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Enquête après une vidéo controversée de Zefzafi au Maroc

Nasser Zefzafi harangue la foule à Al-Hoceïma le 18 mai 2017. (AP /Aboussi Mohamed)

La justice marocaine a ordonné une enquête après la diffusion d'une vidéo controversée du leader emprisonné de la contestation dans le nord du Maroc, manifestement filmée en détention et qui suscitait la polémique mardi dans le pays.

Lundi, dans la foulée de sa comparution devant un juge d'instruction, une vidéo de Nasser Zefzafi a été diffusée par un site d'information locale, réputé proche des milieux sécuritaires.

On y voit Zefzafi, visiblement filmé depuis une cellule, en train d'exhiber des parties de son corps, comme pour montrer qu'il n'a pas été violenté. La vidéo a été retirée depuis.

"Immédiatement après avoir pris connaissance de cette vidéo", le procureur général du roi à Casablanca a "ordonné l'ouverture d'une enquête pour élucider les circonstances de son enregistrement et la finalité de sa publication", selon un communiqué diffusé dans la soirée.

De son côté, l'administration pénitentiaire a démenti que cette vidéo ait été enregistrée dans la prison de Casablanca, où Zefzafi est incarcéré depuis son arrestation fin mai.

"Depuis sa mise en détention à la prison concernée", le prisonnier "n'a jamais porté la tenue avec laquelle il apparaît dans la vidéo", a ajouté la direction générale des prisons (DGAPR).

La diffusion de la vidéo, jugée comme dégradante pour Zefzafi, a suscité la polémique et de nombreuses réactions d'indignation.

Non daté et non sourcée, elle dure près de deux minutes: Zefzafi, calme et silencieux, obtempère et soulève sa djellaba pour montrer son torse, son dos et ses jambes, avec en bruit de fond des voix masculines.

L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) a condamné une séquence "humiliante" qui constitue une "atteinte à ses droits de prisonnier".

Le site d'info en français Le Desk voit "deux pistes à priori" pour son origine, la prison ou la police", et s'indigne "d'un nouvel épisode du climat délétère que traverse le pays avec son chapelet de barbouzeries continuelles (...)".

Le Desk brocarde le "site de propagande policière" à l'origine de la diffusion de la vidéo, qui "n'est pas le seul vecteur de ses campagnes haineuses", et appartient au "triste bataillon d'une presse jaune numérique".

"Zefzafi filmé en prison : choc, enquête et interrogations", titrait pour sa part le site Médias24.

"A chaque fois qu'il y a un apaisement, une nouvelle étincelle vient mettre le feu aux poudres", s'interroge Médias24, qui rappelle que d'autres fuites concernant les évènements d'Al-Hoceïma (nord) "restent non élucidées".

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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