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Obama va se rendre à Flint, la ville à l'eau contaminée au plomb

Les habitants de Flint protestent toujours contre l'eau contaminée toujours présente dans leur réseau d'eau potable, 17 mars 2016

Les habitants de Flint, victime d'une eau empoisonnée, attendent avec impatience le président pour sa visite programme le 4 mai.

Le président des Etats-Unis Barack Obama se rendra la semaine prochaine à Flint, ville du Michigan (nord) secouée par un scandale sanitaire retentissant lié à la contamination de l'eau au plomb.

M. Obama se rendra le 4 mai dans cette ancienne cité industrielle économiquement sinistrée afin de recueillir "directement" les témoignages des habitants et faire le point sur les efforts engagés pour répondre aux besoins de ces derniers, a annoncé mercredi l'exécutif américain.

La Maison Blanche a publié la lettre qu'une petite fille de 8 ans, Mari Copeny, avait adressé au président.

"Je suis l'un des enfants touchés par cette eau et j'ai fait mon maximum pour manifester en signe de protestation et pour parler au nom de tous les enfants qui vivent ici à Flint", écrivait-elle, avant d'émettre le souhait de rencontrer Barack et Michelle Obama.

Dans sa réponse, le président américain annonce à "Little Miss Flint" qu'il se rendra sur place et lui donne rendez-vous la semaine prochaine.

Les services du gouverneur Rick Snyder avaient décidé par mesure d'économie d'utiliser en avril 2014 pour le réseau de distribution d'eau de Flint la rivière locale, pourtant acide et polluée. L'eau très corrosive a rongé les conduites en plomb, exposant les habitants au saturnisme.

Quelque 57% des 100.000 habitants de Flint sont Noirs et plus d'un tiers vivent sous le seuil de pauvreté.

Avec AFP

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A Washington, une chasse géante aux ours en peluche pour égayer les sorties des enfants

Andrew Kolb fait la lecture à son fils James, 5 ans, de l'intérieur d'une tente qu'ils ont planté dans leur cour pour passer du temps pendant l'isolement social de la famille à cause de COVID-19 à Washington, États-Unis, le 2 avril 2020. (Photo: REUTERS / Leah Millis)

Concentrés, les enfants scrutent les fenêtres des maisons à la recherche d'ours en peluche. A Washington, la chasse aux "Teddy bears" égaie les rares sorties des habitants en ces temps d'écoles fermées et de confinement forcé pour cause de coronavirus.

"C'est très difficile pour les parents de trouver des occupations pour leurs enfants. Quand j'ai vu cette initiative sur le réseau de mon quartier, j'ai immédiatement décidé d'y participer", raconte Rachel, 32 ans, maman d'une petite fille de 8 mois qui vit à Chevy Chase.

Dans ce quartier de la capitale américaine, les nounours ont commencé à fleurir il y a deux semaines. Depuis, ils sont visibles dans de nombreuses rues et le réseau de voisins en question, accessible sur l'application "nextdoor", a même cartographié les endroits où ils ont été disposés.

Pour le plus grand bonheur des enfants qui courent d'une maison à l'autre, heureux de découvrir un, parfois deux, trois et même quatre oursons au même endroit.

Devant une maison de Utah Avenue, les locataires ont ajouté un petit écriteau: "Vous en avez trouvé un!"

Un peu plus loin, à l'angle de Western Avenue et Worthington Street, c'est un nounours géant assis sur un fauteuil sur le perron de la maison qui est découvert par Joshua, 8 ans.

Le petit garçon jubile: "là, il est énorme!"

Pour Joshua et son petit frère, la chasse aux peluches aura duré près de deux heures et quelques kilomètres auront été parcourus.

"C'est super motivant d'avoir un truc à chercher", explique Joshua. "On ne voit pas le temps passer et on ne se rend même pas compte qu'on marche beaucoup!".

A la fin, les enfants ne comptent plus le nombre de Teddy bears et autres peluches dénichés au détour de leur balade.

"Non seulement ça donne une activité aux enfants et aux parents mais ça permet aussi de faire quelque chose en extérieur de relativement sûr pour eux, et ça c'est important", commente Phillip Renfrow.

- Un peu de légèreté -

Cet architecte, âgé de 72 ans, habite à Cleveland Park, un autre quartier de Washington.

Il raconte par exemple qu'un homme et sa fille d'environ sept ans descendaient la rue, la fillette munie de petites jumelles pour bien traquer les Teddy bears. De quoi la distraire en ces temps de confinement.

Face à la gravité de la situation, une pandémie qui n'en finit plus de se propager à travers le monde et qui avait déjà fait plus de 73.000 morts lundi, la chasse aux peluches "redonne un peu d'humanité", estime Christopher Drell, masseur thérapeute.

Sa femme Rachel Drell, consultante en location dans l'immobilier, 45 ans, veut aussi y trouver une occasion de légéreté: "ils portent le chapeau préféré de ma belle-mère (...), un foulard et ils sont dehors pour un pique-nique", dit-elle au sujet des oursons qu'elle a disposés à distance l'un de l'autre devant ses fenêtres.

"On les a mis comme ça pour respecter la distanciation sociale. On voulait s'amuser avec ce thème", explique-t-elle.

La chasse est inspirée du livre pour enfants "We're Going on a Bear Hunt" de l'auteur britannique Michael Rosen, publié en 1989.

Sans surprise, de nombreux nounours ont été repérés au Royaume-Uni mais aussi aux Pays-Bas.

En Nouvelle-Zélande, la Première ministre Jacinda Ardern a décidé de participer en personne à l'initiative, en disposant des ours devant la fenêtre de sa maison familiale à Wellington, a rapporté la presse.

Coronavirus: le flou persiste sur l'avenir des compagnies aériennes américaines

Des Boeing 737 MAX 8 de la compagnie aérienne Southwest Airlines immobilisés au sol à l'aéroport de Victorville, en Californie, le 26 mars 2019. (Photo: REUTERS/Mike Blake)

L'avenir des compagnies aériennes américaines est incertain: elles sont engagées dans des négociations périlleuses avec le gouvernement fédéral, qui est déterminé à prendre des participations dans leur capital en échange de son aide financière pour éponger les pertes dues au coronavirus.

Un bras de fer se joue en coulisses entre des dirigeants de l'aérien et le Trésor, chargé de répartir les 2.200 milliards de dollars du plan d'aide économique promulgué fin mars par Donald Trump, d'après des sources industrielles.

Ce plan prévoit une aide de 50 milliards aux compagnies, dont la moitié doit servir à préserver des emplois jusqu'au 30 septembre.

Si le Trésor refuse de parler de sauvetage ou de renflouement, le ministère veut néanmoins éviter d'être accusé de signer un chèque en blanc.

"Il y a un passage dans le plan qui dit que le secrétaire, donc moi, va déterminer la compensation adéquate" pour le contribuable, a déclaré la semaine dernière Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, lors d'un briefing à la Maison Blanche.

Une des contreparties en discussion est une prise de participation au capital, dont l'ampleur dira si c'est une nationalisation ou pas. Dans tous les cas, cette hypothèse est considérée comme une ligne rouge par les dirigeants, d'après des sources industrielles. Car ils redoutent que l'Etat actionnaire ne soit un repoussoir pour les marchés financiers.

American Airlines, United Airlines, Delta Air Lines et Southwest, les quatre grandes compagnies américaines, hésitent, expliquent les mêmes sources, à accepter l'aide publique, malgré l'érosion brutal de leurs revenus. Après un premier trimestre qui s'annonce catastrophique, Delta prévoit une chute de 90% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, tandis qu'American a supprimé 90% de ses vols de et vers New York, un marché important.

- Déraisonnable -

Signe des réticences: si American a déposé officiellement sa demande d'aide vendredi dernier, le transporteur s'est attaché les services du banquier James Millstein pour la conseiller dans les négociations avec le Trésor, d'après une source interne.

M. Millstein est un vétéran des restructurations des dettes. Il a aussi été l'artisan du plan de sauvetage des banques et institutions financières mis en place par l'administration Obama de 2009 à 2011.

Southwest n'a pour sa part fait sa demande officielle qu'à la dernière minute, a indiqué à l'AFP un porte-parole.

"Notre but est d'évaluer toutes les sources de liquidités qui vont aider à protéger les employés et à renforcer la santé de notre entreprise", a-t-il déclaré.

Le Trésor a demandé aux compagnies de lui indiquer comment elles entendaient indemniser le gouvernement fédéral et a dans la foulée mandaté les banquiers de PJT Partners de discuter des termes de possibles accords.

Delta, American, United et Southwest sont pour l'heure en position de faiblesse dans ces tractations: leur survie est menacée et elles ont consacré 39 milliards de dollars les cinq dernières années à choyer leurs actionnaires via des programmes de rachats d'actions, a calculé S&P Dow Jones Indices, plutôt que de se prémunir d'une éventuelle crise.

Ces handicaps sont de nature à encourager le Trésor à durcir ses exigences, ce qui pousserait ces compagnies à préferer se déclarer en faillite, redoutent les syndicats et des élus démocrates.

La loi américaine permet à une entreprise de se restructurer à l'abri de ses créanciers mais au détriment de l'emploi.

"Dites au secrétaire Mnuchin qu'il ne peut pas jouer avec la vie des gens comme ça", fustige Delta AFA, le syndicat des personnels navigants de Delta, qui a lancé une pétition pour forcer le Trésor à adoucir sa position.

"L'intention du Congrès en adoptant la loi était de fournir une aide directe aux compagnies aériennes (...) en reconnaissant que la faillite n'était ni dans l'intérêt de ces entreprises ni dans celui de leurs employés", écrivent, dans une lettre envoyée dimanche à M. Mnuchin, quatre élus démocrates de haut rang, dont Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants.

Cette aide, ajoutent-ils dans cette missive consultée par l'AFP, "ne doit pas s'accompagner de conditions déraisonnables qui forceraient un employeur à choisir la banqueroute plutôt que des subventions sous la forme de salaires à ses employés".

Les tribunaux ont tranché: le Wisconsin vote mardi malgré le coronavirus

Un panneau dirige les électeurs vers un bureau de vote situé près du capitole à Madison, dans le Wisconsin, aux États-Unis, le 6 novembre 2018. (Photo: REUTERS/Nick Oxford)

La Cour suprême du Wisconsin a bloqué lundi un décret du gouverneur démocrate Tony Evers qui exigeait le report des élections prévues mardi à cause de craintes de contagion du coronavirus.

Selon le Milwaukee Journal Sentinel, la Cour suprême des États-Unis a également été saisie et son verdict ne s'est pas fait attendre.

La plus haute juridiction du pays a rejeté la tentative du gouverneur démocrate de prolonger la date du vote par correspondance, qui permet aux électeurs de voter par enveloppe scellée plutôt que de se présenter en personne dans un bureau de vote.

Selon la Cour, les électeurs qui choisissent d'envoyer leur vote par la poste doivent le faire au plus tard mardi, sinon leur vote ne sera pas compté.

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D'après le quotidien USA Today, la Cour suprême des États-Unis est généralement réfractaire aux changements de dernière minute dans les règles du processus électoral.

Les républicains avaient saisi les tribunaux lundi, peu après la promulgation du décret du gouverneur.

En plus des primaires présidentielles démocrates entre Joe Biden et Bernie Sanders, les électeurs du Wisconsin choisiront également mardi les représentants de l'État et des collectivités locales.

Le Wisconsin compte à ce jour 2440 cas confirmés de coronavirus et 77 personnes en sont mortes, selon les dernières données publiées par les autorités sanitaires.

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