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Passage obligé, Barack Obama veut faire rire une dernière fois Washington DC

Barack Obama est en plein fou rire avec le ministre israélien Benjamin Netanyahu en mars 2013.

Une fois par an, le temps d'une soirée à laquelle il ne peut échapper, le président des Etats-Unis se voit assigner un rôle singulier, celui de faire rire Washington.

Lorsqu'il montera à la tribune samedi soir lors du dîner de l'Association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA) Barack Obama s'essaiera à l'exercice, pour la huitième et dernière fois.

Pour ce rendez-vous devenu incontournable au fil des décennies, le commandant en chef doit trouver le ton juste, soigner la diction, travailler ses effets.

Mais d'autres que lui travaillent, depuis des semaines, sur ce texte dont les flops et les audaces seront disséqués sans fin par le tout-Washington.

Un discours scrupuleusement travaillé

"C'est l'un des discours les plus difficiles de l'année", explique à l'AFP Cody Keenan, 35 ans, qui dirige l'équipe des auteurs des discours ("speechwriters") de la Maison Blanche.

"A part le discours sur l'état de l'Union (prononcé face au Congrès réuni au grand complet), c'est celui sur lequel on commence à travailler le plus tôt et sur lequel l'équipe est la plus importante", raconte-t-il.

"Les blagues, c'est toujours angoissant", explique Tyler Lechtenberg, 34 ans, en charge du texte cette année. "Si l'une d'elles tombe à plat, vous le prenez très vite personnellement".

L'équipe ébauche une liste de sujets, la fait circuler, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Maison Blanche, en particulier à d'anciens conseillers: Jon Favreau, Jon Lovett, Dan Pfeiffer ou encore David Axelrod.

"Au démarrage, toutes les idées sont de bonnes idées", raconte Tyler Lechtenberg. Il faut ensuite trancher.

"On arrive à une centaine de blagues et il faut garder les 20 meilleures", détaille Cody Keenan. "Il faut avoir le cuir épais car la plupart des blagues que vous avez proposées vont passer à la trappe".

Tout est affaire de dosage. Quelques piques pour ses adversaires politiques. Quelques-unes pour les correspondants de la Maison Blanche, qui organisent la soirée et choisissent les invités.

Mais il faut aussi savoir faire rire à ses dépens, et Obama, très à l'aise, joue cette partition avec un plaisir évident. "C'est essentiel", souligne Cody Keenan. "Si vous montez sur scène simplement pour étriper les autres, ça ne fonctionne pas".

Autre président doué pour ce numéro singulier: Bill Clinton. "Je ne suis pas en si mauvaise posture que cela. Après ses 100 premiers jours en fonction, Henry Harrison (9e président des Etats-Unis) était déjà mort depuis 68 jours", lançait-il en 1993, au plus bas dans les sondages quelques mois après son arrivée au pouvoir.

Le Donald, cible de choix

Lors de cette soirée retransmise en direct, jusqu'où aller ? Barack Obama veille à ne pas blesser, assure Cody Keenan: "Il lui est arrivé de retirer des blagues qui étaient trop dures".

Un épisode, pourtant, a marqué les esprits.

En 2011, Donald Trump n'était pas encore candidat à la Maison Blanche mais avait déjà le goût de la lumière et des polémiques. Pendant des mois, l'homme d'affaires avait alimenté une campagne de rumeurs selon lesquelles le premier président noir des Etats-Unis ne serait pas né sur le territoire américain.

Exaspéré - "Nous n'avons pas de temps pour ce genre de bêtises" -, Obama convoque une conférence de presse pour publier son acte de naissance complet. Quelques jours plus tard, il profite de la présence de l'extravagant milliardaire lors du dîner WHCA, pour dire, avec une jubilation évidente, ce qu'il pense du personnage.

"Le Donald", s'amuse Barack Obama, "peut maintenant enfin s'intéresser aux vrais problèmes: avons-nous fait semblant d'envoyer un homme sur la Lune ? Que s'est-il passé à Roswell ?".

Trump, désormais en lice pour la Maison Blanche, assure depuis à qui veut l'entendre avoir passé une excellente soirée... Mais a cependant annoncé qu'il ne serait pas présent cette année, car il redoute que la presse, "malhonnête", en fasse un récit erroné.

Quelle est la contribution de Barack Obama dans le texte qu'il prononce lors de cette soirée de printemps ? Comme dans tous les discours, "il est très impliqué", assure Cody Keenan, évoquant de nombreux échanges dans la semaine qui précède.

De la diplomatie à la politique intérieure, des armes à feu au changement climatique en passant par le texte humoristique d'un soir, quelle impression cela fait-il d'être l'une des "plumes" du président des Etats-Unis ?

"C'est un peu effrayant d'essayer d'imaginer comment, après, je pourrais faire quelque chose d'aussi intense", répond Cody Keenan.

Avec AFP

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Barrage sur le Nil: une délégation soudanaise à Washington pour les négociations

Des ouvriers et des machines au barrage de la Renaissance d'Ethiopie dans le woreda de Guba, Ethiopie, le 26 septembre 2019. (REUTERS/Tiksa Negeri)

Le Soudan a envoyé mardi une délégation à Washington pour assister à des négociations avec l'Egypte et l'Ethiopie sur le projet contesté de méga-barrage éthiopien sur le Nil, selon le ministre soudanais de l'Irrigation.

Situé sur le Nil bleu, le Grand barrage de la renaissance (GERD) doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique mais la question de la redistribution des ressources du fleuve crée des tensions entre Addis Abeba, Khartoum et Le Caire.

Après neuf années de blocage dans les négociations, les Etats-Unis et la Banque mondiale parrainent depuis novembre 2019 des discussions visant à trouver un accord entre les trois pays.

Les 28 et 29 février doit se tenir une réunion tripartite pendant laquelle les trois pays se pencheront sur une proposition du Trésor américain visant à aplanir deux des principaux points de friction: le remplissage du réservoir et la mise en route du barrage.

Ce nouveau cycle de pourparlers vise à "régler des détails techniques simples mais importants", a précisé le ministre soudanais de l'Irrigation, Yasser Abbas, annonçant la visite à Washington de la délégation de son pays.

"90% des problèmes abordés ont déjà été résolus", a-t-il assuré, disant avoir reçu une "proposition d'accord".

Si l'Egypte --qui dépend très majoritairement du fleuve pour son approvisionnement en eau-- marque son opposition de manière virulente à ce projet, le Soudan le voit d'un bon oeil.

Khartoum espère que le GERD lui fournira de l'électricité et contribuera à réguler les crues du fleuve.

L'Ethiopie, quant à elle, considère ce barrage indispensable à son développement économique.

Le président américain boucle son voyage de deux jours en Inde

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Trump s'en prend à deux juges progressistes de la Cour suprême

Le président américain Donald Trump lors d'une table ronde à Roosevelt House, le mardi 25 février 2020, à New Delhi, en Inde. (Photo AP / Alex Brandon)

Donald Trump a reproché mardi à deux juges progressistes de la Cour suprême des Etats-Unis des prises de position "inappropriées" et les a appelées à se récuser dans les dossiers le concernant.

La plus haute juridiction américaine consacrera le 31 mars une audience aux déclarations d'impôts du président, qu'il refuse de rendre publiques.

A l'approche de cette audience très sensible politiquement, Donald Trump s'en est pris nommément aux juges Ruth Bader Ginsburg et Sonia Sotomayor.

Dans un tweet lundi, il a repris des accusations formulées par une commentatrice de la chaîne conservatrice Fox, selon laquelle Sonia Sotomayor a accusé ses cinq confrères conservateurs de la Cour suprême d'avoir "un préjugé en faveur de Trump".

"C'est terrible. Essaie-t-elle de leur faire honte pour qu'ils votent comme elle? Elle n'a jamais critiqué la juge Ginsburg quand elle m'a traité d'+imposteur+. Les deux devraient se récuser...", a-t-il écrit.

Mardi, lors d'une conférence de presse en Inde, il est revenu à la charge.

La juge Ginsburg "s'était déchaînée pendant la campagne (...) Elle a dit des choses très inappropriées", a-t-il dit.

Lors d'une interview en 2016, la doyenne de la Cour avait bien qualifié le candidat républicain d'"imposteur". Elle s'était ensuite excusée.

Donald Trump a reproché à Sonia Sotomayor des commentaires rédigés pour exprimer son désaccord avec ses collègues dans une décision prise à une courte majorité (les cinq conservateurs contre les quatre progressistes) en fin de semaine dernière.

"C'était très inapproprié, une déclaration terrible pour un juge de la Cour suprême", a-t-il assuré. "Je crois qu'elle essayait de faire honte à ceux qui pourraient avoir une opinion différente d'elle".

La magistrate explique dans ce document de sept pages son "inquiétude" face à la tendance croissante du gouvernement de faire appel à la Cour suprême en urgence, sans attendre que tous les échelons de l'appareil judiciaire se soient prononcés.

"Il est difficile de dire ce qui est le plus troublant: que le gouvernement ait recours à cette procédure extraordinaire de manière automatique, ou que la Cour lui accorde raison", a-t-elle notamment écrit.

Sur Twitter, Steve Vladeck, professeur de droit à l'université du Texas, a volé à son secours. La juge Sotomayor n'accuse pas ses confrères "d'être pro-Trump" et "elle a raison" d'écrire qu'ils "font peser la balance en faveur du gouvernement dans les recours d'urgence".

Selon une de ses études, le gouvernement de Donald Trump a introduit 20 recours d'urgence au cours de ses deux premières années et demi au pouvoir, contre huit par les administrations Bush et Obama au cours des seize années précédentes.

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