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Les grands noms du gouvernement Ramaphosa en Afrique du Sud


Nkosazana Dlamini-Zuma, à gauche, candidate malheureuse à la course à la présidentielle du Congrès national africain (ANC), félicite le vainqueur, Cyril Ramaphosa, à droite (devenu le nouveau président sud-africain), ici, lors de la 54ème conférence du pa

Sur la la liste, figurent entre autres Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne épouse de Jacob Zuma; Pravin Gordhan dont le limogeage du gouvernement avait plongé l'année dernière l'Afrique du Sud dans une grave crise politique et Malusi Gigaba, décrit par l'opposition comme un des plus proches de la sulfureuse famille d'hommes d'affaires Gupta.

La première équipe gouvernementale dévoilée par le nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa est le fruit, comme il l'a lui-même expliqué, d'un subtil compromis entre "la continuité et la stabilité" et "la nécessité de renouveau".

>> Lire aussi : En Afrique du Sud, accueil prudent pour le gouvernement Ramaphosa

Voici quelques-une de ses figures les plus marquantes:

David Mabuza, 57 ans, vice-président

Le président de l'ANC Cyril Ramaphosa et son adjoint David Mabuza, à droite, regardent à East London en Afrique du Sud, le 13 janvier 2018.
Le président de l'ANC Cyril Ramaphosa et son adjoint David Mabuza, à droite, regardent à East London en Afrique du Sud, le 13 janvier 2018.

Premier ministre de la province du Mpumalanga (nord-est) depuis 2009, M. Mabusa a fait une entrée très remarquée sur la scène politique nationale en étant élu en décembre à la vice-présidence du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.

Surnommé le "chat" pour ses qualités d'habile tacticien, il traîne derrière lui une réputation sulfureuse de jusqu'au-boutiste près à tout, y compris à l'intimidation et à la violence, pour asseoir son autorité. Certains l'accusent même d'avoir ordonné l'exécution d'adversaires, ce qu'il a toujours nié.

>> Lire aussi : Le nouveau président sud-africain nomme le respecté Nhlanhla Nene aux Finances

Nhlanhla Nene, 59 ans, ministre des Finances

Nhlanhla Nene, au centre, ministre sud-africaine des Finances, et Tom Moyane, à gauche, ministre des Finances de l'Afrique du Sud, et Mcebisi Jonas, ministre adjoint des Finances, lors de la présentation du discours sur le budget au Cap, 2015.
Nhlanhla Nene, au centre, ministre sud-africaine des Finances, et Tom Moyane, à gauche, ministre des Finances de l'Afrique du Sud, et Mcebisi Jonas, ministre adjoint des Finances, lors de la présentation du discours sur le budget au Cap, 2015.

Economiste de formation, il a été une première fois nommé au portefeuille des Finances en mai 2014 puis nuitamment remercié un an et demi plus tard par l'ex-président Jacob Zuma, accusé à tort d'avoir accepté un poste dans une banque régionale.

Son limogeage au profit d'un proche de M. Zuma a fait dévisser la bourse de Johannesburg et le rand sud-africain, preuve de la confiance qu'il inspire aux marchés et aux investisseurs.

Reconverti depuis au conseil d'administration d'un fonds d'investissement, il a avoué dans la presse n'avoir pu résister à l'appel que lui a lancé le président Ramaphosa.

Pravin Gordhan, 68 ans, ministre des Entreprises publiques

Ses passages au ministère des Finances, de 2009 à 2014 puis de 2015 à 2017, lui ont valu la réputation de "monsieur Propre".

Le ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, réagit lors d'une conférence de presse à Sandton près de Johannesburg le 14 mars 2016.
Le ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, réagit lors d'une conférence de presse à Sandton près de Johannesburg le 14 mars 2016.

Ancien pharmacien, M. Gordhan incarnait la probité et l'usage compté des deniers publics face à la corruption et au pillage des ressources nationales reprochés à M. Zuma.

Son éviction il y a près d'un an a plongé l'Afrique du Sud dans une grave crise politique. Sa tâche s'annonce particulièrement délicate: remettre d'aplomb les compagnies nationales, premières victimes de la "capture de l'Etat" mis en place par le clan Zuma.

>> Lire aussi : Ramaphosa veut "panser les plaies" du massacre de Marikana en Afrique du Sud

Nkosazana Dlamini Zuma, 69 ans, ministre de la Planification

L'ancienne (et quatrième) épouse de Jacob Zuma est la grande perdante de la lutte au couteau qui s'est jouée en décembre pour la contrôle du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.

Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, alors présidente de la Commission de l'Union africaine et ancienne ministre sud-africaine de la Santé, ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur assiste à une conférence de presse au siège européen des Nations Unies à Genève, Suisse, le 24 mai 2016
Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, alors présidente de la Commission de l'Union africaine et ancienne ministre sud-africaine de la Santé, ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur assiste à une conférence de presse au siège européen des Nations Unies à Genève, Suisse, le 24 mai 2016

Battue d'une courte tête par Cyril Ramaphosa, elle y est apparue comme la seule favorite de son "ex".

Elle est pourtant une technocrate éprouvée qui a détenu plusieurs maroquins ministériels depuis 1994 puis la présidence de la Commission de l'Union africaine (UA) de 2012 à 2017. Elle revient au gouvernement au nom de la nécessaire union de l'ANC.

Malusi Gigaba, 46 ans, ministre de l'Intérieur

Volontiers "dandy", toujours tiré à quatre épingles, il incarne à lui seul la coterie des "survivants" de l'ère Zuma.

Au prix du subtil équilibre politique recherché par le nouveau chef de l'Etat, M. Gigaba quitte le poste stratégique des Finances pour retrouver celui de l'Intérieur qu'il avait occupé de 2014 à 2017.

Décrit par l'opposition comme un des plus proches de la sulfureuse famille d'hommes d'affaires Gupta, au coeur de la plupart des scandales de corruption qui ont terni l'ère Zuma, il avait très récemment pris ses distances avec l'ex-président.

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