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Malaise au sein de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire


Le président ivoirien Alassane Ouattara, 11 juin 2017.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), le grand allié du président Alassane Ouattara, a dénoncé vendredi une vague de limogeages de ses cadres, y voyant une menace pour le maintien de la coalition au pouvoir.

La présidence a annoncé vendredi le remplacement de Niamien N'Goran, vice-président du PDCI et très proche du chef de ce parti, Henri Konan Bedié, qui occupait le poste d'inspecteur général de l'Etat, un des plus hauts postes de l'administration.

"Le président (Ouattara) m'a personnellement signifié que mon échec aux dernières législatives était la raison principale de mon limogeage", a expliqué à l'AFP M. N'Goran, qui occupait ce poste depuis 2011.

Ce limogeage intervient après la "suspension" jeudi de Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et porte-parole adjoint du PDCI, de son poste de président du conseil régional du Hambol (nord).

Une "dissension" au sein du conseil entre les membres du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti de M. Ouattara, et M. Billon, a été évoquée comme la raison officielle.

Le secrétariat exécutif du PDCI s'est réuni en "urgence" vendredi pour "analyser la "situation politique".

Le PDCI est allié au RDR depuis l'élection à la présidence d'Alassana Ouattara en 2011. Selon la Constitution, M. Ouattara, qui effectue son deuxième et dernier quinquennat, ne pourra pas se représenter à la présidentielle de 2020, et la course à sa succession est déjà ouverte.

Bertin Konan Kouadio, figure de la politique ivoirienne, a effectué fin juin son retour au sein du PDCI, qu'il avait quitté pour se présenter à la présidentielle de 2015, contre l'avis de son parti.

La décision "du PDCI de présenter un candidat en 2020 et d'étudier une révision de la Commission électorale indépendante", chargée du scrutin, ont favorisé ce retour, avait-il expliqué.

Réputé pour sa gouaille, l'ex-député s'était opposé à la stratégie du PDCI visant à ne pas présenter de candidat en octobre 2015 contre Alassane Ouattara, qui briguait un deuxième mandat, afin d'assurer la victoire de ce dernier.

M. Ouattara a remporté la présidentielle de 2015 dès le 1er tour avec 84% des voix et une participation de 53% environ.

Avec AFP

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