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Obama n'exclut pas que la Russie tente d'influencer la présidentielle américaine


Le président des États-Unis Barack Obama, lors d'un entretien sur la chaîne télévisée américaine CBS, le 24 juillet 2016.
Le président des États-Unis Barack Obama, lors d'un entretien sur la chaîne télévisée américaine CBS, le 24 juillet 2016.

Le président américain Barack Obama n'écarte pas la possibilité que la Russie tente d'influencer la présidentielle américaine en faveur du candidat républicain Donald Trump, dans une interview à paraître mercredi.

"Tout est possible", a dit le président américain dans cet entretien à la chaîne NBC News, interrogé sur la question d'une responsabilité de la Russie dans la vaste fuite d'emails de hauts responsables du parti démocrate.

Ces courriels, publiés vendredi par le site Wikileaks, ont montré la méfiance et le mépris de responsables du parti pour Bernie Sanders, l'ex-rival de Mme Clinton pour la primaire démocrate.

M. Obama a précisé que le FBI continuait ses investigations sur la fuite, alors que la Russie a nié toute implication.

Cette fuite a provoqué l'embarras des démocrates en pleine ouverture de la convention du parti lundi à Philadelphie. Des experts en sécurité informatique recrutés par la campagne Clinton ont laissé entendre que la Russie en était responsable, estimant que son objectif était de favoriser le candidat républicain Donald Trump.

Mercredi, le New York Times affirme que les agences de renseignement américain ont désormais la "forte conviction" que le gouvernement russe se trouve bien derrière les fuites. Les renseignements ignorent toutefois si cette affaire relève d'un espionnage de routine ou si elle fait partie d'une opération visant à influencer l'élection présidentielle.

M. Obama ne s'est pas exprimé sur les éventuels objectifs du piratage mais a néanmoins rappelé les précédents commentaires de Donald Trump sur la Russie.

"Donald Trump a exprimé son admiration pour Vladimir Poutine à plusieurs reprises", a déclaré M. Obama. "Et je pense que Trump a bénéficié d'une couverture plutôt favorable en Russie."

"Ce que nous savons, c'est que les Russes piratent nos systèmes. Pas seulement ceux du gouvernement, mais aussi des sytèmes privés", a-t-il dit.

La société de cybersécurité CrowdStrike, saisie en avril après une intrusion suspecte dans les systèmes informatiques du parti démocrate, avait révélé avoir identifié "deux ennemis sophistiqués" liés aux services de renseignement russes.

Avec AFP

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