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Nouvelle journée de manifestations à Lomé


"Oui à l'alternance, non à la dictature" peut-on lire sur un panneau d'une manifestante dans les rues de Lomé, au Togo, le 4 octobre 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Des milliers de Togolais manifestaient mercredi à Lomé et en province pour exiger des réformes constitutionnelles après des semaines de mobilisation populaire contre le régime de Faure Gnassingbé.

Les Togolais étaient des milliers à battre le pavé aux cotés des opposants.

Pour Jean Kissi, député du Comité d'action pour le renouveau (CAR), l'un des partis organisateurs des manifestations, a déclaré à VOA Afrique: "Quand on tue les nôtres, on violente les gens, vous voulez qu'on se taise? qu'on reste les bras croisés, ou qu'on applaudisse?".

"Il y a une limite à tout. il y aura un moment où ils ne peuvent plus arrêter ce qui va se passer", a averti Jean Kissi.

Début septembre, le gouvernement avait tenté un geste d'apaisement en soumettant au vote du Parlement un projet de réforme constitutionnelle prévoyant notamment la limitation à deux mandats présidentiels.

Mais l'opposition a boycotté le vote du texte, dénonçant un texte allant à l'encontre de ses revendications, n'étant pas rétroactif, ce qui permettrait au président de briguer deux mandats à partir de 2020.

La modification de la Constitution - basée sur le projet de loi du gouvernement - fera donc l'objet d'un référendum "d'ici à la fin de l'année" selon une source proche de la présidence.

Dans un communiqué conjoint, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (Unowas) ont estimé mercredi que ce projet de loi était "une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratique".

Une autre manifestation est prévue jeudi, baptisée "La marche de la colère". L'opposition togolaise veut rééditer le 5 octobre 1990, date du premier soulèvement populaire au Togo.

Après 27 années, rien n'a changé, relève un manifestant. "Nous vivons toujours sous la dictature des Gnassingbé", a-t-il lancé.

Depuis le 19 août, des manifestations de l'opposition se succèdent dans le pays pour réclamer le retour à la constitution originelle de 1992, qui pourrait empêcher Faure Gnassingbé de briguer un quatrième mandat.

Faure Gnassingbé et son père Gnassingbé Eyadéma totalisent 50 ans de "règne", dénonce l'opposition.

Début septembre, le gouvernement avait tenté un geste d'apaisement en soumettant au vote du Parlement un projet de réforme constitutionnelle prévoyant notamment la limitation à deux mandats présidentiels.

Mais l'opposition a boycotté le vote du texte, dénonçant un texte allant à l'encontre de ses revendications, n'étant pas rétroactif, ce qui permettrait au président de briguer deux mandats à partir de 2020.

La modification de la Constitution - basé sur le projet de loi du gouvernement - fera donc l'objet d'un référendum "d'ici à la fin de l'année" selon une source proche de la présidence.

Kayi Lawson, correspondante à Lomé

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