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N'Djamena dément les "affabulations" contre Déby soupçonné par la justice américaine d'avoir reçu des "pots-de-vin"

  • VOA Afrique

Le président Idriss Deby, au centre, lève les mains des militaires tchadiens revenus du Niger, à N’Djamena, Tchad, 11 décembre 2015.

Le gouvernement tchadien a estimé mardi que les soupçons exprimés sur le président Idriss Déby Itno, soupçonné par la justice américaine d'avoir reçu des "pots-de-vin" d'un ex-ministre sénégalais dans une affaire d'attribution de droits pétroliers au Tchad, étaient des "affabulations".

"Face à cette énième allégation mensongère, le gouvernement de la République du Tchad tient à apporter un démenti formel à cette honteuse affabulation", selon un communiqué de presse du gouvernement.

Lundi, l'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Gadio, ainsi qu'un responsable d'une ONG basée à Hong-Kong et aux Etats-unis, ont été inculpés, accusés d'avoir corrompu pendant plusieurs années des hauts responsables du Tchad et d'Ouganda afin d'obtenir des avantages pour une entreprise pétrolière chinoise.

En échange d'un pot-de-vin de deux millions de dollars, le président du Tchad aurait offert à l'entreprise pétrolière chinoise des droits pétroliers dans le pays sans passer par un appel d'offres international. L'ancien ministre sénégalais aurait joué un rôle central dans cette affaire.

Dans son communiqué, le gouvernement tchadien estime que l'affaire relève de l'"acharnement" contre Idriss Déby Itno et "s'insurge contre l'attitude du gouvernement américain et de certaines officines qui visent à ternir l'image du Tchad et de son président".

"Depuis (le début de) l'exploitation du pétrole, le président de la République a toujours oeuvré pour la transparence et la bonne gestion des ressources naturelles", selon le texte. Le "Tchad réaffirme sa totale souveraineté et reste dans la poursuite de son combat pour le développement et le bien-être social du peuple tchadien".

Fin août, la justice américaine avait condamné l'ancien ministre guinéen, Mamhmoud Thiam, à sept ans de prison pour avoir blanchi de l'argent de pots-de-vin reçus d'entreprises chinoises.

M. Thiam, ex-ministre des Mines en Guinée, avait été reconnu coupable en mai. Il avait notamment utilisé les 8,5 millions de dollars reçus pour payer l'école de ses enfants et acheter une maison à 3,75 millions de dollars près de New York.

Avec AFP

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