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Les mines freinent la progression de l'armée irakienne vers un fief de l'EI


Des membres de l'armées irakienne lors des affrontements contre des militants du groupe Etat islamique à al-Ayadiya, Tal Afar, Irak, 28 août 2017.

Les forces gouvernementales irakiennes appuyées par des unités paramilitaires peinaient à avancer vers la localité d'Anna dans le cadre de leur offensive contre un des derniers bastions jihadistes dans le désert occidental frontalier de la Syrie.

"Nous sommes à quelques centaines de mètres d'Anna mais le plus grand obstacle que nous rencontrons ce sont les mines et les engins explosifs plantés par Daech", (acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI)), a affirmé à l'AFP sur le terrain le colonel Ahmad al-Doulaïmi.

Dans ce désert, les militaires irakiens sont couvert de poussière ocre et leurs véhicules avancent lentement, certains même s'enfoncent dans le sable, selon un journaliste de l'AFP.

La localité d'Anna est encerclée de trois côtés, est, ouest et sud et on ne voit autour d'Anna que le désert avec quelques arbres rachitiques.

Des fumées noires montaient de la ville où les jihadistes font brûler des barils de pétrole pour gêner l'aviation de la Coalition internationale conduite par les Etats-Unis et celle de l'armée irakienne. Des rafales de tirs sont entendues épisodiquement.

Mardi, le général Abdel Amir Yarallah, chef du Commandement conjoint des opérations (JOC) contre l'EI, avait annoncé que "des unités d'infanterie et de blindés appuyées par le Hachd al-Chaabi (force paramilitaire) avaient commencé une offensive pour libérer les localités d'Anna et Rayhana des terroristes de Daech".

L'opération est appuyée par les avions de la coalition internationale antijihadistes et les hélicoptères de l'armée irakienne.

Anna est l'une des trois localités toujours aux mains des jihadistes, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne dans l'immense et désertique province occidentale d'al-Anbar.

Après la reprise d'Anna, puis de Rawa, l'objectif des troupes irakiennes sera Qaïm, dernière localité avant la frontière et la province syrienne de Deir Ezzor. L'EI y est également sous le feu des forces du régime de Bachar al-Assad ainsi que d'une alliance de combattants arabes et kurdes soutenue par les Etats-Unis.

La bataille pour la reconquête de ces trois localités, où se trouvent, selon un général irakien, "plus de 1.500 jihadistes", pourrait intervenir en même temps ou après l'assaut sur l'autre bastion jihadiste d'Irak, Hawija et ses environs (300 km au nord de Bagdad).

L'Irak a infligé un rude coup à l'EI en le chassant début juillet de Mossoul (nord), trois ans après la prise de cette deuxième ville du pays par les jihadistes.

Avec AFP

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