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États-Unis

Melania Trump impassible face à une rumeur d'infidélité de Donald

Le Première dame des Etats-Unis, Melania Trump, arrive au Congrès pour le discours de Donald Trump à Washington, le 30 janvier 2018.

Melania Trump a sacrifié à la tradition, mardi : elle a assisté comme toutes les Premières dames avant elle au discours sur l'état de l'Union de son mari au Congrès, sur fond de rumeurs de problèmes conjugaux.

Depuis la tribune qui lui était réservée dans l’hémicycle de la Chambre des représentants, l'ancienne mannequin slovène, scrutée par des centaines de paires d’yeux, n’a envoyé aucun signal clair sur son état d’esprit, portant sur son visage le même masque austère que lors de la plupart de ses prestations publiques.

C'était sa première apparition publique depuis que, le 12 janvier, le Wall Street Journal a rapporté le paiement, durant la campagne présidentielle, de 130.000 dollars à une ancienne actrice pornographique, Stormy Daniels, pour qu'elle taise avoir eu des relations sexuelles avec Donald Trump en 2006, alors qu'il venait d'épouser Melania. Ce que la Maison Blanche a démenti.

Les sourires de Mme Trump se sont comptés sur les doigts d’une main, mardi soir. Le premier, le plus éclatant, apparut à son entrée, face à la belle ovation lancée par les parlementaires et le reste du public, surtout républicains. Des bavardages avec le "patriote" de 12 ans assis à sa droite et le policier d'Albuquerque à sa gauche ont aussi brièvement détendu son expression.

Puis la sévérité dont elle est coutumière est revenue, forçant les observateurs à décrypter le moindre de ses gestes. Le blanc crème de son tailleur pantalon était-il un clin d’oeil au blanc porté l’an dernier par les démocrates défendant les femmes contre le nouveau président ? Le tailleur pantalon était-il lui-même une référence à Hillary Clinton, qui ne portait que cela ?

Et quand la Première dame préférait applaudir assise pendant certaines des dizaines d’ovations debout ayant ponctué le discours, désirait-elle démontrer la modération de son soutien envers son mari ?

Enfin, que penser du fait que Melania Trump s’est rendue au Congrès dans son propre véhicule, au lieu de la limousine présidentielle ? Officiellement, c’était pour faire plus d'honneurs aux invités spéciaux du couple présidentiel. Mais ce fut une rupture de tradition.

'Concentrée sur sa famille'

Après l'accusation de Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford, Melania Trump ne s'est elle-même pas publiquement affichée avec son mari pour le défendre, contrairement aux précédentes accusations de harcèlement ou d'agressions sexuelles portées contre lui.

Surtout, elle a annulé un voyage à Davos, où le président américain a dû se rendre seul la semaine dernière.

A la place, Melania Trump a fait une visite, seule, du musée de l'Holocauste à Washington jeudi, puis un aller-retour vendredi à Mar-a-Lago, dans le club privé de Donald Trump, où elle s'est rendue au spa.

La porte-parole de la Première dame, Stephanie Grisham, a dénoncé sur Twitter des informations "salaces et complètement fausses"... "Elle se concentre sur sa famille et son rôle en tant que Première dame", a-t-elle ajouté.

Stormy Daniels a donné sa version de l'histoire dans une interview au magazine In Touch publiée seulement la semaine dernière mais réalisée en 2011. Selon le Wall Street Journal, elle a confié en privé avoir eu des rapports sexuels avec Donald Trump en juillet 2006, en marge d'un tournoi huppé de golf près du lac Tahoe, une région touristique à cheval entre la Californie et le Nevada. A l'époque M. Trump était marié avec Melania, et leur enfant Barron venait de naître.

L’actrice a été interviewée mardi soir dans l'émission de Jimmy Kimmel sur ABC, après le discours présidentiel, et doit l'être encore jeudi dans le talk show matinal "The View" sur la même chaîne.

Lors de son apparition à "Jimmy Kimmel Live!", Stormy Daniels, qui serait tenue par un accord de confidentialité, n'a rien révélé de marquant, riant de manière embarrassée et détournant constamment les questions de l'animateur.

"Je croyais que c'était un talk show et pas un film d'horreur", a-t-elle dit lorsque Jimmy Kimmel a lu un extrait d'une interview donnée en 2011 au magazine In Touch, qui n'a été publiée que récemment et porterait sur la liaison supposée.

Avec AFP

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L'administration Trump veut prolonger la détention de certains demandeurs d'asile

Arrivée de familles de migrants, escortés par la police des frontières des États-Unis, le 21 juin 2018 à Hildalgo, au Texas.

Le gouvernement de Donald Trump pourrait maintenir en détention les immigrants ayant traversé illégalement la frontière mexicaine jusqu'à l'examen de leur demande d'asile, une procédure pouvant prendre des mois ou des années, rapporte le New York Times mardi, suscitant l'inquiétude des associations.

L'ACLU, la puissante organisation qui défend les droits civiques, a promis de contester cette décision devant les tribunaux.

"Notre constitution ne permet pas au gouvernement d'enfermer les demandeurs d'asile en dehors d'une application régulière de la loi", a critiqué, sur Twitter, l'ACLU.

L'association fait ici référence à une décision complexe, annoncée par le ministère américain de la Justice mardi soir, qui s'appuie sur un cas spécifique.

Pour Judy Rabinovitz, spécialiste des droits des migrants à l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), l'administration veut ainsi "envoyer un message" aux demandeurs d'asile, les prévenant qu'ils "seront détenus". "C'est vraiment indécent", déplore-t-elle, citée par le New York Times.

Une telle politique, qui n'entrerait en vigueur que dans trois mois, vise à honorer la promesse de Donald Trump de mettre fin à la pratique du "catch and release" (attrape et libère), tant décrié par le président des Etats-Unis.

Jusqu'ici, les demandeurs d'asile arrêtés sur le sol américain pouvaient être libérés sous caution, dans l'attente de l'examen de leur dossier, une procédure qui peut prendre plusieurs mois ou plusieurs années, selon le quotidien de New York.

Avec la mise en place d'une telle politique, ils ne pourront plus être libérés sous caution, d'après le journal, qui indique que cela ne concernerait pas les immigrants déposant une demande d'asile aux ports d'entrée légaux à la frontière.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille et a dépeint les milliers de migrants venus d'Amérique centrale ces derniers mois comme une menace à la sécurité nationale, accusant régulièrement les démocrates de laxisme.

Ces derniers jours, il a menacé de transférer des clandestins arrêtés à la frontière vers des "villes sanctuaires", la plupart démocrates, provoquant l'opposition de ses adversaires politiques.

Avec AFP

Le Congrès exigeait l'arrêt de l'engagement militaire au Yémen, Trump met son veto

Donald Trump, président des États-Unis, lors d'un meeting de campagne à Grand Rapids, Michigan, États-Unis, le 28 mars 2019. REUTERS / Joshua Roberts

Comme attendu, Donald Trump a mis mardi son veto à une résolution du Congrès qui l'exhortait à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen, s'opposant pour la deuxième fois en deux mois à une décision du parlement américain.

"Cette résolution est une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes pouvoirs constitutionnels, mettant en danger des vies de citoyens américains" a déclaré dans un communiqué M. Trump à propos de ce texte adopté par les deux chambres du Congrès au début du mois.

Cette séquence politique avait été perçue comme un camouflet pour le président républicain, compte tenu de sa majorité au Sénat.

Le Congrès avait utilisé une loi votée en 1973 et limitant les pouvoirs militaires du président dans un conflit à l'étranger.

Les Parlementaires avaient appelé à la fin des opérations militaires au Yémen, où depuis 2015, le Pentagone fournit un "soutien non-combattant" à la coalition menée par l'Arabie saoudite, alliée historique des Etats-Unis.

Les rapports entre Ryad et Washington se sont considérablement refroidis après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre 2018, par un commando venu de Ryad.

La réaction tiède de Donald Trump face au jeune prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane --considéré comme "responsable" du meurtre par le Sénat américain-- avait indigné jusque dans ses rangs.

"Nous fournissons ce soutien pour plusieurs raisons. D'abord, c'est notre devoir de protéger la sécurité des plus de 80.000 Américains qui résident dans certains pays de la coalition qui ont été victimes d'attaques de Houthis depuis le Yémen", explique le président américain dans le communiqué, transmis par la Maison Blanche.

- Soutien contesté -

Le Yémen est déchiré par un conflit dévastateur depuis l'intervention d'une coalition arabe sous commandement saoudien en mars 2015 pour soutenir des forces pro-gouvernementales contre les rebelles Houthis.

Ces derniers sont soutenus par l'Iran, grand rival chiite de l'Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient.

Ce conflit a provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU et a fait plus de 10.000 morts. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur et l'engagement américain aux côtés de la coalition dirigée par Ryad est régulièrement la cible de critiques.

"Le Congrès ne devrait pas chercher à interdire certaines opérations, comme les ravitaillements en plein vol", argue le président républicain dans son communiqué.

C'est la deuxième fois que Donald Trump se retrouve obligé d'opposer son veto à un texte voté par le Congrès: en mars, ce dernier avait bloqué la procédure d'urgence qu'il avait décrétée pour débloquer des fonds dédiés à la construction du mur qu'il souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Un blocage parlementaire qu'il avait choisi de contourner en mettant son propre veto.

Depuis les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2018, les républicains ont consolidé leur majorité au Sénat (53 sièges sur 100) mais ont perdu le contrôle de la Chambre des représentants.

Mais le président et sa majorité ont du mal à s'entendre autour de plusieurs sujets extrêmement controversés, comme la guerre au Yémen ou le mur à la frontière avec le Mexique.

Avec AFP

Les difficultés des contrôle aux frontières aux Etats-Unis

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Le rapport du procureur spécial Robert Mueller sera rendu public jeudi

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