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États-Unis

Les Palestiniens cherchent des soutiens avant une décision américaine sur Jérusalem

Des gardes israéliens devant l'ambassade américaine à Tel Aviv, le 17 mars 2003.

Les dirigeants palestiniens tentaient dimanche d'obtenir des soutiens diplomatiques pour convaincre le président américain Donald Trump de renoncer à un projet sur une éventuelle reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est entretenu par téléphone avec plusieurs dirigeants étrangers --dont les présidents français Emmanuel Macron et turc Recep Tayyip Erdogan-- "pour leur expliquer les dangers que comporterait toute décision de transférer l'ambassade (américaine) à Jérusalem ou de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël", a indiqué son conseiller diplomatique, Majdi al-Khalidi.

M. Abbas a mis en garde ses interlocuteurs sur les "conséquences d'une telle décision (américaine) qui va menacer le processus politique et les efforts de paix", a-t-il ajouté.

"L'instauration d'un Etat palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est comme capitale, est nécessaire pour assurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient", a déclaré M. Erdogan à M. Abbas, selon des sources présidentielles citées par l'agence de presse turque Anadolu.

Mahmoud Abbas chercherait également à obtenir la tenue d'une réunion d'urgence de l'Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe, selon des sources palestiniennes.

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erekat et le chef des renseignements au sein de l'Autorité, Majed Farraj ont également eu des entretiens à Washington à ce sujet, a ajouté Majdi al-Khalidi.

M. Erekat a affirmé dimanche dans un communiqué que reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël "va encourager l'anarchie internationale". Selon lui, les Etats-Unis vont dans ce cas se "disqualifier et ne pourront pas avoir le moindre rôle dans toute initiative visant à parvenir à une paix juste et durable".

Les islamistes du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, ont appelé à une "nouvelle Intifada" si Washington reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël ou annonce le transfert de l'ambassade américaine dans la ville sainte.

Donald Trump pourrait décider lundi de transférer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, ce qui constituerait un tournant dans la politique américaine auquel s'oppose pratiquement toute la communauté internationale.

La décision est très attendue, le statut de Jérusalem étant l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien.

Le président américain avait promis durant sa campagne de déménager l'ambassade à Jérusalem, comme le stipule une loi du Congrès adoptée en 1995 mais dont l'application est bloquée tous les six mois, depuis deux décennies, par les présidents américains successifs.

La prochaine échéance intervient lundi, selon le département d'Etat, qui a réaffirmé vendredi à l'AFP qu'aucune décision n'avait encore été prise.

Les négociations entre Israël et les Palestiniens sont enlisées depuis plus de trois ans. M. Trump est arrivé à la Maison Blanche en proclamant haut son rêve de présider à l'accord "ultime" entre Israéliens et Palestiniens. Depuis janvier, il laisse quelques émissaires très proches, dont son gendre Jared Kushner, opérer dans le plus grand secret.

La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, ni l'annexion de sa partie orientale conquise par l'Etat hébreu en 1967, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Avec AFP

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Le Pentagone débloque 1 milliard de dollars pour le mur de Trump

Des spécimens du mur à construire, présentés à San Diego, en Californie, le 5 février 2019.

Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annoncé lundi avoir débloqué un milliard de dollars pour la construction d'une section du mur frontalier voulu par le président Donald Trump à la frontière avec le Mexique.

Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a demandé au Pentagone de construire un mur de 91 km de long dans la région de El Paso (Texas), et le corps du génie de l'armée de Terre "est autorisé à se coordonner directement avec le DHS et les gardes-frontières pour entreprendre la planification et la mise en oeuvre de ce projet à hauteur d'un milliard de dollars", a indiqué le ministre de la Défense par intérim dans un communiqué.

M. Shanahan justifie cette dépense par la loi fédérale. Un paragraphe de l'article 10 du Code des Etats-Unis "autorise le ministère de la Défense à construire des routes et des barrières et à installer des éclairages pour empêcher (...) le trafic de drogue transfrontalier".

"Par conséquent, j'ai décidé d'entreprendre (...) la construction d'un mur de 91 km de long et de 5,5 m de haut, de construire et de réparer les routes et d'installer des éclairages comme requis" par le DHS, précise M. Shanahan dans ce communiqué publié à une heure tardive, quelques heures seulement avant qu'il ne s'adresse au Congrès pour défendre le projet de budget du Pentagone.

Frustré par le refus du Congrès de lui accorder le budget qu'il réclamait pour construire le mur frontalier, Donald Trump a déclenché le 15 février une procédure d'"urgence nationale" qui lui permet de contourner les parlementaires afin de débloquer plus de huit milliards de dollars de financements.

Cette mesure exceptionnelle a indigné les démocrates, mais aussi des élus de son camp, qui estiment que le républicain outrepasse les pouvoirs présidentiels et crée un dangereux précédent.

Avec AFP

Le rapport Mueller n'a pas trouvé de preuve de collusion

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Le président américain se dit "totalement disculpé"

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Rapport Mueller : les médias américains priés de faire leur examen de conscience

Le dôme du Capitole des États-Unis à Washington, le 26 août 2018.

Les grands médias américains, accusés par Donald Trump et ses proches de partialité dans leur couverture de l'enquête russe, étaient appelés à faire leur introspection après la publication d'extraits du rapport Mueller disculpant le président des accusations de collusion avec la Russie en 2016.

Pour certains observateurs, il est temps que les médias "admettent" avoir fait depuis deux ans une couverture inéquitable de l'affaire. Pour d'autres au contraire, les journalistes doivent continuer à creuser car le rapport n'exonère pas complètement M. Trump sur une possible "entrave à la justice".

"Désormais, une grande partie de la population ne croira plus aucune des accusations portées contre M. Trump par la presse", a estimé le rédacteur en chef du magazine Rolling Stone, Matt Taibbi.

Pour Glenn Greenwald, journaliste d'investigation au site d'information The Intercept, ce sont surtout les chaînes d'information câblées qui doivent admettre leurs erreurs de jugement.

"Faites des recherches sur chaque personnalité de MSNBC, chaque +expert+ en droit de CNN, les médias libéraux-centristes (...) et voyez si vous trouvez même un iota d'introspection, d'humilité ou d'admission d'une énorme erreur", a-t-il dit sur Twitter.

"Si les médias ne rendent pas de comptes pour ce qu'ils ont fait, ne vous plaignez plus jamais du fait que les gens les qualifient de +Fake News+" a-t-il ajouté, en utilisant l'insulte préférée du président Trump quand il parle des grands médias.

- "Des excuses" -

Depuis que les premières informations ont circulé samedi sur le contenu du rapport, le camp Trump, qui hurle depuis le début de l'affaire à la "chasse aux sorcières", crie victoire et réclame des excuses.

"Les démocrates et les médias libéraux doivent des excuses au président et au peuple américain", a lancé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Le fils aîné du président, Donald Jr, avait auparavant dénoncé les "théories du complot (propagées) sans arrêt" par "CNN, MSNBC, BuzzFeed et le reste des médias grand public".

Son frère, Eric, a également invité sur Twitter les grands médias à s'excuser "pour l'enfer que tout le monde a vécu depuis deux ans et plus".

Mais pour certains experts des médias, il est bien trop tôt pour juger le travail du procureur spécial Robert Mueller sur la base des quatre pages de résumé publiées par le ministre de la Justice Bill Barr.

"Je ne pense pas qu'on puisse accuser les médias d'avoir été injustes avec Donald Trump," dit Stephen Ward, ancien directeur du Centre pour l'éthique journalistique à l'Université du Wisconsin.

"Les médias se devaient de couvrir ce président agressif et défiant la Constitution", souligne-t-il, estimant que les journalistes devaient désormais tout faire pour mettre la main sur l'intégralité du rapport Mueller.

"C'est une question d'intérêt public et tous les citoyens devraient le lire", ajoute-t-il.

- "Vendre du temps d'antenne" -

Dan Kennedy, professeur de journalisme à l'Université Northeastern, estime qu'il est prématuré pour le président de se dire "exonéré" par "une enquête énorme, qui a entraîné de nombreuses mises en accusation et plaider-coupable".

Il est toutefois légitime, selon lui, qu'on s'interroge sur les nombreuses spéculations véhiculées sur les antennes de CNN ou MSNBC, deux médias régulièrement accusés de partialité par le camp Trump.

Il cite notamment l'abondante couverture d'éventuelles poursuites visant Donald Trump Jr et le gendre du président, Jared Kushner, qui n'ont pas eu lieu.

Le gros problème, selon lui, ce sont "les chaînes d'info qui doivent vendre du temps d'antenne avec des discussions et des spéculations", explique-t-il.

Mais pour Deborah Potter, ancienne journaliste de CBS, les spéculations sont normales "car il n'y a eu aucune fuite" de la part des enquêteurs. Malgré cela, "beaucoup d'organes de presse responsables ont donné la bonne impression (sur les résultats de l'enquête) ces dernières semaines", juge-t-elle.

Plus largement, c'est la confiance dans l'indépendance des médias qui doit être rétablie dans l'opinion américaine, dit Mme Potter.

"On a vu une remontée de la confiance générale dans les médias mais les divisions partisanes n'ont jamais été aussi fortes", explique-t-elle.

Le fait qu'une large majorité des électeurs républicains n'aient pas confiance dans les médias "est un problème pour la démocratie", conclut-elle.

Trump dit n’avoir «aucun problème» avec la publication complète du rapport Mueller

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