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Le CICR suspend ses activités à Tombouctou

Le CICR affirme avoir suspendu ses activités à Tombouctou, dans le nord du Mali, "à cause de l'insécurité grandissante".

Le Comité international de la Croix-Rouge explique sa décision par l'insécurité grandissante qui continue de prévaloir dans le nord du Mali.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé mardi suspendre ses activités dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, en raison de "l'insécurité grandissante".

"Nous suspendons temporairement nos activités dans la région de Tombouctou à cause de l'insécurité grandissante qui impacte aussi nos opérations", a annoncé le CICR au Mali sur son compte Twitter.

Il est "quasi impossible de continuer à travailler lorsque nous sommes régulièrement l'objet de braquages", a-t-il poursuivi.

Jean-Nicolas Marti, chef de délégation au Mali, a précisé dans un tweet séparé que cette décision faisait suite au "vol à main armée" d'un véhicule de l'organisation à Tombouctou.

"En plein jour, en pleine ville, l'emblème de la Croix-Rouge attaqué. Inacceptable!", a-t-il écrit, ajoutant: "Le CICR Mali suspend temporairement ses opérations menées depuis Tombouctou".

L'insécurité règne dans le nord du Mali depuis plusieurs années.

Cette vaste région en grande partie désertique était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire française lancée en janvier 2013.

Cette opération se poursuit, mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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Entretien exclusif: Dennis B. Hankins, ambassadeur des Etats-Unis au Mali

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"La lutte contre le terrorisme et l'extrémisme", principal objectif des Etats-Unis au Mali selon l'ambassadeur Hankins

Dennis B Hankins au bureau de VOA Afrique à Bamako, le 23 août 2019. (VOA/Kassim Traoré)

A l'issue, vendredi, d'une visite au bureau de VOA Afrique à Bamako, l'ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins a parlé de la situation dans le centre du pays, l'apport des USA et de la mission des Nations Unies au Mali, la MINUSMA.

VOA Afrique : Les Etats-Unis sont l’un des principaux partenaires techniques et financiers du Mali. Pouvez-vous nous parler de vos efforts dans la résolution de la crise dans le centre du pays ?

Dennis B. Hankins : J'ai tendance à dire que presque toutes les activités des Etats-Unis se situent entre la lutte contre le terrorisme et la lutte contre l'extrémisme. Et dans ce sens, nous voyons que les extrémistes dans le centre ont profité des faiblesses.

Nous savons que la nécessité de sécuriser la région, ce n'est pas seulement une question militaire et de police, mais ausi une question des services de bases. C'est dans ce sens que, mieux nous pouvons aider les Maliens à fournir les services d'éducation et de santé, moins les extrémistes peuvent provoquer les populations.

Estimez-vous que vous faites assez pour résoudre la crise ?

D.B.H: Je pense que nous faisons notre maximum, mais le fait qu'il y a toujours une crise veut dire que, soit nous, soit les Maliens, soit les autres partenaires, nous n'en avons pas encore suffisamment fait, parce qu'il y a toujours la crise. Cela dit, pendant ces derniers mois, nous devrons saluer les activités du gouvernement au centre du pays. Il y a eu renforcement de la présence sécuritaire, les deux visites du Premier ministre ont été bien notées, avec tous nos contacts dans le centre.

Ils ont bien apprécié les visites du gouvernemente parce que cela a montré vraiment les actions du gouvernement pour le centre. Il y a aussi le fait que le Premier ministre n'a seulement parlé avec la police et les militaires, mais avec toutes les communautés pour voir quels sont les problèmes à la base.

Nous allons aider le gouvernement dans ce sens.

Est ce que le gouvernement fait assez pour mettre fin à la crise au centre ?

D.B.H: Je dirai que, pendant les deux derniers mois, j'ai vu de vrais efforts, même si je vois que les ressources - sur le plan sécurité, l'équipement et la formation, la capacité de maintenir les troupes dans la région - sont limitées. On voit que c'est la moitié des forces combattantes qui sont au centre.

Le gouvernement a vraiment tenu son engagement. Ce n'est pas suffisant. Nous voyons une fenêtre d'opportunités dans la région. Mais je suis sûr que maintenant, c'est la saison des pluies, et quand la pluie va s'arrêter, je suis presque que sûr que la Katiba du Macina va lancer des attaques. Il va essayer de détruire le progrès accompli.

Nous espérons que les actions du gouvernement, avec notre appui, vont renforcer la capacité des communautés à faire face. Je sais que c'est calme dans la région, mais je suis au courant qu'il y a des personnes qui meurent chaque jour à cause de la violence.

Il y a des gens qui veulent manipuler leur communauté. Je vois que ce ne sont pas seulement les terroristes. Il y a les trafiquants de drogue, il y a des trafiquants de cigarettes, ils ne veulent pas la stabilité dans la région. Ils sont au Nord et au centre. Ils veulent l'instabilité pour faire leurs affaires.

Dennis B Hankins ambassadeur des Etats-Unis au Mali a accordé une interview bureau de la VOA à Bamako

Dennis B Hankins ambassadeur des Etats-Unis au Mali a accordé une interview bureau de la VOA à Bamako
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Deux attaques séparées dans la région de Mopti

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Cinq soldats tués dans une embuscade djihadiste

La Fama (force armée malienne) patrouille dans le cercle d'Ansongo, région de Gao, au Mali, le 13 mars 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Cinq soldats maliens ont été tués mercredi dans le centre du Mali dans une embuscade tendue par des djihadistes qui ont également détruit leur matériel, ont annoncé les Forces armées maliennes.

"Une mission d'escorte des Fama (l'armée malienne) est tombée dans une embuscade entre Boni et Hombori (centre). C'est ce (mercredi) matin 21 août. Les Fama déplorent cinq morts. Du matériel a aussi été détruit", indique l'armée malienne sur son compte Twitter.

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

"Des coups de feu ont été entendus lors de l'embuscade", a indiqué mercredi à l'AFP un élu local. "Les djihadistes (...) ont brûlé au moins deux véhicules militaires. Au moins deux militaires ont été aussi blessés", a indiqué un autre élu local.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France et qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU. Et depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

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