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Mali

Le transfert de la base française de Kidal a commencé

Des soldats de l'opération Barkhane porté par les troupes françaises dans la région du Sahel en Afrique, à Inaloglog, au Mali, le 17 octobre 2017.

La force antijihadiste Barkhane a débuté mardi matin la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord du Mali, vers la force des Nations unies (Minusma) et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français.

"Le dernier convoi logistique est parti pour Gao ce matin à 5 heures. Un détachement de Barkhane restera sur place pour les dernières formalités administratives et logistiques", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le Premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d'"abandon en plein vol". Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de Barkhane.

Le détachement de Barkhane qui demeure à Kidal, dont les effectifs n'ont pas été révélés "pour des raisons de sécurité", sera amené à faire de la "réassurance" auprès des partenaires de la France, a précisé le porte-parole en insistant sur un processus "contrôlé, maîtrisé, sécurisé".

"Il n'est pas question de laisser dire qu'on abandonne le Mali", a-t-il insisté.

La Minusma compte à Kidal 1.300 soldats, des Guinéens et des Tchadiens. Les forces maliennes en rassemblent pour leur part 400, a précisé cette même source.

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L'armée française tue une femme pendant une poursuite au Mali

Des soldats français du 2e Régiment étranger du génie fouillent une caisse métallique lors d'une opération de contrôle de zone dans la région du Gourma lors de l'opération Barkhane à Ndaki, au Mali, le 27 juillet 2019.

Des militaires français ont tué une femme lundi dans la région de Gossi, dans le nord du Mali, alors qu'ils poursuivaient deux personnes qui venaient d'abandonner une moto transportant une arme et des munitions, a annoncé mardi l'état-major dans un communiqué.

Pendant une mission de reconnaissance franco-malienne "dans une zone où des éléments d'un groupe armé terroriste avaient été détectés à l'est de Gossi", les soldats français détectent "deux individus à moto. A la vue des soldats français et maliens, les deux individus abandonnent la moto" et s'enfuient vers un sous-bois, tandis qu'"un fusil d'assaut abandonné, des munitions et un sac militaire sont découverts près de la moto", explique l'état-major.

Les soldats "engagent la poursuite de l'un des deux individus dans le bois. Quatre tirs de sommation sont réalisés pour le stopper mais ce dernier s'éloigne encore". Puis "l'individu se retourne vivement vers les soldats qui appliquent un tir de neutralisation" et "découvrent qu’il s'agit d’une femme", soupçonnée d'appartenir à l'équipage en fuite de la moto, explique-t-il.

"Des habitants du village le plus proche sont appelés pour préciser l'identité de cette personne" mais "aucun ne la connaît", souligne l'état-major, en précisant que le corps a été enterré sur place.

Une enquête de commandement a été initiée "pour préciser le déroulement exact des faits et disposer d'un éclairage complet sur cette action de combat", conclut le communiqué.

Cette annonce intervient parallèlement à des rumeurs sur les réseaux sociaux accusant la force française Barkhane d'avoir tué lundi une jeune fille de 13 ans lors d'un raid aérien dans la commune de N'Tillit, au sud-ouest de Gao.

Des affirmations fermement démenties par l'état-major français: "Il n'y avait aucun aéronef dans cette zone hier et aucune action de Barkhane au sol".

L'armée malienne dit avoir sanctionné les soldats qui ont commis des actes de torture

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La force Barkhane a débuté la phase finale du transfert de la base de Kidal

La force Barkhane a débuté la phase finale du transfert de la base de Kidal
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Les groupes armés causent des déplacements massifs dans la région malienne de Ségou

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