Liens d'accessibilité

Le Hezbollah accuse Washington de bloquer un convoi de jihadistes en Syrie


Des combattants islamistes dans un bus près de la frontière entre le Liban et la Syrie, à Qalamoun, Syrie 26 août 2017.

Le mouvement chiite libanais Hezbollah a accusé samedi la coalition internationale engagée contre le groupe Etat islamique (EI) de bloquer dans le désert syrien un convoi de jihadistes évacués depuis la frontière avec le Liban.

Lundi, en vertu d'un accord négocié par le Hezbollah, allié au régime de Bachar al-Assad, quelques centaines de jihadistes et leurs familles ont quitté la frontière libano-syrienne en direction de Deir Ezzor, seule province syrienne encore sous contrôle de l'EI, et frontalière de l'Irak.

La coalition internationale emmenée par Washington a mené mercredi des frappes aériennes pour empêcher ce convoi d'atteindre la ville de Boukamal, sous contrôle de l'EI et située à la frontière entre la Syrie et l'Irak.

Le Hezbollah a accusé samedi dans un communiqué les forces de la coalition "d'entraver l'avancée" de la plupart des 17 bus transportant les jihadistes et leurs familles, et de les "encercler au milieu du désert" syrien.

Les avions de la coalition "empêchent également quiconque de les rejoindre, ne serait-ce que pour fournir de l'aide humanitaire aux familles, aux malades, aux blessés et aux personnes âgées", affirme le communiqué.

Seuls six bus du convoi ne sont pas inquiétés puisqu'ils se trouvent encore en territoire contrôlé par le régime, selon le texte.

De son côté, la coalition a assuré refuser tout transfert de jihadistes vers la frontière avec l'Irak, où les forces de Bagdad viennent de reprendre la ville de Tal Afar aux jihadistes.

"La coalition n'a pas frappé le convoi", selon un communiqué publié dans la nuit, qui reconnaît toutefois avoir pris pour cible "des véhicules (...) qui cherchaient à faciliter le mouvement de combattants de l'EI vers la zone frontalière de nos partenaires irakiens".

La coalition a indiqué avoir fait parvenir au régime de Damas, par le biais de Moscou, un message indiquant "qu'elle ne tolérerait pas le transfert de combattants de l'EI vers l'est, en direction de la frontière irakienne".

L'accord d'évacuation avait été vivement critiqué par Bagdad, le Premier ministre Haider al-Abadi se disant "très inquiet" de la présence "inacceptable" de jihadistes à sa frontière. "En Irak, nous affrontons les jihadistes, nous ne les déplaçons pas vers la Syrie", avait-il indiqué.

L'évacuation des combattants de l'EI intervient après une semaine de combats entre jihadistes et armée libanaise du côté libanais de la frontière, et jihadistes, Hezbollah chiite et armée syrienne du côté syrien.

Avec AFP

Facebook Forum

XS
SM
MD
LG