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Paul Biya estime que seule la "défaite définitive" de Boko Haram mettra fin au combat


Le président du Cameroun Paul Biya, 11 ocotbre 2004.

Le président camerounais a, lors d'une cérémonie d'hommage à quatre officiers morts dans un accident d'hélicoptère, soutenu que la "tristesse" occasionnée par la mort de ces militaires "doit renforcer notre détermination à poursuivre le combat contre un ennemi impitoyable et sans scrupule".

Le président camerounais a assuré vendredi que la guerre que son pays mène contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram ne s'achèvera que par la "défaite définitive" des jihadistes, lors d'une cérémonie d'hommage à quatre officiers morts dans un accident d'hélicoptère.

Le "combat (contre Boko Haram) ne se terminera que par sa défaite définitive", a déclaré M. Biya qui prenait part pour la première fois à Yaoundé à une cérémonie d'hommage aux militaires morts, dont le général Jacob Kodji, dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

La "tristesse" occasionnée par la mort de ces militaires "doit renforcer notre détermination à poursuivre le combat contre un ennemi impitoyable et sans scrupule", a plaidé M. Biya lors de cette cérémonie retransmise en direct à la radio et à la télévision d'Etat.

"Boko Haram est terminé, dans le cas contraire il est très affaibli", avait estimé jeudi soir le président tchadien Idriss Déby Itno, dont le pays, tout comme le Cameroun, participe à la guerre contre Boko Haram, en même temps que le Nigeria et le Niger.

"En plus des efforts faits par notre armée, la force mixte (composée du Tchad, du Niger, Nigeria et du Cameroun) a réduit la capacité de nuisance de Boko Haram", a-t-il ajouté M. Déby.

Le 22 janvier, les quatre officiers de l'armée camerounaise avaient trouvé la mort dans un crash d'hélicoptère alors qu'ils revenaient d'une opération de reconnaissance aérienne dans la zone de Waza (extrême-nord du Cameroun), une réserve susceptible d'être utilisée comme base de repli par les islamistes nigérians.

Commandant de l'opération Emergence IV dédiée à la lutte contre Boko Haram, Jacob Kodji "avait su donner une réponse appropriée aux agissements de cette organisation barbare", a notamment déclaré M. Biya. Selon lui, l'action du défunt général a permis de sécuriser la frontière avec le Nigeria, d'assurer une "synergie entre les forces engagées dans le combat contre Boko Haram" et de "réduire de façon significative les attentats et les prises d'otages".

Depuis juillet 2015, l'extrême-nord du Cameroun est la cible d'attentats-suicides attribués à Boko Haram. Plusieurs occidentaux ont été enlevés dans la région avant d'être relâchés après des mois de captivité. Si les autorités camerounaises assurent que Boko Haram est affaibli, elles estiment que la lutte doit se poursuivre sans relâche.

Avec AFP

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