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Marissa Samaké condamnée à Paris à 8 mois avec sursis pour possession d'arme

Tapis de bagage à l'aéroport Bamako Senou, le 19 août 2019. (VOA/Kassim Traoré)

L’épouse de Yeah Samaké un homme politique malien a été interpellée par la police de l’air et des Frontières à l’aéroport international Charles de Gaule en France pour détention d'arme à feu avec munitions dans sa valise à main.

Cette affaire met à nue les défaillances sécuritaires de l'aéroport Modibo Keïta Bamako Sénou. La femme a été condamnée à 8 mois de prison avec sursis, elle doit aussi payer une amende de 5.000 euros.

L’épouse d’un ambassadeur malien arrêtée à l’aéroport Charles-de-Gaulle avec une arme à feu
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De l'aéroport international Modibo Keïta de Bamako, à Roissy Charles-de-Gaulles, une arme se trouvait dans le bagage cabine. La ressortissante indienne et épouse de Yeah Samaké a été arrêtée le 12 août dernier par les fonctionnaires de la police aux frontières de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle parce qu’elle possédait un pistolet chargé.

Abrahamane Diallo, porte-parole de la famille Samaké, raconte que ''la famille Samaké était en instance de déménagement à Ouélésseboubou" (localité située à 80 Km de Bamako au sud) à la veille de la fête de Tabaski.

"Madame Samaké soustrait l'arme de la portée des enfants, elle l'avait mis dans son sac à main, malheureusement la nuit de la fête, elle devrait voyager sur les Etats Unis, elle n'a pas eu l'occasion de l’enlever. Elle a pu passer à l'aéroport de Bamako Sénou, c'est malheureux c’est regrettable. Ce n'est qu'arrivée à l'aéroport Roissy que l'arme a été découverte dans son sac", explique-t-il.

L'épouse de Yeah Samaké était en transit à l’aéroport parisien, elle venait de Bamako, avec ses deux enfants et son arme dans son sac. Elle aurait donc pu passer sans difficulté les contrôles de sécurité de l’aéroport malien.

Incompréhensions à l'aéroport de Bamako

''Comment on peut quitter Bamako avec une arme, passer par l'aéroport sans qu'un contrôle policier ou sécuritaire ne découvre cette arme", déplore Mamoutou Mallé, agent de sécurité. "Je pense que nos autorités doivent redoubler d'ardeur à ce niveau, sinon c'est une honte pour le Mali".

La mère de famille a été jugée le 14 août dernier au tribunal de Bobigny. Elle a expliqué qu’elle tenait l’arme éloignée de ses enfants. Mais le juge l’a condamnée à huit mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende.

''Il y a eu quelque part de la faille de la part de nos forces de sécurité, moi-même en tant qu’agent de sécurité ce que je demande aux agents de redoubler d'efforts, d'être très vigilants", confie Mamadou Dembélé, un vigile de l'aéroport. "C'est la femme d'un haut responsable de ce pays, c'est une honte, le Mali sous cette tension de terrorisme ne doit pas faire ce genre de gaffe. Cet acte doit être puni".

Dans un Mali en pleine crise, avec l'insécurité et le terrorisme, cette faille de l'aéroport de Bamako Sénou révolte certains maliens comme Oumar Diakité, qui souligne que "on peut prendre l'aéroport de Bamako Sénou sans grande difficulté, on ne sécurise que le président IBK".

Après son jugement Marissa Samaké et ses enfants ont été libérés, et sont rentrés à Bamako le 17 août. La famille Samaké regrette cet incident malheureux.

"Ce qui est important de souligner, c'est que Marissa Samaké n'avait aucune intention criminelle", insiste Abdrahamane Diallo. "Sa bonne foi ne fait aucun doute, c'est vrai arrivée à l'aéroport les contrôles devraient être plus pointus. Nous regrettons que cela n'a pas été fait, si on avait découvert l'arme à l'aéroport de Bamako cela aurait été souhaitable".

Suite à cet incident, le général Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la protection civile, dit que des dispositions ont été prises: "nous avons immédiatement co-présidé une réunion avec tous les acteurs à l'aéroport pour faire le point et prendre des dispositions pour que cela ne puisse plus jamais se reproduire".

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Tapis rouge pour Félix Tshisekedi en Belgique

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Suspension du Parlement britannique: la Cour suprême rendra sa décision "en début de semaine prochaine"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson au Parlement

La Cour suprême du Royaume-Uni espère rendre sa décision sur la suspension controversée du Parlement "en début de semaine prochaine", a annoncé sa présidente Brenda Hale à l'issue de trois jours d'audience.

La Cour devra trancher sur la "légalité" de la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement, a insisté Lady Hale, reconnaissant que ce n'est "pas une question simple". "Mais nous savons aussi que ce dossier doit être résolu aussi vite que possible et nous espérons être en mesure de rendre notre décision en début de semaine prochaine", a-t-elle ajouté.

Paris et Dakar militent ensemble pour les JO de 2024

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Manifestation contre le meurtre d'une femme par son conjoint en France

Bannières dédiées à la mémoire des femmes tuées par leurs partenaires étalées dans un squat d'artiste à Paris le 6 septembre 2019.

Près de mille personnes se sont rassemblées au Havre, demandant justice pour une jeune femme tuée par son conjoint devant leurs trois enfants. La victime avait porté plainte en août.

"Brisons le silence", "Stop aux féminicides", "Stop à la violence", pouvait-on lire sur des pancartes dans le cortège. Nombre de manifestants scandaient "Justice pour Johanna".

Sur les quelque 800 personnes qui se sont rassemblées devant la mairie, environ 600 ont défilé dans les rues de la ville, selon la police, indiquant que le cortège était à 70% composé de femmes et d'enfants.

L'homme de 37 ans qui a poignardé sa conjointe de 27 ans devant leurs enfants de six, quatre et deux à la sortie d'une grande surface, "devrait être déféré au parquet pour être mis en examen", a annoncé le parquet du Havre mardi soir.

Interpellé peu après les faits, il a porté 14 coups de couteaux à sa conjointe, a reconnu la matérialité des faits et dit avoir agi par crainte que la victime ne le prive de ses fils, a précisé le parquet.

Le 11 août, la victime avait déjà porté plainte. La police était alors intervenue au domicile du couple, que "la jeune femme disait avoir quitté en passant par la fenêtre de l'appartement (...) ayant été menacée par son compagnon à l'aide d'un couteau ainsi que d'étouffement avec un sac en plastique". Le conjoint avait alors été interpellé puis relâché.

La jeune femme avait depuis quitté le domicile commun pour s'installer dans un foyer et "les enfants étaient pris en charge tour à tour par chacun des parents" dans l'attente d'un jugement sur leur garde. C'est alors que la victime allait chercher ses enfants que son conjoint l'a poignardée.

Un coq remporte un procès en France

Un tribunal en France sur le point de décider si le chant d'un coq doit être considéré comme une nuisance pour le voisinage.

La justice française a autorisé le coq Maurice à continuer de chanter sur l'île d'Oléron, rejetant la plainte des voisins qui l'accusaient de les réveiller dès l'aube.

"On leur a volé dans les plumes!": Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, a poussé le cocorico de la victoire devant le tribunal de Rochefort qui a même condamné ses voisins à lui payer 1.000 euros de dommages et intérêts et ses frais de justice.

Dans son jugement du 5 septembre, le tribunal s'en réfère à un constat d'huissier, venu trois nuits de suite vérifier l'heure de réveil et le volume du chant de Maurice. Verdict, le volatile fait son travail au lever du soleil "de façon intermittente" entre 06h30 et 07h00 seulement, et non pas dès 04h00 comme l'accusaient les voisins, et à un niveau "simplement perceptible donc peu intense" une fois la fenêtre fermée.

Les voisins, un couple d'agriculteurs retraités de Haute-Vienne dont la maison d'Oléron est la résidence de vacances, sur la côte atlantique, n'ont pas établi la preuve d'une nuisance. Ils ont même "agi de façon abusive" en portant plainte, d'autant qu'ils "n'ont pas attendu réellement la possibilité d'une solution amiable", a tranché le tribunal.

"C'est une victoire pour tous les gens dans la même situation que moi. J'espère que cela fera jurisprudence pour eux", s'est félicitée Corinne Fesseau. "Tout le monde va être protégé derrière: les cloches, les grenouilles... Et pourquoi pas une loi Maurice pour protéger tous les bruits ruraux ?", a-t-elle ajouté. Une allusion aux autres querelles de voisinage liées au bruit qui émeuvent depuis quelque temps le monde rural en France, comme celle que le tribunal de Dax devra examiner en octobre, ciblant cette fois-ci les caquètements et gloussements de canards et d'oies en plein pays du confit et du foie gras.

- "Team Maurice" -

Article dans le New York Times, T-shirts "Let me sing" (Laissez-moi chanter) de la Team Maurice, pétition pour "sauver Maurice" (140.000 signatures), le gallinacé de Saint-Pierre-d'Oléron est devenu en quelques mois le symbole de la ruralité menacée en France. Au point d'amener le maire du petit village de Gajac, à 70 km de la ville de Bordeaux, à proposer le classement de ces bruits au patrimoine national et fonder l'association L'Écho de nos campagnes, pour "protéger notre monde rural et nos traditions".

Lors de l'audience sur le cas du coq Maurice, le 4 juillet, une grande partie des débats avait porté sur la notion même de campagne. Me Vincent Huberdeau, avocat des plaignants, avait ainsi rejeté l'idée d'un procès "entre citoyens bobos et ruraux", estimant que Saint-Pierre-d'Oléron, avec près de 7.000 habitants en hiver et 35.000 en été, n'est pas vraiment la campagne sur cette île vivant essentiellement du tourisme.

"Je ne suis pas une ville, je suis une petite commune", assurait pourtant le maire Christophe Sueur, volant au secours de Corinne Fesseau, issue d'une vieille famille de l'île d'Oléron. "On a toujours vécu avec des potagers, des poulaillers, on a une vie plutôt traditionnelle", soulignait le maire.

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