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Obama s'en prend à Trump, le parti républicain en plein chaos

Le président Barack Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, à Washington, 6 mai 2016.

Le président Barack Obama a attaqué vendredi de front Donald Trump, désormais seul candidat à la Maison Blanche d'un parti républicain qui est plongé dans le désarroi après avoir échoué à freiner l'ascension du milliardaire.

La présidence des Etats-Unis, "ce n'est pas du divertissement. Ce n'est pas une émission de télé-réalité", a lancé M. Obama lors d'une conférence de presse.

Avant de se lancer en campagne, le flamboyant milliardaire de 69 ans --qui a fait fortune dans l'immobilier-- était surtout connu du grand public pour être l'animateur star de l'émission de télé-réalité "The Apprentice", pour les tours d'immeuble et casinos à son nom ou pour ses divorces.

"Nous traversons des moments difficiles et (la présidence), c'est vraiment une fonction sérieuse", a rappelé celui qui pilote l'exécutif américain depuis 7 ans et qui ne manque jamais une occasion d'affirmer que l'homme d'affaires est inapte à la fonction présidentielle.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a renchéri sur les propos du président. Intervenant devant des étudiants de la Northeastern University, il leur a déclaré qu'ils étaient "le pire cauchemar de Donald Trump".

Visant directement le candidat républicain, M. Kerry a dénoncé "les vendeurs de petites phrases et les aboyeurs de carnaval qui prétendent que le pays le plus puissant du monde peut rester grand en regardant vers l'intérieur et en se cachant derrière des murs".

Peu de personnes considéraient Donald Trump comme un candidat sérieux quand il a lancé sa campagne en juin, pour affronter 16 autres prétendants conservateurs aguerris.

Mais depuis sa large victoire dans l'Indiana mardi et le retrait de son principal rival Ted Cruz, l'investiture du Grand Old Party pour la présidentielle du 8 novembre tend les bras à celui qui n'a jamais occupé de fonction élective.

De quoi diviser davantage un parti déjà secoué par ses propos controversés sur l'immigration, les musulmans, la construction d'un mur à la frontière du Mexique ou encore l'Otan et le nucléaire notamment.

Même le président de la Chambre des représentants Paul Ryan a déclaré jeudi n'être "pas encore prêt" à le soutenir.

'C'est ce que veut le peuple'

Donald Trump s'est dit vendredi "surpris" par les propos de Paul Ryan. Il le rencontrera la semaine prochaine, avec le président du parti Reince Priebus, pour tenter de séduire l'appareil du parti qui le déteste.

M. Trump a déclaré à la chaîne NBC qu'il avait l'intention de dire à M. Ryan "Ecoutez, c'est ce que veut le peuple", parlant de son investiture pour l'élection présidentielle. "Je pense vraiment que j'ai obtenu le soutien du peuple" au cours des primaires, souligne le candidat républicain dans l'émission d'ABC "This Week", qui sera diffusée dimanche et dont des extraits ont été publiés à l'avance.

M. Priebus avait, lui, annoncé dès mardi que M. Trump serait le probable candidat du parti et appelé sa formation à "l'unité".

Le parti républicain semble désormais confronté à une véritable crise existentielle.

Comme s'il s'adressait aux républicains qui hésitent à soutenir Trump, M. Obama a demandé d'examiner le passé du magnat de l'immobilier: "Il a un long bilan qui doit être regardé de près et c'est important pour nous de prendre au sérieux les propos qu'il a tenus par le passé".

Signe du désarroi républicain, le sénateur Lindsay Graham, candidat malheureux des primaires, a déclaré vendredi qu'il ne "pouvait pas" voter pour M. Trump, ni d'ailleurs pour sa probable rivale démocrate Hillary Clinton.

"Je ne crois pas qu'il soit un conservateur républicain fiable ou qu'il ait montré le jugement et le tempérament d'un commandant en chef", a estimé l'élu de Caroline du Sud.

Un autre grand perdant des primaires, le fils et frère de présidents Jeb Bush, a aussi désavoué Donald Trump, affirmant sur Facebook que le milliardaire n'avait pas "l'humilité" ni le "tempérament ou la force de caractère" nécessaires pour être président.

Et Lindsey Graham ne se rendra pas à la convention d'investiture de son parti en juillet, qui sera également boudée par Mitt Romney, chef de file des anti-Trump et ex-candidat républicain à la Maison Blanche en 2012.

Mais d'autres figures du parti républicain ont au contraire assuré M. Trump de leur soutien, parmi lesquelles l'ancien sénateur Bob Dole, qui fut candidat républicain à la présidence contre Bill Clinton.

Donald Trump "est le probable candidat de notre parti et notre meilleure chance de reprendre la Maison Blanche en novembre prochain", a déclaré M. Dole.

Avec AFP

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Le nouveau coronavirus a tué plus de 25.000 personnes en Europe

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Le coronavirus s’invite dans une prison américaine, 9 détenues prennent le large

Cellule dans une aile de la prison d'État de Camp Hill, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le 13 janvier 2017. (Photo: Marc Levy / AP)

Les autorités carcérales de l'État américain du Dakota du Sud ont annoncé en fin de semaine qu'elles avaient appréhendé 7 des 9 détenues qui s'étaient évadées d'une prison pour femmes après qu'un cas de coronavirus ait été confirmé au sein de l'établissement.

Deux des 9 évadées sont toujours en cavale, selon la base de données en ligne du service pénitentiaire de l’État.

L’évasion a été révélée en premier lieu par nos confrères du quotidien Argus Leader, publié à Sioux Falls, la ville la plus peuplée de cet État qui compte moins de 900 000 habitants au total.

Les 9 prisonnières qui se sont évadées dans la nuit de lundi dernier étaient logées dans la même unité qu'une autre détenue qui a été testée positive au COVID-19, précise l’Argus Leader. La prison de sécurité minimum d’où elles se sont échappées est située dans la ville de Pierre, capitale du Dakota du Sud.

Depuis, 155 détenues sont en observation. La femme qui a été testée positive est en quarantaine. Elle “se porte bien”, rapporte le quotidien Rapid City Journal.

La directrice de la prison a démissionné mercredi.

Il y a désormais 68 cas positifs confirmés dans l'État, selon les autorités sanitaires. À ce jour, l'État a enregistré un décès lié au coronavirus et 26 rétablissements.

Au Dakota du Sud comme ailleurs, le coronavirus est en train de modifier le style de vie.

Selon la chaîne KotaTV, le rituel traditionnel du « Pow Wow », occasion festive très appréciée chez les Indiens d’Amérique du Nord (en grand nombre dans l'État), s’organise désormais via Facebook pour éviter les rassemblements.

La mairie de Sioux Falls a limité à 9 le nombre de clients simultanés dans les restaurants, les bars, les salons de coiffure et les magasins. Le chômage, technique ou permanent, devrait donc augmenter.

La gouverneure Kristi Noem a appelé à une réunion extraordinaire des législateurs de l’État pour rectifier le budget en tenant compte de la nouvelle donne imposée par le coronavirus. Aucune date n’a été arrêtée pour l’instant.

Situé dans la région du Midwest des États-Unis, le Dakota du Sud est le 5e État le moins peuplé du pays, selon les données du Bureau fédéral du recensement. Il est séparé du Canada par le Dakota du Nord.

Le dollar vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1987

Un homme parle au téléphone devant un poster affichant des dollars américains à un bureau de change de Lahore, Pakistan, le 16 mai 2019. (Photo: ARIF ALI / AFP)

Le dollar s'apprêtait vendredi à achever sa baisse hebdomadaire la plus importante depuis 1987 à l'issue d'une semaine où le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont tenté de venir à la rescousse de l'économie américaine, frappée de plein fouet par le coronavirus.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d'autres devises, accusait un repli hebdomadaire de près de 4,5% aux alentours de 19H30 GMT.

Il faut remonter à août 1987 pour trouver une baisse d'une plus grande ampleur.

Face à l'euro, la devise américaine baissait vendredi de 0,86% à 1,1127 dollar.

Selon Joe Manimbo de Western Union, "la demande pour le dollar s'est asséchée après la semaine exceptionnelle à Wall Street et les promesses du patron de la Fed de verser des liquidités sans compter pour soutenir une économie complètement à l'arrêt."

Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact économique de l'épidémie de Covid-19.

M. Powell, dont la banque a déjà annoncé qu'elle injectait plusieurs milliers de milliards de dollars dans la première économie du monde, a également affirmé que "les munitions" de la Fed n'allaient "pas s'épuiser", lors de cet entretien au Today Show de NBC, l'une des émissions matinales les plus populaires aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "les données sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ont été un véritable choc, et peut-être l'une des raisons pour lesquelles le président de la Fed, Jerome Powell, s'est adressé à la nation dans une interview télévisée hier", a ajouté Antje Praefcke, analyste pour Commerzbank.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu dans le pays.

"De plus, les Etats-Unis ont le niveau d'infection le plus élevé du monde à l'heure actuelle", ce qui met le dollar "sous pression", a ajouté M. Praefcke.

Les Etats-Unis sont depuis jeudi le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés. Ils comptent plus de 97.000 cas et 1.475 décès.

Le coronavirus a fait plus de 24.600 morts dans le monde

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Le président du Venezuela inculpé pour trafic de drogue aux Etats-Unis

Le président vénézuélien Nicolas Maduro donne une conférence de presse au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, Venezuela, le jeudi 12 mars 2020. (Photo: Matias Delacroix/AP)

Le ministère américain de la justice a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le président du Vénézuela, Nicolas Maduro, ainsi que 14 autres dignitaires vénézuéliens. Ils sont accusés de narco-terrorisme et d'autres infractions pénales, selon William Barr, ministre de la justice des Etats-Unis.

Plus précisément, les autorités vénézuéliennes sont accusées d'avoir collaboré avec un groupe de guérilla colombien impliqué dans le trafic de cocaïne vers les États-Unis.

Âgé de 57 ans, le président Maduro est désormais confronté à quatre chefs d'accusation devant un tribunal de New York. Sont également inculpés: Diosdado Cabello Rondón, le président de l'assemblée nationale du Venezuela, Hugo Armando Carvajal Barrios, ancien directeur des renseignements militaires, et Clíver Antonio Alcalá Cordones, ancien général des forces armées vénézuéliennes. Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez et le président de la Cour suprême Maikel Jose Moreno Perez, ont été inculpés séparément à Washington et en Floride.


"Cette annonce vise à éradiquer la corruption généralisée au sein du gouvernement vénézuélien, un système construit et contrôlé pour enrichir ceux qui se trouvent aux plus hauts niveaux du gouvernement", a déclaré M. Barr. "Les États-Unis ne permettront pas à ces fonctionnaires vénézuéliens corrompus d'utiliser le système bancaire américain pour déplacer leurs revenus illicites d'Amérique du Sud ni de poursuivre leurs projets criminels".

Les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le leader légitime du Venezuela. L'année dernière, l'administration Trump a officiellement reconnu le chef de l'opposition Juan Guaidó comme chef d'État intérimaire du pays. La plupart des pays européens lui ont emboîté le pas.

Ce n'est que la deuxième fois au cours des dernières décennies que le ministère de la justice a inculpé un chef d'État étranger en exercice, bien que non officiellement reconnu. En 1988, le ministère américain de la justice avait inculpé Manuel Noriega, à l'époque le chef militaire du Panama.

Pour sa part, le département d'État a annoncé une récompense pouvant aller jusqu'à 15 millions de dollars pour des informations menant à l'arrestation ou à la condamnation de M. Maduro.

Des récompenses allant jusqu'à 10 millions de dollars ont également été annoncées pour quatre autres hauts fonctionnaires du Venezuela recherchés par la justice américaine.

On reproche à Maduro (à la tête du Venezuela depuis 2013) et à ses principaux lieutenants de diriger "un partenariat de narcoterrorisme" avec la guérilla colombienne des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia), active depuis 20 ans. Deux dirigeants des FARC ont également été inculpés en relation avec la conspiration de narco-terrorisme.

Les FARC ont signé un accord de paix avec le gouvernement colombien en 2016, mettant fin à plus de 50 ans de conflit. Mais un groupe de 2 500 dissidents des FARC, soutenu par le régime de M. Maduro, reste impliqué dans le trafic de cocaïne de la Colombie vers les Etats-Unis via le Venezuela et l'Amérique centrale, ont déclaré les responsables américains.

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