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Mali

Un maire du Nord tué dans "une malheureuse circonstance" par l'armée

Des soldats du régiment blindé à Kati, Mali, le 4 mai 2018. (Facebook/FaMa).

Le maire d'Anderamboukane, dans le nord-est du Mali, à la frontière avec le Niger, a été tué lundi par des militaires maliens qui ont ouvert le feu sur un "véhicule suspect" à Ménaka, la principale ville de la région, a annoncé le ministère de la Défense.

Le pays est sous état d'urgence quasiment sans interruption depuis l'attentat jihadiste contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015 (20 morts, outre deux assaillants tués) et connaît de fréquentes attaques, notamment dans le centre et le nord de son territoire.

"Ce jour 4 février 2019, aux environs de 05H20 minutes du matin à Ménaka (nord), un véhicule suspect en direction du dispositif FAMa (forces armées maliennes, NDLR) n'a pas obtempéré aux sommations", a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué.

"Ainsi, au regard de l'environnement sécuritaire marqué par des attaques kamikazes, les FAMA en toute conséquence, ont ouvert le feu sur ledit véhicule", selon le texte.

"Malheureusement, c'est le maire d'Anderamboukane, M. Hamad Ahmed, et trois autres personnes qui étaient à bord. Le maire fut mortellement atteint et les trois autres blessés", déplore le ministère, faisant état de l'ouverture d'une enquête pour élucider "cette malheureuse circonstance".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

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Libération de deux Mauritaniens kidnappés le 18 juillet au Mali

umugabo washakaga guhitana Koloneli Asimi Goita Perezida w'inzibacyuho wa Mali aryamye mu ikamyoneti nyuma yo gutabwa muri yombi

Deux Mauritaniens enlevés au Mali le 18 juillet en compagnie de trois ressortissants chinois ont été libérés mardi, a indiqué une source proche du gouvernement mauritanien.

Les cinq hommes avaient été enlevés lors d'une attaque contre un site de construction d'une route à quelque 55 km de la ville de Kwala, dans le sud-ouest du Mali, non loin de la frontière mauritanienne, selon l'armée malienne.

Les deux Mauritaniens "ont été libérés cet après-midi par leurs ravisseurs et se trouvent désormais aux mains des autorités mauritaniennes", a dit à l'AFP un responsable du ministère mauritanien de la Communication, confirmant une information de l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

"Ils se trouvent à Vassala, sur la frontière sud-est avec le Mali. Ils sont en bonne santé", a ajouté cette source, qui n'était pas en mesure de donner de détails sur les circonstance de leur libération ou sur l'identité des ravisseurs.

Ce responsable ayant requis l'anonymat et l'AMI n'ont pas non plus donné d'indications sur le sort des trois ressortissants chinois enlevés en même temps qu'eux.

L'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar avait rapporté que les assaillants, arrivés à moto, avaient incendié des réservoirs de carburant avant de s'enfuir avec les otages. Des équipements de chantier avaient également été détruits, avait indiqué l'armée malienne, sans plus de détails.

Les rapts, à la fois de Maliens et de ressortissants étrangers, sont monnaie courante dans le pays, foyer de violences jihadistes, intercommunautaires ou crapuleuses qui ensanglantent cette partie du Sahel depuis des années.

Cinq catholiques maliens avaient été kidnappés le 21 juin après leur départ de Ségué, une localité située sur le plateau dogon (centre) peuplé en grande partie de catholiques. Quatre d'entre eux avaient été libérés deux jours plus tard et le cinquième à la mi-juillet.

Le journaliste français Olivier Dubois, enlevé dans le nord du Mali le 8 avril, est pour sa part toujours aux mains de ses ravisseurs.

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort
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Décès de l'homme soupçonné d'avoir tenté de poignarder le président malien de transition

Le personnel de sécurité escorte un agresseur présumé du président malien, le colonel Assimi Goita, hors de la grande mosquée Fayçal à Bamako, le 20 juillet 2021.

Un homme accusé d'avoir tenté de poignarder le président intérimaire du Mali, Assimi Goita, la semaine dernière, est mort à l'hôpital alors qu'il était détenu par les services de sécurité, a déclaré le gouvernement dans un communiqué dimanche.

Assimi Goita, un colonel des forces spéciales qui a orchestré deux coups d'État en moins d'un an, s'en est sorti indemne après que l'agresseur a tenté de le poignarder pendant la prière dans une mosquée de la capitale Bamako mardi dernier.

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta
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Des agents de sécurité ont jeté un homme à l'arrière d'un pick-up militaire, selon une vidéo obtenue par Reuters, alors que le colonel Goita était aussitôt entouré de gardes du corps.

"Au cours des investigations (...) son état de santé s'est dédradé", lit-on dans le communiqué du gouvernement. Il a été transporté à l'hôpital, où il est décédé, ajoute le communiqué.

Une enquête est en cours pour déterminer la cause du décès.

Le Mali, théâtre d'opérations soutenues par la France contre les insurgés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique pendant une décennie, a été plongé dans la tourmente politique après qu'une junte militaire dirigée par M. Goita a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita en août 2020.

M. Goita a été le vice-président du dirigeant de transition Bah Ndaw jusqu'à l'éviction de ce dernier en mai.

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Six athlètes maliens à Tokyo

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