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Les cinq pays du Sahel en conclave à Nouakchott


Le président du Tchad, Idriss Deby, assiste à la 33e session ordinaire du sommet de l'Union africaine, au siège de l'UA à Addis-Abeba, le 10 février 2020. (Photo MICHAEL TEWELDE / AFP)

Les cinq pays africains situés le long du désert du Sahel se réunissent la semaine prochaine en Mauritanie pour s'accorder sur comment faire progresser la paix et la sécurité dans cette sous-région sujette à des violences.

Selon la présidence française, Emmanuel Macron se rendra mardi à Nouakchott, la capitale mauritanienne, pour participer à un sommet du G5 Sahel afin de faire le point sur la lutte antijihadiste dans cette région où sont déployés plus de 5.000 soldats français.

Cette réunion dans la capitale mauritanienne se tiendra 6 mois après le sommet de Pau (Sud-Ouest de la France) où avait été décidé d'intensifier la lutte antijihadiste dans un contexte de dégradation généralisé de la situation sécuritaire de pays sahéliens particulièrement pauvres.

Le chef de l'Etat français fera l'aller-retour dans la journée depuis Paris pour s'entretenir avec ses homologues du G5 Sahel (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali), le président de la Commission de l'Union africaine et la Secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie.

Après cet échange à huis-clos, les six dirigeants se réuniront en visioconférence avec "plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement de pays et d'organisations membres de la coalition pour le Sahel", dont le président du Conseil européen Charles Michel, la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil italien Giuseppe Conte et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, a précisé l'Elysée.

La situation sécuritaire est précaire, avec des attaques jihadistes récurrentes et des violences intercommunautaires qui ont fait 4.000 morts en 2019, cinq fois plus qu'en 2016 selon l'ONU.

Six mois après le sommet de Pau, "la situation sécuritaire s'améliore" mais "reste profondément fragile", a récemment résumé la ministre française des Armées, Florence Parly.

Depuis Pau et l'envoi de 500 militaires français supplémentaires, l'opération Barkhane et ses partenaires sahéliens ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite "des trois frontières" entre Mali, Burkina Faso et Niger, sanctuaire du groupe Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS).

D'autres opérations ont également été menées dans le centre du Mali et le nord du Mali, où les forces françaises ont tué début juin le leader d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelmalek Droukdal.

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