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L'opposition togolaise appelle à une journée morte vendredi

  • VOA Afrique

"Le peuple togolais dit non : 50 ans, ça suffit", indique une banderole lors de la marche des opposants à Lomé, Togo, 20 septembre 2017. (VOA/Kayi Lawsom)

L'opposition togolaise a annulé ses marchescette semaine pour se "consacrer à la visite aux populations éprouvées par les répressions" des manifestations de la semaine dernière et a invité à une journée "Togo mort" vendredi.

Dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi, les 14 partis de l'opposition invitent les populations à "cesser toute activité professionnelle et économique" et à se "recueillir à la mémoire de leurs martyrs" vendredi.

Au moins quatre personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées lors de manifestations lancées à l'appel du Parti National Panafricain (PNP), rejoint en septembre par d'autres partis de l'opposition.

Ces partis notent avec "une très grande satisfaction la détermination des populations, malgré les expéditions punitives, les agressions de responsables locaux de l'opposition, les perquisitions illégales et musclées dans des localités et la coupure de la connexion internet mobile" et invitent les populations "à rester mobilisées pour les actions décisives qu'elle annoncera pour la semaine du 2 octobre 2017".

L'opposition réclame le départ du président Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir avec le soutien de l'armée en 2005, à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma qui a dirigé le Togo d'une main de fer pendant 38 ans.

Le gouvernement a proposé un projet de réforme constitutionnelle prévoyant notamment de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels. Le texte devrait faire l'objet d'un référendum "dans les prochains mois", selon le gouvernement.

Toutefois, l'opposition rejette ce texte en dénonçant la non-rétroactivité de la mesure qui permettrait à M. Gnassingbé de se représenter aux élections de 2020 et 2025.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé samedi le gouvernement et tous les acteurs politiques au Togo "à s'engager dans un dialogue constructif dans le cadre de discussions sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles".

"L'opposition togolaise n'a jamais été opposée au dialogue. On ne peut pas refuser de se parler. Nous attendons le contenu des discussions, plus précisément de quoi nous voulons parler", déclaré à l'AFP Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais et membre de la coalition.

Avec AFP

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