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L'envoyé de Trump en Israël pour tenter de calmer les tensions

Jason Greenblatt, au centre, l'envoyé spécial du président Donald Trump, devant les journalistes à Jérusalem, le 13 juillet 2017.

L'émissaire pour le Proche-Orient du président américain Donald Trump est attendu lundi en Israël pour tenter d'apaiser les tensions créées par la mise en place de nouvelles mesures de sécurité autour de l'esplanade des Mosquées, tensions qui ont dégénéré en violences meurtrières ces derniers jours.

La visite de Jason Greenblatt intervient après plus d'une semaine de tensions provoquées par la mise en place par Israël de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est occupée.

Israël a pris ces mesures de sécurité après une attaque le 14 juillet lors de laquelle deux policiers israéliens ont été tués à proximité de l'esplanade des Mosquées.

Des heurts quotidiens entre manifestants et forces israéliennes ont fait depuis cinq morts et des dizaines de blessés parmi les Palestiniens à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupés.

En Cisjordanie, un Palestinien a tué à coups de couteau trois Israéliens à leur domicile vendredi soir dans une colonie israélienne.

Un incident dimanche soir à Amman, au cours duquel, selon les autorités israéliennes, un Jordanien a attaqué avec un tournevis un garde de sécurité israélien dans l'enceinte de l'ambassade d'Israël, a suscité des spéculations sur un possible lien avec les violences à Jérusalem.

Le garde de sécurité a répliqué en tuant l'assaillant jordanien. Un autre Jordanien sur place a également été tué accidentellement, a précisé le ministère israélien des Affaires étrangères.

'Tenter de réduire les tensions'

Par ailleurs, dans la nuit de dimanche à lundi un char israélien a pris pour cible des positions de la branche militaire du Hamas dans la bande de Gaza après un tir de roquette sur Israël depuis la bande de Gaza.

Craignant que la situation ne continue à se détériorer, Jason Greenblatt "est parti pour Israël la nuit dernière afin de soutenir les efforts pour réduire les tensions dans la région", a dit lundi un responsable américain, sous couvert de l'anonymat.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi en urgence et à huis clos pour discuter de ces violences, à la demande de la France, de la Suède et de l'Egypte. Il doit examiner "la façon dont les appels à la désescalade peuvent être soutenus", a déclaré samedi l'ambassadeur suédois à l'ONU Carl Skau.

Des responsables israéliens se sont dit ouverts dimanche à une modification du dispositif mis en place aux entrées de l'esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l'islam, dans la vieille ville.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ainsi affirmé que "les responsables de la sécurité (...) avaient recommandé des mesures. Nous déciderons en conséquence".

Les entrées de l'esplanade sont contrôlées par Israël, qui l'appelle Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme, mais elle est gérée par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier.

'Jouer avec le feu'

Les autorités israéliennes assurent qu'elles n'ont pas l'intention de modifier ces règles tacites.

Le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a accusé dimanche Israël de "jouer avec le feu" en imposant ces nouvelles mesures de sécurité, et le président turc Recep Tayyip Erdogan les a qualifiées d'insulte au monde musulman.

Les violences se sont intensifiées vendredi après les prières musulmanes hebdomadaires, au cours desquelles des milliers de fidèles se rendent généralement sur l'esplanade des Mosquées.

Des affrontements entre manifestants palestiniens et forces de l'ordre israéliennes dans la vieille ville et en Cisjordanie occupée, ont fait ce jour là trois morts Palestiniens et des dizaines de blessés.

Deux autres Palestiniens ont été tués dans des échauffourées en Cisjordanie samedi, l'un d'entre eux par le cocktail molotov qu'il s'apprêtait à lancer sur les forces de l'ordre israéliennes.

Ce nouvel accès de fièvre fait craindre une reprise de la vague de violences qui secoue Israël et les Territoires palestiniens depuis octobre 2015 et qui a coûté la vie à 289 Palestiniens, 47 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.

Cette vague de violences avait commencé après plusieurs jours d'affrontements en septembre 2015 autour de l'esplanade des Mosquées et avait considérablement diminué ces derniers mois.

Avec AFP

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Le rapport Mueller n'a pas trouvé de preuve de collusion

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Le président américain se dit "totalement disculpé"

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Rapport Mueller : les médias américains priés de faire leur examen de conscience

Le dôme du Capitole des États-Unis à Washington, le 26 août 2018.

Les grands médias américains, accusés par Donald Trump et ses proches de partialité dans leur couverture de l'enquête russe, étaient appelés à faire leur introspection après la publication d'extraits du rapport Mueller disculpant le président des accusations de collusion avec la Russie en 2016.

Pour certains observateurs, il est temps que les médias "admettent" avoir fait depuis deux ans une couverture inéquitable de l'affaire. Pour d'autres au contraire, les journalistes doivent continuer à creuser car le rapport n'exonère pas complètement M. Trump sur une possible "entrave à la justice".

"Désormais, une grande partie de la population ne croira plus aucune des accusations portées contre M. Trump par la presse", a estimé le rédacteur en chef du magazine Rolling Stone, Matt Taibbi.

Pour Glenn Greenwald, journaliste d'investigation au site d'information The Intercept, ce sont surtout les chaînes d'information câblées qui doivent admettre leurs erreurs de jugement.

"Faites des recherches sur chaque personnalité de MSNBC, chaque +expert+ en droit de CNN, les médias libéraux-centristes (...) et voyez si vous trouvez même un iota d'introspection, d'humilité ou d'admission d'une énorme erreur", a-t-il dit sur Twitter.

"Si les médias ne rendent pas de comptes pour ce qu'ils ont fait, ne vous plaignez plus jamais du fait que les gens les qualifient de +Fake News+" a-t-il ajouté, en utilisant l'insulte préférée du président Trump quand il parle des grands médias.

- "Des excuses" -

Depuis que les premières informations ont circulé samedi sur le contenu du rapport, le camp Trump, qui hurle depuis le début de l'affaire à la "chasse aux sorcières", crie victoire et réclame des excuses.

"Les démocrates et les médias libéraux doivent des excuses au président et au peuple américain", a lancé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Le fils aîné du président, Donald Jr, avait auparavant dénoncé les "théories du complot (propagées) sans arrêt" par "CNN, MSNBC, BuzzFeed et le reste des médias grand public".

Son frère, Eric, a également invité sur Twitter les grands médias à s'excuser "pour l'enfer que tout le monde a vécu depuis deux ans et plus".

Mais pour certains experts des médias, il est bien trop tôt pour juger le travail du procureur spécial Robert Mueller sur la base des quatre pages de résumé publiées par le ministre de la Justice Bill Barr.

"Je ne pense pas qu'on puisse accuser les médias d'avoir été injustes avec Donald Trump," dit Stephen Ward, ancien directeur du Centre pour l'éthique journalistique à l'Université du Wisconsin.

"Les médias se devaient de couvrir ce président agressif et défiant la Constitution", souligne-t-il, estimant que les journalistes devaient désormais tout faire pour mettre la main sur l'intégralité du rapport Mueller.

"C'est une question d'intérêt public et tous les citoyens devraient le lire", ajoute-t-il.

- "Vendre du temps d'antenne" -

Dan Kennedy, professeur de journalisme à l'Université Northeastern, estime qu'il est prématuré pour le président de se dire "exonéré" par "une enquête énorme, qui a entraîné de nombreuses mises en accusation et plaider-coupable".

Il est toutefois légitime, selon lui, qu'on s'interroge sur les nombreuses spéculations véhiculées sur les antennes de CNN ou MSNBC, deux médias régulièrement accusés de partialité par le camp Trump.

Il cite notamment l'abondante couverture d'éventuelles poursuites visant Donald Trump Jr et le gendre du président, Jared Kushner, qui n'ont pas eu lieu.

Le gros problème, selon lui, ce sont "les chaînes d'info qui doivent vendre du temps d'antenne avec des discussions et des spéculations", explique-t-il.

Mais pour Deborah Potter, ancienne journaliste de CBS, les spéculations sont normales "car il n'y a eu aucune fuite" de la part des enquêteurs. Malgré cela, "beaucoup d'organes de presse responsables ont donné la bonne impression (sur les résultats de l'enquête) ces dernières semaines", juge-t-elle.

Plus largement, c'est la confiance dans l'indépendance des médias qui doit être rétablie dans l'opinion américaine, dit Mme Potter.

"On a vu une remontée de la confiance générale dans les médias mais les divisions partisanes n'ont jamais été aussi fortes", explique-t-elle.

Le fait qu'une large majorité des électeurs républicains n'aient pas confiance dans les médias "est un problème pour la démocratie", conclut-elle.

Trump dit n’avoir «aucun problème» avec la publication complète du rapport Mueller

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Visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington

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