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Les Etats-Unis ont accéléré leur coopération militaire avec le Golfe

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, Washington, 4 février 2015

Les Etats-Unis ont accéléré depuis un an leur coopération militaire avec les pays du Golfe inquiets de la menace iranienne, a indiqué à Ryad le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

"Depuis un an, nous avons fait d'important progrès" dans les différents domaines de coopération définis lors d'un sommet à Camp David (Etats-Unis) en mai 2015, a-t-il souligné.

M. Carter s'exprimait dans une conférence de presse après une réunion avec ses pairs du Golfe, et à la veille d'un sommet réunissant dans la capitale saoudienne le président américain Barack Obama et ses homologues des six pétromonarchies.

Les décisions de l'administration Obama, du refus d'intervenir en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad aux négociations sur le nucléaire avec l'Iran, grand rival chiite, ont ulcéré les pays sunnites du Golfe.

Mais l'accélération de la coopération militaire proposée il y a un an par Washington pour rassurer ces Etats face à la menace iranienne porte ses fruits, a expliqué le chef du Pentagone.

Ainsi, en ce qui concerne les ventes d'armes, les Etats-Unis ont donné depuis un an leur feu vert à "plus de 33 milliards de dollars" de ventes d'équipements militaires aux pays du Golfe, selon M. Carter.

Les patrouilles communes de navires de guerre se sont multipliées, comme les exercices militaires conjoints, a-t-il indiqué.

Et les deux parties travaillent sur un projet de défense aérienne et anti-missile commun pour les six pays du Golfe -Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Bahreïn, Oman-, a-t-il précisé.

Par ailleurs, les forces spéciales américaines et les forces spéciales de pays du Golfe "travaillent ensemble plus étroitement que jamais, y compris en zones de guerre", a ajouté le secrétaire à la Défense.

Selon un haut responsable américain de la Défense, les Etats-Unis vont aider les pays du Golfe à rendre interopérables certaines de leurs unités de forces spéciales. "Il y aura besoin de plus en plus de coopération avec des forces spéciales arabes dans la prochaine décennie".

Avec AFP

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En Caroline du Sud, l'électorat noir a le destin des candidats démocrates en main

La Caroline du Sud est le premier état où la communauté afro-américaine aura une influence décisive dans les primaires démocrates.

Will Jackson a suivi trois des candidats à l'investiture démocrate, mais il n'arrive pas à décider lequel sera capable de battre Donald Trump en novembre. Son vote samedi, comme celui de la communauté noire de Caroline du Sud, sera pourtant un tournant dans la course à la Maison Blanche.

"Mon principal objectif est de voter pour quelqu'un qui battra Trump", souvent perçu par les minorités comme un président raciste ayant libéré la parole des suprémacistes blancs, assure à l'AFP cet ancien combattant de 73 ans.

Après trois scrutins disputés dans des Etats majoritairement blancs (Iowa, New Hampshire) ou à forte minorité hispanique (Nevada), celui de Caroline du Sud est le premier où la communauté afro-américaine aura une influence décisive.

Dans cet Etat, 60% des Noirs votent démocrate et leur soutien est crucial pour devenir l'adversaire du milliardaire républicain à la présidentielle de novembre.

Casquette de l'armée vissée sur la tête, M. Jackson a successivement suivi Pete Buttigieg, premier homosexuel à avoir une réelle chance d'obtenir l'investiture, l'ancien vice-président Joe Biden lors d'une réunion à Georgetown, puis le milliardaire et philanthrope Tom Steyer à Myrtle Beach.

Mais il reste indécis, alors que le scrutin de Caroline du Sud pourrait en outre influencer les résultats du "Super mardi" le 3 mars, quand voteront 14 Etats dont plusieurs avec une démographie similaire.

La Caroline du Sud est "un bon baromètre du vote des électeurs noirs au niveau national", dit à l'AFP Robert Greene, professeur d'histoire à l'Université Claflin. Et historiquement, tous les vainqueurs de la primaire dans l'Etat ont emporté l'investiture, à une exception près en 2004.

- Un candidat qui a ses chances -

"Joe Biden serait un grand président et s'il gagne, cela lancera sa campagne", explique Will Jackson. L'ancien vice-président américain, très populaire parmi la minorité noire, compte sur le scrutin de samedi pour revenir dans la course après des débuts ratés.

Ancien numéro deux de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, Joe Biden s'est dit cette semaine sûr de sa victoire samedi grâce au soutien de cet électorat, son "pare-feu" comme le qualifie la presse locale.

"C'est la base de mon soutien, durant toute ma carrière. C'est l'une des raisons pour lesquelles Obama m'a choisi", a affirmé mardi M. Biden lors du dernier débat démocrate à Charleston.

A Georgetown, Ama Saran, retraitée d'une soixantaine d'années, fait la queue pour une réunion publique de M. Biden. Elle salue son "expérience" et voit en lui un "guerrier".

Les autres candidats "ont toute une palette de choses qu'ils espèrent faire, mais qui ne se concrétiseront probablement pas", explique-t-elle.

"Je veux soutenir quelqu'un qui sait ce dont a besoin ce pays et qui a déjà montré qu'il sait comment lui fournir", dit Mme Saran.

La question est de savoir si, à 77 ans et après de multiples gaffes depuis le début de la campagne, M. Biden reste un candidat qui a des chances d'être élu face à Donald Trump.

Pour Kendall Deas, professeur de sciences politiques à l'Université de Charleston, Joe Biden "est connu des électeurs afro-américains (de l'Etat) et cela aide" mais "ils l'ont aussi vu trébucher" lors des premiers scrutins alors qu'il était en tête des sondages nationaux.

Il est donc normal que ces électeurs "considèrent les autres options et regardent qui sont les autres candidats".

Bernie Sanders, qui fait désormais figure de grand favori malgré son étiquette "socialiste", attire les minorités en promettant un système de santé universel et gratuit.

Tom Steyer, qui finance sa campagne à coups de centaines de millions de dollars, veut lui indemniser les descendants d'esclaves.

La primaire de samedi est aussi cruciale pour Pete Buttigieg qui, à 38 ans, s'est fait critiquer pour sa gestion des problèmes raciaux à South Bend, ville moyenne de l'Indiana dont il a été maire de 2012 à 2020.

"Mayor Pete" a tenté de rassembler cette semaine en rencontrant le très respecté révérend Al Sharpton.

"Je suis conscient que je ne saurai jamais ce que ça fait de marcher dans la rue et de sentir les regards, d'être considéré dangereux à cause de ma couleur de peau", a-t-il déclaré. "Donc le mieux que je puisse faire est d'écouter ceux pour qui c'est le cas (...) et leur demander de construire une vision."

Bourse: le coronavirus fait perdre plus de 1.000 points au Dow Jones

Un écran affiche le Dow Jones Industrial Average après la cloche de clôture sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE) à New York, aux États-Unis, le 24 février 2020. (REUTERS/Brendan McDermid)

Wall Street a de nouveau lourdement chuté jeudi, le Dow Jones s'effondrant de plus de 1.000 points, dans un marché toujours affolé par la propagation du coronavirus dans le monde.

Selon des résultats provisoires à la clôture, le Dow Jones a dégringolé de 4,28% à 25.803,77 points et le Nasdaq a plongé de 4,39% à 8.586,42 points.

Un attentat serait en préparation contre un hôtel à Nairobi, selon les Etats-Unis

FILE - Heavy smoke rises from the Westgate Mall in Nairobi, Kenya, after multiple large blasts rocked the facility during an assault by security forces, Sept. 23, 2013, in response to a terrorist attack.

Le gouvernement des États-Unis a tiré la sonnette d'alarme jeudi sur la possibilité d'une attaque terroriste visant un hôtel à Nairobi, la capitale du Kenya.

Selon une déclaration de l'ambassade des États-Unis à Nairobi, "des groupes terroristes pourraient comploter une attaque contre un grand hôtel" dans la capitale.

L'ambassade n'a pas divulgué le nom de l'hôtel mais a déclaré qu'il s'agirait "d'un hôtel populaire auprès des touristes et des voyageurs d'affaires".

L'ambassade a par ailleurs exhorté touristes et hommes d'affaires à faire preuve de plus de vigilance, à planifier une évacuation d'urgence et à suivre de près la presse locale.

Al-Shabab, un groupe islamiste lié à la nébuleuse al-Qaida, a dans le passé mené une série d'attaques au Kenya.

En 2013 en effet, le groupe avait pris d'assaut un centre commercial haut de gamme à Nairobi. Le siège avait duré quatre jours et fait 67 morts. Moins de deux ans plust tard, des hommes armés d'Al-Shabab avaient également tué 148 personnes lors d'une attaque qui visait des chrétiens à l'Université de Garissa, dans le nord-est du pays.

L'attaque la plus meurtrière de l'histoire moderne du Kenya avait été menée par al-Qaida en 1998, lorsqu'une bombe avait explosé à l'ambassade des États-Unis.

En 2011, le Kenya a déployé des troupes dans la Somalie voisine, dont certaines parties sont contrôlées par al-Qaida, dans le cadre d'une campagne de maintien de la paix de l'Union africaine qui a permis de chasser al-Shabab de Mogadiscio, la capitale somalienne.

(Adapté de l'anglais par VOA Afrique)

Possible fin de la guerre en Afghanistan

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L'examen de la demande d'extradition de Julian Assange suspendue jusqu'à mai

Des partisans brandissent des pancartes et des banderoles lors d'une manifestation contre l'extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, devant le Belmarsh Magistrates Court à Londres, le lundi 24 février 2020. (AP)

La justice britannique a suspendu jeudi jusqu'au 18 mai l'examen de la demande d''extradition du fondateur de Wikileaks Julian Assange, réclamé par les Etats-Unis qui veulent le juger pour espionnage après la publication d'une masse de documents confidentiels.

Les audiences, qui ont commencé lundi et s'achèvent avec un jour d'avance sur le calendrier prévu, reprendront pour trois semaines à partir du 18 mai au tribunal de Woolwich (est de Londres) et la décision de la juge Vanessa Baraitser devrait être rendue à l'été.

L'Australien de 48 ans, qui comparaît dans un box vitré, et se plaint de ne pouvoir s'entretenir comme il l'entend avec ses avocats, s'est vu refuser jeudi de pouvoir prendre place à côté d'eux.

"Je ne peux pas leur donner de consignes", a déclaré jeudi Julian Assange.

"Il m'apparaît que vous n'avez aucun mal à attirer l'attention de vos avocats", a répliqué la magistrate, soulignant qu'il existait un éventail de possibilités, notes écrites et suspensions d'audience, qui pouvaient leur permettre de communiquer comme ils l'entendent.

Julian Assange est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque jusqu'à 175 ans de prison, en vertu des lois anti-espionnage de 1917 et pour piratage informatique.

Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains. De leur côté, les avocats d'Assange dénoncent une procédure politique fondée sur des "mensonges".

Pour statuer sur la demande d'extradition la justice britannique doit notamment s'assurer qu'elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l'Homme.

Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans passés reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

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