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Obama critiqué pour sa politique "par petites touches" face à l'EI

Le président américain Barack Obama, le 25 varil 2016, de retour de son voyage Outre-atlantique.

Aux Etats-Unis, les détracteurs de Barack Obama lui reprochent d'avoir tardé à réagir face à la montée en puissance des jihadistes de l'Etat Islamique, qui contrôlent des pans de territoire en Irak et en Syrie.

Lorsque Barack Obama quittera la Maison Blanche, cinq années se seront écoulées depuis le départ des derniers soldats américains d'Irak. Mais dans l'intervalle, la lutte antijihadiste l'a conduit à redéployer des hommes au Moyen-Orient, non sans s'attirer de vives critiques aux Etats-Unis.

Le président américain s'était fait élire sur la promesse de retirer les soldats d'Irak et d'Afghanistan. Lundi, il a annoncé que 250 militaires américains viendraient compléter les rangs de la cinquantaine de membres des forces spéciales entraînant des combattants locaux dans le nord de la Syrie pour lutter contre l'Etat islamique, porté au rang de "menace la plus urgente pour nos nations".

Ce chiffre s'ajoute au déploiement en Irak de 217 soldats supplémentaires, annoncé une semaine auparavant par le ministre de la Défense Ashton Carter.

Officiellement, 4.087 militaires américains se trouvent dans ce pays, mais dans les faits ils sont plus nombreux car les contingents se chevauchent en périodes de rotation.

John McCain, le principal détracteur du président

Le sénateur républicain John McCain, fervent critique de sa politique de défense, a ainsi dénoncé lundi les lacunes d'une stratégie "par petites touches".

"Le déploiement de 250 militaires américains supplémentaires en Syrie est un développement bienvenu, mais il n'a que trop tardé et en fin de compte n'est pas suffisant", a-t-il déclaré.

La mesure ne "réparera pas le tort causé en Syrie, que cette administration s'est contentée d'observer", a-t-il insisté. Plus de 270.000 personnes ont péri en un peu plus de cinq années d'un conflit extrêmement complexe en Syrie.

En Irak, le nombre de soldats reste bien en deçà des près de 160.000 militaires déployés au plus fort de l'intervention américaine. Mais leur présence vient contredire les promesses électorales du président Obama, qui n'a autorisé qu'une force de frappe aérienne contre l'EI.

Les avions de cette coalition internationale sont appuyés par des conseillers au sol qui travaillent avec les forces de sécurité irakiennes. En Syrie, le schéma est similaire, mais les conseils militaires sont dispensés à des rebelles syriens et aux forces kurdes combattant l'EI.

Loin des premières lignes

Les troupes américaines ne sont pas déployées en première ligne, selon les exigences de l'administration Obama, mais des soldats ont parfois été impliqués dans des combats et deux militaires américains ont péri en Irak.

Pour Patrick Skinner, un expert du groupe d'évaluation des risques Soufan, cette stratégie est vouée à l'échec compte-tenu du chaos qui règne en Syrie.

"Entraîner et conseiller des forces locales en pleine guerre civile n'a jamais, absolument jamais marché", assure-t-il à l'AFP.

"Cela n'a pas fonctionné lorsque nous avions des ressources illimitées et de l'argent en Irak et en Afghanistan. Maintenant nous allons tenter de faire ça au milieu d'une guerre civile ultra-violente, alors que nous n'avons même pas d'allié", s'étonne-t-il.

Mac Thornberry, républicain élu à la Chambre des représentants, aligne également les critiques, estimant que M. Obama a procédé à de trop petits pas et de façon trop graduelle.

"En faisant cela, vous donnez une chance à l'ennemi de s'adapter (...) cela rend difficile de l'emporter au final et démoralise vos alliés", regrette-t-il.

"Nous avons eu l'avantage ces dernières semaines" face aux jihadistes, a toutefois estimé le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, assurant qu'il veut "capitaliser sur cette réussite".

Outre les troupes supplémentaires en Irak, le ministre Ashton Carter a annoncé le déploiement d'hélicoptères Apache pour soutenir les forces irakiennes dans un éventuelle assaut pour reprendre Mossoul, la deuxième ville du pays.

Selon lui, le travail avec les forces locales est essentiel pour permettre aux avions de la coalition conduite par Washington de mieux identifier leurs cibles.

Près de 12.000 frappes aériennes ont été conduites par la coalition en Irak et en Syrie et les forces irakiennes ont remporté d'importantes victoires, comme la reprise de la ville de Ramadi, avec l'appui de ces frappes.

De nombreux détracteurs de Barack Obama ont réclamé que les Américains imposent une zone d'exclusion aérienne en Syrie, mais le président assure qu'une telle mesure, en plus d'être irréalisable, serait particulièrement coûteuse.

Avec AFP

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L'activité économique pourrait redémarrer en mai aux Etats-Unis

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin parle du coronavirus dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le jeudi 2 avril 2020, à Washington. (Photo AP / Alex Brandon)

Les entreprises américaines, contraintes d'arrêter leur activité dans un effort pour contenir la pandémie du coronavirus, pourraient "redémarrer" au mois de mai, a estimé jeudi le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

A la question d'un animateur de CNBC: "Pensez-vous que nous puissions reprendre une activité économique" le mois prochain ? Le ministre de Donald Trump a répondu: "Je le pense".

"A partir du moment où le président (Donald Trump) est à l'aise sur les questions de santé et que nous faisons tout ce qui est nécessaire pour que les entreprises américaines et les travailleurs américains puissent être ouverts aux affaires et qu'ils aient la liquidité dont ils ont besoin pour faire fonctionner leur entreprise", a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui brigue un second mandat, n'a pas caché sa volonté de redémarrer l'activité aussi vite que possible.

"Le président demande des conseils à tous, à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement", a déclaré jeudi à des journalistes le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow.

"Le président s'est entretenu avec ses conseillers économiques", a-t-il ajouté, soulignant qu'"il n'y a(vait) rien de formel".

Il a également émis l'idée, interrogé sur la chaîne Fox Business, de prendre en charge les investissements des entreprises américaines qui relocaliseraient leur activité de Chine vers les Etats-Unis.

De nombreux commerces, restaurants, petites entreprises ont dû arrêter net leur activité il y a près d'un mois, plongeant le pays dans une grave récession.

En trois semaines, 16,7 millions de personnes ont rempli un dossier de demande d'allocations chômage pour la première fois, du jamais-vu.

Plus tôt jeudi, le docteur Anthony Fauci --l'épidémiologiste en charge au niveau fédéral-- a apporté une lueur d'espoir en estimant que les Américains pourraient peut-être prendre des vacances d'été, mais sous conditions, alors que le pays espère atteindre dans les prochains jours le pic de la pandémie de Covid-19.

"Cela pourrait être au rendez-vous", a répondu dans un entretien sur CBS le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, représentant de la communauté scientifique dans le groupe de travail de la Maison Blanche qui conseille Donald Trump sur l'épidémie.

A l'approche du scrutin de novembre, le président américain espère une reprise alors que l'économie était, juste avant la pandémie, sa carte maîtresse pour la campagne.

Le coronavirus a affecté plus de 450.000 personnes et fait plus de 16.200 décès aux Etats-Unis, selon le comptage de Johns Hopkins University.

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Nouvel appel de l'ONU en faveur des femmes et des filles

Femmes et enfants séparant la terre du grain renversé par un camion dont le conducteur a perdu le contrôle, dans la forêt de Machinga au Malawi, 24 mai 2016. (AP Photo/Tsvangirayi Mukwazhi)

"Près de 60% des femmes dans le monde travaillent dans l'économie informelle, gagnant moins, épargnant moins, et font face à un plus grand risque de tomber dans la pauvreté" avec le Covid-19, a averti l'ONU, appelant à "les mettre au coeur" de la reconstruction des économies.

La pandémie "a des effets économiques et sociaux dévastateurs pour les femmes et les filles", souligne dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à l'occasion de la sortie d'un rapport soulignant que "des millions d'emplois de femmes ont disparu".

"Des adolescentes qui ne vont plus à l'école pourraient ne jamais y retourner", ajoute le chef des Nations Unies, craignant que "les progrès perdus ne mettent des années à revenir".

Antonio Guterres avait déjà lancé dimanche un appel aux gouvernements pour qu'ils protègent davantage les femmes et filles de la violence conjugale et familiale dans la période de confinement généralisé imposé par le Covid-19 à travers le monde.

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