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Nouvelles frictions entre Donald Trump et Justin Trudeau

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à gauche, et le président des États-Unis, Donald Trump, lors du sommet du G7 au Québec, le 8 juin 2018.

Donald Trump a affirmé mercredi avoir refusé de rencontrer le Premier ministre canadien Justin Trudeau à New York, cristallisant un peu plus les difficiles négociations entre Washington et Ottawa pour remplacer l'accord de libre-échange nord-américain.

A un journaliste qui lui demandait s'il avait éconduit le chef du gouvernement canadien, le président républicain a répondu "oui, je l'ai fait", lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

"Aucune réunion n'a été demandée", a pour sa part laconiquement répondu à l'AFP le bureau de Justin Trudeau, se refusant à plus de commentaires.

Les relations entre les deux dirigeants sont particulièrement tendues depuis le dernier sommet du G7 en juin au Québec. Le président américain avait tenu des propos particulièrement virulents, rendant M. Trudeau responsable de l'échec du sommet.

Le traité commercial Aléna, qui lie les deux pays ainsi que le Mexique depuis 1994, est constamment décrié par Donald Trump. Ce dernier y voit l'origine de la perte de millions d'emplois américains, notamment dans le secteur automobile.

"Je n'aime pas l'Aléna. Je ne l'ai jamais aimé. Il a été très mauvais pour les Etats-Unis. Il a été très bon pour le Canada. Il a été très bon pour le Mexique. Très mauvais pour nous", a-t-il déclaré, en référence à l'important déficit commercial avec le Mexique (63,6 milliards de dollars en 2017) et aux régimes de subventions de certains secteurs canadiens, notamment agricoles.

La Maison Blanche est parvenue fin août à un consensus avec Mexico. Et un texte doit être remis d'ici la fin de la semaine au Congrès américain, qui n'inclut pas pour l'heure le partenaire canadien.

"Le Mexique a noué un très bon accord. Mais avec le Canada, c'est très difficile", a également réagi Donald Trump, qui a en outre estimé que si un accord était toujours possible, cela ne serait pas aux conditions canadiennes.

- "Cordial"? -

Justin Trudeau n'a de cesse de son côté de marteler qu'il ne signerait un accord qu'à la condition qu'il soit dans l'intérêt des Canadiens.

Il défend en particulier un dispositif de règlement des conflits qui se trouve dans le texte initial de l'Aléna (chapitre 19) et un système de protection du secteur laitier canadien.

"Nous continuons d'être engagés dans des négociations en continu. Les discussions sont permanentes", avait déclaré mercredi matin lors d'une conférence de presse le Premier ministre canadien, se défendant alors d'avoir été snobé par le président américain.

"J'ai serré la main de Donald Trump pendant qu'il relisait ses notes pour son allocution. Il allait prononcer un discours. C'était une interaction comme bien d'autres au sein de l'ONU. C'était rapide et cordial. Il y a toutes sortes d'occasions pour moi de m'entretenir avec Donald Trump et ce n'était pas le moment tout simplement", a-t-il relaté.

Mercredi, M. Trump a souligné que si le Canada ne venait pas à signer le nouveau texte déjà accepté par le Mexique, les Etats-Unis feraient "un bien meilleur accord", avec des taxes sur les voitures qui seraient importées du Canada aux Etats-Unis, ce qui ferait entrer "des milliards et des milliards dans nos caisses".

Il a en outre indiqué qu'il comptait supprimer le nom Aléna, qu'il associe trop à la fermeture de "milliers d'usines".

Des "millions d'emplois" ont été perdus à la suite de délocalisations d'usines. "Le Mexique détient désormais 25% de notre activité à cause de l'Aléna. Sous le (nouvel) accord, cela ne va plus arriver", a-t-il assuré, tout en affirmant que le nouveau traité serait bénéfique pour son partenaire mexicain.

Justin Trudeau escompte, lui, toujours un accord trilatéral. "Un accord qui soit bon pour les Canadiens, pour les Américains et pour le continent tout entier est possible", a-t-il également déclaré, soulignant par ailleurs que le Canada travaillait "à une large série d'alternatives".

Avec AFP

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Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

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