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Niger

Situation sécuritaire "volatile" dans le sud-est et l'ouest, selon l'ONU

Un soldat nigérien monte la garde dans un camp de la ville de Diffa, au Niger, le 18 juin 2016.

La situation sécuritaire reste "volatile" dans le sud-est et l'ouest du Niger, proches du Burkina Faso, du Mali et du Nigeria, en raison de la persistance des attaques meurtrières qui ont fait une centaine de victimes en 2018, ont prévenu vendredi les Nations unies.

"La situation sécuritaire reste volatile dans la région de Diffa (sud-est) mais aussi dans celles de Tahoua et Tillabéri (ouest) à la frontière avec le Mali et le Burkina Faso", selon des données chiffrées et infographiques du Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) transmises à l'AFP.

L'Ocha cite les attaques meurtrières des groupes armés et des affrontements entre communautés locales.

En 2018, 107 personnes ont été tuées, 97 ont été blessées dans "206 incidents" dont 184 attaques menées par des groupes armés et 22 conflits inter-communautaires survenus dans ces trois régions, précise Ocha. Dans le même temps, 131 personnes y ont été "enlevées".

Diffa (sud-est), où sévit depuis 2015 le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a été le théâtre de 156 "incidents" contre 46 à Tillabéri et 4 à Tahoua, détaille l'agence onusienne.

L'ONU s'inquiète du recours aux engins explosifs artisanaux "en passe de devenir le principal modus operandi" des groupes armés opérant dans plusieurs départements voisins du Burkina Faso.

Selon l'ONU 2,3 millions de personnes, dont la moitié vit dans les trois régions affectées par les activités jihadistes, ont besoin d'une assistance humanitaire en raison de la crise alimentaire aggravée par les déplacements de populations.

Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés de Boko Haram, dont des milliers vivent aux dépens d'une population locale déjà très pauvre, d'après les ONG.

Tillabéri et Tahoua accueillent quelque 52.000 personnes forcées à se déplacer depuis janvier 2018 alors que ces régions hébergent depuis 2012 plus de 57.405 réfugiés Maliens.

Ces deux zones sont le théâtre "d'effroyables violences" de "groupes armés tuant, enlevant des civils" et "brûlant les écoles et pillant les maisons, les entreprises et le bétail", avait déploré en décembre dernier le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Ces menaces empêchent la distribution de l'aide à l'ensemble des personnes dans le besoin, avait alerté le HCR.

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Au moins un gendarme tué dans une attaque en cours de Boko Haram à Diffa

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Au moins un gendarme tué dans une attaque en cours de Boko Haram à Diffa

Des soldats dans le camps militaire de Bosso, dans la région du Niger, près des combats contre Boko Haram, le 17 juin 2016.

Une attaque du groupe jihadiste Boko Haram, débutée mardi soir, était toujours en cours mercredi à Diffa, grande ville du sud-est du Niger, avec une prise d'otages et un bilan provisoire d'un gendarme et deux jihadistes tués, selon un haut responsable local.

L'attaque se poursuivait vers 11 heures (10 heures GMT) où "les assaillants traqués par les forces de sécurité se sont retranchés au domicile d'un gendarme et ont pris en otage plusieurs personnes", a rapporté ce responsable de la région de Diffa, proche du nord-est du Nigeria, le berceau de Boko Haram.

"Aux environs de 21h35 (mardi), des éléments armés de Boko Haram ont réussi à infiltrer la ville (de Diffa) pour mener des attaques. Le bilan pour le moment est d'un sous-officier de la gendarmerie et deux assaillants tués", a-t-il déclaré.

Selon un élu local, les assaillants, soupçonnés d'être équipés de ceintures d'explosifs et dont le nombre n'est pas encore déterminé, "ont infiltré la ville en ciblant plusieurs endroits".

Les forces de l'ordre "continuent de tenter de les déloger", a témoigné un habitant de Diffa joint au téléphone par l'AFP.

Des "tirs" et des "fortes détonations" ont été entendus mardi soir à la gendarmerie, selon des habitants.

"Au niveau du groupement de la gendarmerie nationale de Diffa (on entend) des tirs et de très fortes explosions à l'instant même", avait rapporté dès le début de l'attaque un habitant sur sa page facebook.

De "fortes détonations et des échanges de tirs à la gendarmerie", a écrit un autre.

Boko Haram avait mené pour la première fois le 6 février 2015 des attaques d'envergure sur le sol nigérien. Deux villes, dont Diffa et Bosso, riveraine du bassin du lac Tchad (à cheval entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad), avaient été visées.

Dans le seul mois de mars 2019, 88 civils ont été tués par Boko Haram au Niger, dont les attaques ont contraint plus de 18.000 personnes à fuir leurs villages, selon les Nations Unies qui s'alarment de la "détérioration rapide de la situation sécuritaire" dans la zone de Diffa.

L'armée nigérienne multiplie les opérations aériennes et terrestres, mais ne parvient pas à contenir les assauts des jihadistes retranchés dans des zones marécageuses du lac Tchad et dans des localités nigérianes sous leur contrôle.

L'insurrection de Boko Haram (dont le nom signifie "l'école occidentale est un péché"), qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Retrouvez le dossier spécial de VOA Afrique "La face caché de Boko Haram".

88 civils tués et 18.000 déplacés par Boko Haram en un mois au Niger, selon l’ONU

Des soldats dans le camps militaire de Bosso, dans la région du Niger, près des combats contre Boko Haram, le 17 juin 2016.

Quatre-vingt-huit civils ont été tués dans le sud-est du Niger dans des attaques du groupe jihadiste Boko Haram, qui ont contraint plus de 18.000 personnes à fuir leurs villages dans le seul mois de mars 2019, a indiqué jeudi l'ONU.

"Vingt-et-une attaques contre des civils et les forces militaires ont été enregistrées dans la région en mars 2019, avec un bilan de 88 morts parmi les civils", selon une note du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) à Niamey, transmise à l'AFP.

Ces attaques ont provoqué "un mouvement de 18.480 personnes en direction de la ville de Diffa (capitale régionale) et quelques grands villages", souligne l'agence onusienne.

"Les populations continuent d'arriver sur les différents sites", s'alarme Ocha, qui pointe "une détérioration rapide de la situation sécuritaire" dans la région de Diffa, riveraine du bassin du lac Tchad (à cheval entre le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad) et proche du nord-est du Nigeria, le berceau de Boko Haram.

Ces raids inédits des insurgés nigérians ont également fait des victimes militaires. Une centaine d'habitations ont été incendiées et plusieurs femmes enlevées, selon les autorités locales.

La semaine passée, des parlementaires de Diffa ont affirmé avoir exprimé au président nigérien, Mahamadou Issoufou, leurs inquiétudes au sujet des dernières attaques du groupe islamiste.

"De façon générale, il faut qu'il y ait une présence (militaire) plus visible de nuit comme de jour qui tranquillisera les populations", prises de "panique", avait déclaré à l'AFP Lamido Moumouni, un des élus.

"Vos victoires et vos succès récents (contre Boko Haram) commandent à tous d'être optimistes sur une issue proche de cette épreuve que nous imposent des hors-la-loi", avait assuré jeudi dernier Kalla Moutari, le ministre nigérien de la Défense, devant des soldats de N'Guigmi, ville garnison, secouée le 26 mars par un attentat suicide et une attaque de Boko Haram, qui a fait 13 morts.

L'armée nigérienne multiplie les opérations aériennes et terrestres, mais ne parvient pas à contenir les assauts des jihadistes retranchés dans des zones marécageuses du lac Tchad.

L'insurrection de Boko Haram (dont le nom signifie "l'école occidentale est un péché"), qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

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