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Monaco-PSG : déjà dans la poche pour Paris ?


Les joueurs du PSG célèbrent après leur victoire en match de huitièmes de finale de la Ligue des champions contre Barcelone au stade du Parc des Princes à Paris, 14 février 2017.

A peine plus de six mois. C'est le temps qu'il a fallu avant les retrouvailles comptant pour la 14e journée de L1, pour voir les courbes de résultat s'inverser entre un PSG en état de grâce après avoir digéré la perte de son titre, et un Monaco, rentré dans le rang après un flamboyant parcours sur les scènes nationale et européenne l'an dernier.

D'un côté, une formation parisienne toujours invaincue, solide leader du championnat (35 points) et déjà qualifiée en 8es de finale de la Ligue des champions, où elle a impressionné tout le gratin continental avec un bilan de 24 buts en phase de groupe pour un seul encaissé. Du jamais-vu !

De l'autre, une équipe monégasque (2e, 26 pts) en manque de repères depuis le départ cet été d'au moins quatre des principaux artisans de sa saison historique (Benjamin Mendy, Tiémoué Bakayako, Bernardo Silva, Kylian Mbappé). Résultat, une élimination dès le premier tour de la C1 pour le demi-finaliste sortant qui assombrit un parcours jusque-là très honorable en L1.

Ce qui a fait la différence ? En grande partie, le dernier mercato estival. Pendant que le PSG réalisait les deux coups du siècle, en chipant notamment à Monaco la pépite française Kylian Mbappé (prêt avec option d'achat obligatoire estimée à 180 M EUR, bonus compris), l'ASM multipliait les ventes records, fidèle à sa stratégie de la plus-value.

- Gare à être 'prétentieux' -

"Après les départs de joueurs, il y a toujours un peu de difficulté. C'est sûr. C'est arrivé après les départs de Kurzawa, Kondogbia, Martial, Ferreira Carrasco, Abdennour et autres (en 2015, NDLR). L'année suivante a été moins bien", a admis l'entraîneur monégasque Leonardo Jardim.

"L'an dernier, la saison a été excellente à tous les niveaux. Cette année, on a plus de difficultés. C'est normal. On a besoin de temps", a-t-il estimé alors que le PSG n'a, selon lui, "pas pris de risque en effectuant un mercato de très haut-niveau".

"Ils ont acheté deux joueurs du onze de la Fifa (Neymar et Daniel Alves, NDLR) et le Golden boy de l'année dernière (Mbappé, NDLR). Ajoutez à cela les joueurs qui sont restés, cela donne un gros effectif", a souligné le technicien portugais.

De quoi déjà affirmer que le PSG est en route pour conquérir le 7e sacre national de son histoire ?

"Non, loin de là. Pas après quinze matches de championnat. Il y aura neuf points d'écart si on gagne là-bas. Mais on sait qu'à tout moment, il peut se passer des choses. Pour moi, ce serait prétentieux de dire qu'on a gagné le championnat dimanche", a confié à l'AFP le latéral parisien Thomas Meunier, jeudi.

- Moins souverain à l'extérieur -

"En championnat Paris montre chaque week-end qu'ils sont au-dessus du lot. On peut les titiller un peu, mais on est un cran plus bas", a tout de même admis son compatriote de Monaco Youri Tielemans.

En dépit de signaux très favorables, Unai Emery a martelé un message de prudence avant le choc face à un adversaire "historiquement difficile" pour le PSG, qui "n'a gagné qu'une fois" en championnat sur les sept derniers matches.

"Ils sont très forts à la maison avec cette capacité à marquer beaucoup de buts, comme contre Marseille (6-1)", a prévenu le technicien parisien. D'autant plus qu'à l'extérieur, son équipe s'est montrée moins souveraine dans le jeu à l'image de la victoire in extremis contre Dijon (2-1) ou du nul miraculeux à Marseille (2-2) dans les dernières minutes aussi.

Un motif d'espoir pour Monaco ? "Chaque année, on essaie de faire quelques petites choses (tactiques, NDLR) pour y arriver", espère Jardim.

"Je me souviens avoir gagné là-bas contre un Paris aussi fort entraîné par Blanc. L'an dernier, on a gagné à domicile. Normalement, on arrive à faire de bons matches", a-t-il ajouté. Pour espérer conserver son titre, il n'y a pas d'autre alternative.

Avec AFP

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