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Nouvelles défections dans la diplomatie américaine


L'ambassadrice des Etats-Unis au Mexique, Roberta Jacobson, lors de l'inauguration de la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Mexico, 13 février 2018.

L'ambassadrice des Etats-Unis au Mexique a annoncé jeudi qu'elle quittait l'administration américaine, allongeant la liste des défections qui affaiblissent le département d'Etat depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

"Après 31 ans au service du gouvernement américain, je vais partir début mai en quête de nouvelles opportunités", déclare Roberta Jacobson dans un message en espagnol posté sur Twitter, sans préciser les raisons de son départ.

Elle assure seulement que les relations entre les deux pays voisins sont "fortes et cruciales". "Ensemble nous sommes plus forts!", prévient elle aussi.

Cette annonce intervient alors que, selon le Washington Post, le Mexique et les Etats-Unis ont abandonné les préparatifs d'une visite à Washington du président Enrique Pena Nieto, du fait de tensions persistantes au sujet du financement du mur frontalier anti-immigrés souhaité par son homologue Donald Trump.

>> Lire aussi : Démission d'une proche conseillère de Donald Trump

Cette semaine, le département d'Etat américain a également encaissé le départ, pour des raisons "personnelles", de son représentant spécial pour la politique nord-coréenne Joseph Yun, en pleine crise liée aux ambitions nucléaires de Pyongyang.

Cet ambassadeur, diplomate de carrière depuis 1985, était l'un des principaux "canaux de communication" de Washington avec le régime nord-coréen: il avait notamment été en contact avec la mission diplomatique nord-coréenne aux Nations unies pour obtenir le rapatriement de l'étudiant Otto Warmbier, détenu par la Corée du Nord et mort en juin peu après son retour, dans le coma, aux Etats-Unis.

Début février, l'un des plus hauts diplomates américains, le sous-secrétaire d'Etat pour les Affaires politiques Thomas Shannon, avait aussi annoncé son départ.

Toutes ces démissions compliquent un peu plus encore la situation du département d'Etat, dont de nombreux postes de hauts responsables sont vacants, suscitant de vives critiques à Washington.

Depuis un an et l'arrivé de la nouvelle administration républicaine, de nombreuses défections ont alimenté la chronique car elles ont souvent été accompagnées de critiques virulentes de la gestion du département d'Etat par Rex Tillerson, ex-PDG du géant pétrolier ExxonMobil qui a reçu la consigne de réduire fortement le budget de l'appareil diplomatique.

D'autant que 13 des postes de sous-secrétaire d'Etat et de secrétaire d'Etat adjoint, ainsi que des dizaines de postes d'ambassadeur, n'ont toujours pas été pourvus depuis l'élection de Donald Trump. De nombreux diplomates américains mais aussi étrangers déplorent les "dysfonctionnements" du département d'Etat, soumis à une vaste réorganisation pilotée par Rex Tillerson.

Avec AFP.

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