Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Macron décide l'ouverture des archives sur le génocide au Rwanda à des chercheurs

Emmanuel Macron rencontre l'association Ibuka au Palais présidentiel de l'Elysée à Paris le 5 avril 2019.

Le président Emmanuel Macron a annoncé vendredi deux gestes pour tenter d'apurer le rôle de la France durant le génocide rwandais de 1994, avec l'ouverture à des historiens de toutes les archives et un renforcement des moyens pour poursuivre les génocidaires présumés en France.

A la veille des cérémonies dimanche à Kigali pour le 25e anniversaire du génocide au Rwanda, où il ne sera pas présent, il a reçu vendredi au palais présidentiel de l'Elysée des représentants de l'association Ibuka France, dédiée au "soutien aux rescapés" et à la "mémoire" de cette tragédie.

A cette occasion, il a annoncé à l'issue de la rencontre "la mise en place d'une commission d'historiens et de chercheurs chargée de mener un travail de fond centré sur l'étude de toutes les archives françaises concernant le Rwanda entre 1990 et 1994", selon un communiqué de l'Elysée.

"Le fait de créer la commission est un geste fort. Maintenant, il faut vérifier comment ca se passe. Il faut attendre. J'ai des craintes car nous avons souvent été déçus, nous avons souvent été trahis", a déclaré à la presse à l'issue de la réunion Marcel Kabanda, 62 ans, président d'Ibuka France. Cette association fondée en 2002 est le pendant français d'Ibuka ("Souviens-toi"), principale organisation de survivants du génocide au Rwanda.

Macron reçoit Ibuka, association de soutien aux survivants du génocide rwandais
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:38 0:00

"Processus de normalisation"

"Cette commission, qui rassemblera huit chercheurs et historiens, sous l'égide du professeur Vincent Duclert, aura pour mission de consulter l'ensemble des fonds d'archives français relatifs au génocide, sur la période 1990 – 1994 afin d'analyser le rôle et l'engagement de la France durant cette période et de contribuer à une meilleure compréhension et connaissance du génocide des Tutsi", selon le palais présidentiel.

Les zones d'ombres sur le rôle de Paris avant, pendant et après ce génocide - qui fit selon l'ONU au moins 800.000 morts d'avril à juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi mais aussi parmi les Hutu modérés - restent une source récurrente de polémique en France.

Parmi les points les plus disputés figurent l'ampleur de l'assistance militaire apportée par la France au régime du président rwandais hutu Juvénal Habyarimana de 1990 à 1994 et les circonstances de l'attentat qui lui coûta la vie le 6 avril 1994, élément déclencheur du génocide.

Le travail de la commission "aura notamment vocation à aider à constituer la matière historique nécessaire à l'enseignement de ce génocide en France. Cette commission devra remettre son rapport dans un délai de deux ans, avec une note intermédiaire au bout d'un an", précise la même source.

La création de cette commission correspond à un engagement pris par Emmanuel Macron à l'issue d'une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame en mai 2018 à Paris.

Ayant décliné l'invitation aux commémorations dimanche à Kigali, M. Macron y dépêchera le député Hervé Berville, orphelin tutsi rwandais adopté par une famille française en 1994.

La décision française de vendredi "fait partie du processus de normalisation avec le Rwanda. Il était attendu, on attend aussi des gestes du côté rwandais. On avance, la trajectoire est bonne", a commenté la présidence française.

"Cette commission est nécessaire. Parce que pèsent sur le rôle de la France au Rwanda avant et pendant le génocide des Tutsi de lourdes interrogations, imparfaitement documentées, qui nourrissent des accusations précises et un appel à la justice", a commenté dans le journal Le Monde Vincent Duclert.

Concrètement "les neuf chercheurs vont être habilités à étudier l'ensemble des fonds de l'engagement français", selon l'Elysée, du Ministère des Affaires étrangères, des Armées, des services secrets, et très certainement aussi ceux des archives présidentielles de François Mitterrand.

Le Rwanda se prépare pour le 25ème anniversaire du génocide
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:41 0:00

Renforcement des moyens

Par ailleurs, le président français a annoncé un renforcement des moyens judiciaires et policiers pour poursuivre d'éventuels participants au génocide qui se trouveraient en France.

Ce volet est sensible car plusieurs personnes soupçonnées par Kigali d'avoir joué un rôle résident en France comme par exemple Agathe Kanziga, veuve de l'ancien président Habyarimana, et que la justice française a refusé d'extrader en 2011.

La justice française a également toujours refusé d'extrader les suspects réfugiés sur le territoire national, la Cour de cassation considérant que le génocide n'était pas défini en 1994 dans le code pénal rwandais.

Dans ce contexte, "le Président de la République a également annoncé le renforcement des moyens du pôle du Tribunal de Grande Instance chargé du traitement des procédures relatives au génocide des Tutsi au Rwanda et l'augmentation des effectifs de police judiciaire, afin que les génocidaires présumés faisant l'objet de poursuites puissent être jugés dans un délai raisonnable", selon le communiqué.

"Par la mise en oeuvre de ces engagements, le Président de la République a souhaité réunir les conditions pour l'expression d'une vérité historique et consacrer la place du génocide des Tutsi dans la mémoire collective française", affirme l'Elysée, qui prévoit de créer une "chaire d'excellence dédiée à l'histoire du génocide des Tutsi" afin de favoriser "l'émergence d'une nouvelle génération de chercheurs spécialistes de cette question".

Toutes les actualités

L'opposant russe Navalny libéré après 30 jours de détention

Alexeï Navalny avait été arrêté le 24 juillet à Moscou alors qu'il sortait faire un jogging et acheter des fleurs pour l'anniversaire de sa femme.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a été libéré de prison vendredi après 30 jours passés en détention pour des appels à manifester, dans le cadre d'un important mouvement de contestation qui secoue Moscou depuis mi juillet.

Si M. Navalny n'a pas été immédiatement interpellé de nouveau par les policiers présents lors de sa sortie de prison, comme se fut le cas pour d'autres opposants relâchés récemment, il pourrait bien l'être prochainement en raison de ses appels répétés à manifester avant les élections locales du 8 septembre.

L'ancien juriste et blogueur anticorruption est sorti de prison vendredi matin souriant, vêtu d'un pull et pantalon de sport sombres et avec un sac sur les épaules.

Il a immédiatement dénoncé devant des journalistes les "actes de terreur destinés à effrayer" menés par les autorités russes dans leur répression du mouvement de protestation à Moscou. "Le mouvement va continuer à grossir et ce régime va fortement regretter ce qu'il a fait", a lancé M. Navalny.

Alexeï Navalny avait été arrêté le 24 juillet à Moscou alors qu'il sortait faire un jogging et acheter des fleurs pour l'anniversaire de sa femme, en pleine montée de la contestation due au rejet des candidatures d'opposants au scrutin du 8 septembre.

Il avait ensuite été condamné à 30 jours de prison pour des "enfreintes répétées aux règles d'organisation des manifestations". Lors de son incarcération, M. Navalny a été brièvement traité à l'hôpital pour ce que les médecins ont qualifié de "grave réaction allergique", tandis que l'opposant n'a pas exclu d'avoir été "empoisonné".

- "Troubles" et "violences" -

Plusieurs manifestations non autorisées pour exiger des élections libres à Moscou ont débouché sur des milliers d'arrestations ces dernières semaines. Il s'agit du plus important mouvement de contestation depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

La réponse des autorités a été sévère: la plupart des opposants moscovites purgent actuellement de courtes peines de prison, tandis que l'organisation de M. Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, est visé par une enquête pour "blanchiment".

Une dizaine de manifestants restent en détention préventive, accusés d'avoir participé à des "troubles massifs" ou de "violences à l'encontre des forces de l'ordre", des accusations lourdes qui font planer la menace de plusieurs années de prison.

Le mouvement de contestation a débuté après le rejet, officiellement pour des vices de forme, de l'enregistrement d'une soixantaine de candidats indépendants à l'élection du Parlement de Moscou, prévue le 8 septembre. Chargée de valider le budget faramineux de la capitale, cette instance est actuellement composée de fidèles du maire pro-Kremlin, Sergueï Sobianine.

L'organisation de M. Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, a accusé dans plusieurs enquêtes diffusées récemment des hauts responsables de la mairie de Moscou et de la Commission électorale de détournement de fonds.

Evoquant pour la première fois le mouvement de protestation, le président Vladimir Poutine a justifié lundi lors d'une visite officielle en France la sévérité de la police et de la justice. Dressant un parallèle avec la crise des "gilets jaunes", il a dit vouloir éviter "que de tels événements se produisent dans la capitale russe".

Les élections au Parlement de Moscou, qui se tiendront parallèlement à d'autres scrutins régionaux et locaux, s'annoncent difficiles pour les candidats du pouvoir, dans un contexte de grogne sociale et de stagnation économique.

Avec AFP

Italie: Mattarella accorde un délai supplémentaire aux partis

Le président italien Sergio Mattarella .

Le président italien Sergio Mattarella a annoncé jeudi qu'il avait décidé d'accorder plus de temps aux chefs des différents partis politiques afin qu'ils tentent de former une nouvelle coalition gouvernementale.

Le chef de l'Etat italien a précisé qu'il organiserait de nouvelles consultations avec les dirigeants de ces partis à partir de mardi prochain. Mattarella a expliqué qu'il avait pris cette décision à la demande des interlocuteurs qu'il a reçus mercredi et jeudi au palais du Quirinal afin de trouver les moyens de sortir de l'actuelle crise politique dans laquelle est plongée l'Italie.

Le présient italien a indiqué que certains partis lui avaient fait savoir qu'ils travaillaient à l'établissement d'un compromis. S'il apparaissait qu'aucun gouvernement ne peut être formé, Sergio Mattarella pourrait alors prononcer la dissolution du parlement et convoquer des élections législatives anticipées, scénario que le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini appelle de ses voeux.

Le président italien a déclaré que le retour devant les électeurs constituait un choix qui ne devait pas être pris à la légère tout en reconnaissant que l'actuelle crise exigeait d'être résolue rapidement.

Avec Reuters

Le Premier ministre britannique dans la cour des grands au sommet du G7

Le Premier ministre britannique dans la cour des grands au sommet du G7
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:27 0:00

Biarritz et sa région se préparent à un G7

Biarritz et sa région se préparent à un G7
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:03 0:00

Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo

Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:20 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG