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Nouvelle journée de primaires américaines, les regards tournés vers la présidentielle

Donald Trump fait un bisou à distance à ses fanatiques après son discours avant la nuit de caucus, à Des Moines, dans l’Iowa, 1er février 2016.

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump poursuivait son offensive pour unifier un parti en plein désarroi, tandis que la démocrate Hillary Clinton cherchait à convaincre qu'elle pourra battre le milliardaire à la présidentielle de novembre.

La saison des primaires n'était toutefois pas formellement terminée et les électeurs de Virginie occidentale votaient mardi pour les investitures des deux partis, ainsi que les électeurs républicains du Nebraska.

L'ancienne secrétaire d'Etat et Première dame des Etats-Unis doit encore battre le sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui galvanise les foules, notamment les jeunes, avec un discours indigné contre les inégalités et les élites. Mais s'il pourrait largement remporter la Virginie occidentale mardi, l'avance de Hillary Clinton en nombre de délégués chargés de choisir le candidat démocrate semble désormais insurmontable.

Du côté républicain, le magnat de l'immobilier est seul en course depuis une semaine, et un duel Clinton/Trump semble se concrétiser pour l'élection de novembre.

Mais le sénateur du Texas Ted Cruz, ex-rival le plus sérieux de Donald Trump, a envoyé des signaux contradictoires mardi en n'écartant pas un retour en course, si jamais les électeurs du Nebraska votaient majoritairement pour lui mardi (il figure toujours sur les bulletins de vote, bien qu'il ait suspendu sa campagne mardi dernier).

"Je ne retiens pas mon souffle, je suppose que cela n'arrivera pas", a-t-il dit, interrogé par l'animateur de radio ultra-conservateur Glenn Beck, qui le soutenait pendant les primaires. "La raison pour laquelle j'ai suspendu ma campagne la semaine dernière est qu'avec la défaite dans l'Indiana, il n'y avait pas de chemin possible vers la victoire. Si cela changeait, nous répondrons de façon appropriée".

En attendant, Ted Cruz reviendra mardi à son poste de sénateur à Washington, son mandat ne se terminant qu'à la fin de 2018. Un autre ex-candidat des primaires, le sénateur de Floride Marco Rubio, est revenu en mars, et a fait savoir lundi qu'il n'était pas intéressé par le poste de colistier de Donald Trump pour la présidentielle.

Donald Trump essaie cependant de calmer le jeu dans le parti républicain, après que plusieurs figures ont annoncé qu'elles refusaient de le soutenir. Le milliardaire rencontrera jeudi les chefs républicains du Congrès au Capitole à Washington, une visite qui s'apparente à un mini-événement politique.

Il devrait être fortifié par des sondages parus mardi, en forme de coup de poing pour Hillary Clinton qui se retrouve au coude-à-coude contre lui dans trois Etats-clés de la présidentielle: Pennsylvanie, Floride, Ohio.

"A six mois de l'élection", le 8 novembre, "la course présidentielle entre Hillary Clinton et Donald Trump dans les trois Etats les plus décisifs, la Floride, l'Ohio et la Pennsylvanie, est trop serrée pour en prédire l'issue", analyse Peter Brown, directeur adjoint de l'institut de sondages de l'université Quinnipiac.

En Floride et en Pennsylvanie, Hillary Clinton arrive devant Donald Trump mais d'une très courte avance (43% des suffrages contre 42%), dans la marge d'erreur de 3 points. Dans l'Ohio, le milliardaire gagnerait contre Hillary Clinton, avec 43% contre 39%.

Bernie Sanders, en revanche, l'emporterait dans les trois Etats. Il devrait se saisir de ces chiffres et de son éventuelle victoire mardi en Virginie occidentale, pour tenter de convaincre les superdélégués démocrates de changer d'allégeance à la convention de Philadelphie, en juillet. La plupart se sont en effet engagés à voter pour Hillary Clinton, lui assurant son immense avance.

"La faiblesse des républicains chez les électeurs issus de minorités est bien connue. Mais la raison pour laquelle cette course est si serrée vient de la faiblesse historique de Clinton chez les hommes blancs", souligne Peter Brown. Hillary Clinton fait mieux que Donald Trump chez les femmes et les minorités.

Les deux candidats sont en tout cas presque aussi impopulaires dans les trois Etats, selon les résultats du sondage, qui sont toutefois à manier avec précaution. Au niveau national, la démocrate mène ainsi en moyenne de plus de 6 points sur le républicain, selon les sept dernières enquêtes.

Le gourou américain de la statistique électorale Nate Silver, s'est agacé des nombreuses réactions que le sondage Quinnipiac a suscitées. "Il est encore tôt. Trump pourrait gagner. Il pourrait aussi perdre de très loin", martèle-t-il sur Twitter.

Avec AFP

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Le dollar vers sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 1987

Un homme parle au téléphone devant un poster affichant des dollars américains à un bureau de change de Lahore, Pakistan, le 16 mai 2019. (Photo: ARIF ALI / AFP)

Le dollar s'apprêtait vendredi à achever sa baisse hebdomadaire la plus importante depuis 1987 à l'issue d'une semaine où le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont tenté de venir à la rescousse de l'économie américaine, frappée de plein fouet par le coronavirus.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d'autres devises, accusait un repli hebdomadaire de près de 4,5% aux alentours de 19H30 GMT.

Il faut remonter à août 1987 pour trouver une baisse d'une plus grande ampleur.

Face à l'euro, la devise américaine baissait vendredi de 0,86% à 1,1127 dollar.

Selon Joe Manimbo de Western Union, "la demande pour le dollar s'est asséchée après la semaine exceptionnelle à Wall Street et les promesses du patron de la Fed de verser des liquidités sans compter pour soutenir une économie complètement à l'arrêt."

Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a assuré jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact économique de l'épidémie de Covid-19.

M. Powell, dont la banque a déjà annoncé qu'elle injectait plusieurs milliers de milliards de dollars dans la première économie du monde, a également affirmé que "les munitions" de la Fed n'allaient "pas s'épuiser", lors de cet entretien au Today Show de NBC, l'une des émissions matinales les plus populaires aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "les données sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis ont été un véritable choc, et peut-être l'une des raisons pour lesquelles le président de la Fed, Jerome Powell, s'est adressé à la nation dans une interview télévisée hier", a ajouté Antje Praefcke, analyste pour Commerzbank.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée, un niveau jamais vu dans le pays.

"De plus, les Etats-Unis ont le niveau d'infection le plus élevé du monde à l'heure actuelle", ce qui met le dollar "sous pression", a ajouté M. Praefcke.

Les Etats-Unis sont depuis jeudi le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés. Ils comptent plus de 97.000 cas et 1.475 décès.

Le président du Venezuela inculpé pour trafic de drogue aux Etats-Unis

Le président vénézuélien Nicolas Maduro donne une conférence de presse au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, Venezuela, le jeudi 12 mars 2020. (Photo: Matias Delacroix/AP)

Le ministère américain de la justice a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le président du Vénézuela, Nicolas Maduro, ainsi que 14 autres dignitaires vénézuéliens. Ils sont accusés de narco-terrorisme et d'autres infractions pénales, selon William Barr, ministre de la justice des Etats-Unis.

Plus précisément, les autorités vénézuéliennes sont accusées d'avoir collaboré avec un groupe de guérilla colombien impliqué dans le trafic de cocaïne vers les États-Unis.

Âgé de 57 ans, le président Maduro est désormais confronté à quatre chefs d'accusation devant un tribunal de New York. Sont également inculpés: Diosdado Cabello Rondón, le président de l'assemblée nationale du Venezuela, Hugo Armando Carvajal Barrios, ancien directeur des renseignements militaires, et Clíver Antonio Alcalá Cordones, ancien général des forces armées vénézuéliennes. Le ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez et le président de la Cour suprême Maikel Jose Moreno Perez, ont été inculpés séparément à Washington et en Floride.


"Cette annonce vise à éradiquer la corruption généralisée au sein du gouvernement vénézuélien, un système construit et contrôlé pour enrichir ceux qui se trouvent aux plus hauts niveaux du gouvernement", a déclaré M. Barr. "Les États-Unis ne permettront pas à ces fonctionnaires vénézuéliens corrompus d'utiliser le système bancaire américain pour déplacer leurs revenus illicites d'Amérique du Sud ni de poursuivre leurs projets criminels".

Les États-Unis ne reconnaissent pas Maduro comme le leader légitime du Venezuela. L'année dernière, l'administration Trump a officiellement reconnu le chef de l'opposition Juan Guaidó comme chef d'État intérimaire du pays. La plupart des pays européens lui ont emboîté le pas.

Ce n'est que la deuxième fois au cours des dernières décennies que le ministère de la justice a inculpé un chef d'État étranger en exercice, bien que non officiellement reconnu. En 1988, le ministère américain de la justice avait inculpé Manuel Noriega, à l'époque le chef militaire du Panama.

Pour sa part, le département d'État a annoncé une récompense pouvant aller jusqu'à 15 millions de dollars pour des informations menant à l'arrestation ou à la condamnation de M. Maduro.

Des récompenses allant jusqu'à 10 millions de dollars ont également été annoncées pour quatre autres hauts fonctionnaires du Venezuela recherchés par la justice américaine.

On reproche à Maduro (à la tête du Venezuela depuis 2013) et à ses principaux lieutenants de diriger "un partenariat de narcoterrorisme" avec la guérilla colombienne des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia), active depuis 20 ans. Deux dirigeants des FARC ont également été inculpés en relation avec la conspiration de narco-terrorisme.

Les FARC ont signé un accord de paix avec le gouvernement colombien en 2016, mettant fin à plus de 50 ans de conflit. Mais un groupe de 2 500 dissidents des FARC, soutenu par le régime de M. Maduro, reste impliqué dans le trafic de cocaïne de la Colombie vers les Etats-Unis via le Venezuela et l'Amérique centrale, ont déclaré les responsables américains.

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