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Nouveau calendrier de l'application de l'accord au Mali

Les troupes maliennes se joignent aux anciens rebelles lors d'une patrouille conjointe à Gao, Mali, 23 février 2017.

Le gouvernement et les groupes armés signataires de l'accord d'Alger ont relancé le processus de paix au Mali avec la conclusion d'un nouveau calendrier d'application de l'accord, deux ans après sa signature, ont indiqué samedi des sources officielles.

"La plateforme (groupes armés progouvernementaux), la coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rebellion) et le gouvernement malien ont discuté directement, et ça s'est bien passé", a assuré à l'AFP Mohamed Ould Matali, député de la majorité présidentielle et membre de la plateforme.

"Nous avons reconnu que les choses avaient trainé et nous avons fixé un nouveau calendrier pour appliquer l'accord", a-t-il affirmé.

Confirmant "la bonne ambiance" des discussions, Ilad Ag Mohamed, porte-parole de la CMA, a confirmé que les trois parties avaient "arrêté de commun accord un chronogramme d'application des tâches urgentes".

"Nous voulons donner un nouveau souffle à l'accord de paix. D'ici le 20 juillet, le MOC (Mécanisme opérationnel de coordination qui doit organiser les patrouilles mixtes sur le terrain, entre les différentes groupes armés signataires de l'accord d'Alger), y compris à Kidal (nord-est, aux mains de l'ex-rébellion) pourrait être opérationnel", a précisé Ilad Ag Mohamed.

"Les autorités intérimaires, y compris à Kidal et dans toutes les autres régions seront installées d'ici le 31 juillet. D'ici le 30 septembre, les questions de justice transitionnelle, notamment le rôle des kadis, ceux qui rendent la justice religieuse, devraient trouver une solution", a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs ajouté que les trois parties avaient décidé de l'installation de l'administration à Taoudéni (nord-ouest), une des deux nouvelles régions administratives du nord du pays.

Interrogé par l'AFP, sur la date du retour de l'administration malienne dans la ville de Kidal toujours occupée par les ex-rebelles de la CMA, Ilad Ag Mohamed a déclaré : "d'ici le 20 juillet, les lignes vont bouger".

Selon lui, "dès la semaine prochaine" , une commission technique composée des représentants des trois groupes va se réunir "sur cette question, mais aussi sur le retour des réfugiés, l'aide urgente à apporter aux populations".

Interrogée par l'AFP, le gouvernement a affirmé que le Premier ministre malien Abdoulaye Idrissa Maïga avait participé à la rencontre et que les mesures annoncées par les groupes armés avaient effectivement été prises d'un "commun accord".

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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