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Mali

Le CICR suspend ses activités à Tombouctou

Le CICR affirme avoir suspendu ses activités à Tombouctou, dans le nord du Mali, "à cause de l'insécurité grandissante".

Le Comité international de la Croix-Rouge explique sa décision par l'insécurité grandissante qui continue de prévaloir dans le nord du Mali.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé mardi suspendre ses activités dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, en raison de "l'insécurité grandissante".

"Nous suspendons temporairement nos activités dans la région de Tombouctou à cause de l'insécurité grandissante qui impacte aussi nos opérations", a annoncé le CICR au Mali sur son compte Twitter.

Il est "quasi impossible de continuer à travailler lorsque nous sommes régulièrement l'objet de braquages", a-t-il poursuivi.

Jean-Nicolas Marti, chef de délégation au Mali, a précisé dans un tweet séparé que cette décision faisait suite au "vol à main armée" d'un véhicule de l'organisation à Tombouctou.

"En plein jour, en pleine ville, l'emblème de la Croix-Rouge attaqué. Inacceptable!", a-t-il écrit, ajoutant: "Le CICR Mali suspend temporairement ses opérations menées depuis Tombouctou".

L'insécurité règne dans le nord du Mali depuis plusieurs années.

Cette vaste région en grande partie désertique était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire française lancée en janvier 2013.

Cette opération se poursuit, mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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Une délégation de la société civile présente ses excuses à la Minusma

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L’entrepôt de la Minusma à Sévaré saccagé et pillé

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Du matériel de la mission de l'ONU pillé par des manifestants

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Du matériel de la mission de l'ONU pillé par des manifestants à Sévaré

Un soldat de l'armée malienne monte la garde devant le poste de commandement de la Force régionale d’Afrique de l'Ouest G5-Sahel, à Sevare, 30 mai 2018.

Une manifestation contre la présence de forces étrangères au Mali a dégénéré en pillage de conteneurs appartenant à la Mission de l'ONU (Minusma) samedi à Sévaré, dans le centre du pays, alors qu'une centaine de personnes réclamaient dans le même temps à Bamako une intervention de la Russie.

A Sévaré, à 15 km de Mopti, principale ville du centre, une manifestation a rassemblé un millier de personnes aux abords du camp des forces de l'ONU et de l'aéroport, selon des témoins. Après avoir mis le feu à des pneus, des jeunes ont emporté du matériel divers, dont des câbles électriques, une climatisation et des matelas.

"Des manifestations organisées par la Plateforme Fasso Ko, censées être pacifiques, se déroulent à Sevaré depuis quelques jours, mais ont dégénéré aujourd'hui en ciblant plusieurs dizaines de conteneurs de stockage de la Minusma situés à l'extérieur du camp", a indiqué la Mission de l'ONU au Mali.

"Les manifestants ont également dérobé du matériel logistique et de construction. D'autres se sont mis en danger aux alentours de citernes de carburant qui, heureusement, n'ont pas explosé malgré la proximité d'un camion qui a été brûlé", selon un communiqué. "Bien que la sécurité du camp n'ait pas été impactée, ces actes de vandalisme sont totalement inacceptables et indignes".

Appelant la population "au calme et à la retenue", la force de l'ONU, qui s'est récemment déployée dans le centre du Mali, en proie aux attaques djihadistes et aux violences intercommunautaires, "surmonte d'importants défis et paie un très lourd tribut au Mali", souligne le texte.

La Minusma est la plus coûteuse en vies humaines des opérations actuelles de maintien de la paix de l'ONU, avec quelque 180 morts depuis son déploiement en 2013, dont plus de cent dans des actes hostiles.

Dans son communiqué, elle précise rester "résolument engagée aux côtés des forces de défense et de sécurité maliennes pour améliorer la situation sécuritaire et la protection des populations".

Le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta est secoué depuis début octobre par le plus important revers qu'ait essuyé l'armée malienne depuis des années. Quarante soldats ont été tués le 30 septembre et le 1er octobre quand les djihadistes ont attaqué les camps militaires de Boulkessy et Mondoro (centre), selon un bilan encore provisoire.

Une centaine de personnes se sont par ailleurs rassemblées samedi à Bamako, selon un correspondant de l'AFP, répondant à l'appel d'un mouvement de jeunes, le Groupe des patriotes du Mali (GPM), pour "réclamer l'intervention de la Russie afin d'aider l'armée malienne à recouvrir l'intégrité du territoire".

"Nous n'avons pas de problème avec la France et la Minusma, mais ils ont prouvé leur limite. C'est pour ça que nous voulons l'intervention de la Russie", a déclaré à l'AFP un manifestant, Clément Dembélé.

Boubou Cissé à Mopti

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