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Niger

Nouvelle attaque contre un camp de l'armée nigérienne près du Mali

Entrainement de soldats nigériens au Burkina Faso, le 21 février 2019.

"Des hommes lourdement armés" ont attaqué jeudi un camp de l'armée nigérienne à Chinégodar (Ouest, frontière malienne), a indiqué à l'AFP une source sécuritaire, sans fournir de bilan, un mois après l'attaque par des jihadistes du camp d'Inates dans le même secteur, qui avait fait 71 morts.

"Le camp de Chinégodar a été attaqué ce jeudi par des hommes lourdement armés venus sur des motos et dans des véhicules, mais nous ne disposons pas encore de bilan", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire.

Un élu de Tillabéri a aussi confirmé "l'attaque du camp militaire de Chinégodar".

C'est la première attaque menée contre le camp de Chinégodar, un village nigérien à 10 km de la frontière malienne, situé dans la région de Tillabéri (ouest) souvent visée par des attaques jihadistes.

Chinégodar avait accueilli en 2012 les tout premiers réfugiés maliens après l'offensive des rebelles touareg et leurs combats avec l'armée dans le nord du Mali.

Un état d'urgence censé prévenir les incursions jihadistes récurrentes est déjà en vigueur. Les autorités de Tillabéri ont aussi décidé "d'interdire la circulation de motos, de nuit comme jour" dans plusieurs localités, y compris dans la ville de Tillabéri, la capitale régionale.

C'est dans cette même région de Tillabéri, également frontalière du Burkina Faso, que 71 soldats nigériens avaient été tués le 10 décembre à Inates, dans une opération revendiquée par l'Etat islamique, la pire attaque au Niger depuis le regain des actions jihadistes en 2015.

Le 25 décembre, 14 militaires ont également été tués lors d'une attaque "terroriste" dans la commune de Sanam.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé le 22 décembre, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, que les pays du Sahel et la France lanceront "un appel à la solidarité internationale" durant un sommet à Pau (sud-ouest de la France) le 13 janvier, consacré à la lutte contre les groupes jihadistes.

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La BCEAO retire ses réserves de change de la tutelle de la Banque de France

Deux personnes échangent de l'argent à Abidjan, le 31 décembre 2004.

Cinq milliards d'euros de réserves de change des Etats ouest-africains utilisant le franc CFA sont en cours de transfert de la France vers la Banque centrale ouest-africaine, conformément à la réforme de cette monnaie, a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier.

La Banque de France "est en train de transférer des fonds qui appartenaient aux Etats africains", a indiqué à l'AFP cette source requérant l'anonymat, précisant le montant des fonds: "cinq milliards d'euros".

Sollicitée par l'AFP, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, a décliné tout commentaire sur ce transfert.

Le franc CFA est la monnaie commune à huit pays membres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) - Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo - et à six Etats de la Communauté économique ét monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) -Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

Seuls les pays de l'UMOA sont concernés par ce transfert.

La réforme du franc CFA - qui ne concerne pour l'heure que la zone UMOA - a été annoncée en décembre 2019 à Abidjan par les présidents français et ivoirien, respectivement Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, pour répondre au feu de critiques contre cette monnaie qui est perçue comme une relique du temps de la colonisation.

La réforme prévoit notamment que la BCEAO n'est plus désormais tenue de déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France.

Les pays de la Cémac, eux, vont continuer de le faire.

Pour l'économiste togolais Kako Nubukpo, connu pour ses positions critiques vis-à-vis du franc CFA, "cette décision pourrait inciter les Etats de la zone franc à renouveler les modalités de placement de leurs réserves de change et de gestion de la trésorerie des banques centrales".

Cela pourrait aussi les inciter à "imaginer un régime de change moins rigide que celui qui existe actuellement, à savoir la parité fixe entre le franc CFA et l'euro", maintenue par la réforme.

L'économiste plaide également pour une réflexion sur "le rôle des réserves de change dans la transformation structurelle des économies de la zone Franc", estimant que "cette période Covid-19 pousse à une utilisation active des réserves de change pour relancer l'économie mondiale".

La réforme prévoyait aussi un changement de nom, toujours pas effectif, le franc CFA devant devenir l'eco, et le retrait de la France des instances de gouvernance de l'UMOA.

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Seize soldats nigériens ont été tués dans une embuscade

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