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D'anciens rebelles démobilisés bloquent une entrée de Bouaké en Côte d'Ivoire


Des mutins à un point de contrôle à l’entrée de Bouaké, Côte d’Ivoire, 15 mai 2015.

D'anciens rebelles démobilisés ont bloqué dimanche matin l'entrée nord de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire située dans le centre, avant d'être dispersés par la police à coup de grenades lacrymogènes.

Ils réclamaient des primes, à l'instar d'autres anciens rebelles devenus soldats dans l'armée, qui s'étaient mutinés mi-mai et avaient obtenu de l'argent de l'Etat.

Le blocus a duré une heure, après une réunion hebdomadaire à leur siège. Aboudou Diakité, vice-président des anciens combattants, est alors parvenu a galvaniser quelques hommes.

Alertées, les forces de l'ordre arrivent sur le lieu de la mobilisation et utilisent des bombes lacrymogènes pour disperser le rassemblement. Amadou Ouattara, l'ancien porte-parole des ex-combattants, a vivement condamné l'événement.

Le mouvement de quelque 6.000 "démobilisés" fin mai, qui réclamaient 18.000 FCFA (27.000 euros) pour chacun, s'étaient soldé par la mort de quatre d'entre eux.

La Côte d'Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011, le pays étant coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le nord et l'armée régulière qui avait la maitrise du sud. Après la fin de la crise, certains rebelles avaient été intégrés dans l'armée, tandis que d'autres se sont retrouvés démobilisés.

Siriki Barro, correspondant à Bouaké

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