat présidentiel du 22 octobre 2020 à Nashville, dans le Tennessee.
Lors du débat présidentiel du 22 octobre 2020 à Nashville, dans le Tennessee.

Article traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original: "Trump, Biden Engage in Spirited Last Debate Before Election"

Dernier débat plutôt respectueux entre Trump et Biden

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