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Togo

Les autorités détruisent plus de 2.000 armes saisies ces derniers mois au Togo

Quelques 2.300 armes à feu - fusils de chasse, pistolets, armes de guerre - saisies ces derniers mois par les forces de sécurité ont été détruites samedi par les autorités togolaises en périphérie de Lomé, a constaté un journaliste de l'AFP.

Disposées sur des palettes de bois, les armes ont été brûlées au champ de tir d'Agoè Nyivé, dans la banlieue nord de Lomé, ainsi que 10.000 munitions, dans des fourneaux sécurisés.

L'opération s'est déroulée dans le cadre de la journée internationale de la paix.

"Le gouvernement, en prenant la décision de brûler ces armes qui peuvent toujours faire mal, réaffirme sa ferme volonté, son engagement et sa détermination à préserver la paix, élément essentiel pour le développement d'un pays", a déclaré le ministre togolais de la sécurité, le général Yark Damehame.

"Je demande aux forces de défense et de sécurité de continuer dans ce sens, pas d'état d'âme pour préserver la paix", a-t-il ajouté.

Depuis un an, les autorités togolaises multiplient les mesures pour empêcher le Togo de basculer dans la violence qui touche son voisin, le Burkina Faso, confronté à des attaques islamistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Un comité interministériel a notamment été mis en place pour lutter contre les risques de propagation des violences jihadistes en provenance de pays voisins.

Et les députés togolais ont voté en août une loi qui permet au gouvernement de renforcer l'arsenal sécuritaire.

En avril, le président Faure Gnassingbé avait annoncé le démantèlement ces derniers mois de "cellules terroristes" dans le pays. Des services de renseignements européens ont confirmé à l'AFP l'arrestation d'éléments "terroristes" dans le nord du Togo.

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Rencontres littéraires à la Foire du livre de Lomé

Une partie des élèves lors du Focus avec l’auteur Invité d’honneur, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Le développement par les livres est-il illusoire ? C’est le sujet du débat littéraire qui a marqué la troisième édition de la foire internationale du livre de Lomé (FI2L).

Une édition, tenue du 6 au 10 novembre sur le thème "Le livre, vecteur de développement". Cinq jours durant, des ateliers littéraires, panels, conférences publiques, rencontres d’écriture ont été organisés notamment autour de la littérature africaine, la redynamisation des langues nationales et du rôle de l’écrivain dans le processus de développement des Etats africains.

Le développement par les livres est-il illusoire?
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Si tous les intervenants s’accordent que le livre constitue l’un des piliers du développement, ils estiment que, du travail doit être fait sur les jeunes enfants afin de leur inculquer le goût du livre et de la lecture.

L’écrivain Togolais et promoteur FI2L, Steve Bodjona, dira "le livre est au cœur de tout processus de développement".

"Lorsque nous parlons de développement, nous parlons de ressources humaines de qualité. Et lorsque nous parlons de ressources humaines de qualité, nous parlons de formation, d’éducation de qualité. Formation et éducation de qualité, ne peuvent se faire lorsque nous mettons le livre de côté", a-t-il dit en développant son idée.

Mimi Bossou-soedjede, directrice de la maison TV5 Monde, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Mimi Bossou-soedjede, directrice de la maison TV5 Monde, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Un raisonnement qu’épouse Mimi Bossou-soedjede, directrice de la maison TV5 Monde, affirmant que "le livre est vecteur de connaissance et la connaissance fait le développement".

Elle fait savoir que le développement ne peut être effectif que si l’on investissait dans la jeune génération. "Il faut nécessairement qu’on ramène nos enfants, nos jeunes à la lecture pour une vraie éducation, pour un vrai développement. Je parle d’éducation. Éducation comme soubassement du développement", a soutenu Mme Bossou-soedjede.

Me Joseph Kokou Koffigoh, écrivain et ancien Premier ministre togolais, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Me Joseph Kokou Koffigoh, écrivain et ancien Premier ministre togolais, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Me Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre togolais, qui a sorti ce 9 novembre son nouvel ouvrage "Regards sur le Togo", qui est un recueil de poèmes, insiste sur la culture du livre pour soutenir le développement.

"C’est en semant des graines dans nos cerveaux que nous allons développer l’Afrique", pense ce poète. Il suggère d’encourager la jeunesse à lire quelle que soit la nature du livre. "Bande dessinée, poésie, théâtre, roman, ouvrage scientifique, tout est bon pour développer l’imagination et la créativité des jeunes", a indiqué Me Joseph Kokou Koffigoh.

Le chapitre sur l’"Africanité" a été largement abordé par l’écrivain Togolais Ayi Hillah, lors d’un focus avec des jeunes lycéens. L’auteur invité de cette 3e édition de la FI2L a édifié son auditoire sur les valeurs africaines en prenant pour base son livre intitulé "L’ombre des beaux jours".

L’auteur Ayi Hillah, lors des échanges avec les élèves, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
L’auteur Ayi Hillah, lors des échanges avec les élèves, Lomé, le 6 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"Je leur ai dit que l’Africain a une école. Il y a une école africaine, la sagesse africaine, la philosophie africaine. En gros, je leur ai dit quand un arbre tient debout c’est parce qu’il a une racine. Alors je leur ai posé la question de savoir, quelles sont vos racines à vous ? A la réponse à cette question, ils se sont dits que ce sont nos valeurs africaines", a résumé Ayi Hillah.

Ces échanges ont été l’occasion pour l’auteur de semer la graine de l’amour du livre et de la lecture, tout en suscitant des vocations.

"Il m’a inspirée, parce que tout d’abord j’aime écrire, mais c’est juste que j’ai peur de développer ce que j’ai à dire. Mais grâce à lui, je pourrais écrire quelque chose que je pense depuis toute mon enfance. Il nous a ouvert l’esprit pour lire", dira à la fin Cornélia Lambou, élève au lycée de Nyékonakpoè.

Eusébio Biam, élève en 1ère, dit avoir retenu que la lecture permet d’éclairer les mémoires, et élargir des points de vue. "De nos échanges, j’ai retenu de révéler nos talents en écrivant et en lisant aussi", a ajouté Mlle Biam.

Le développement par les livres
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Pour donner le goût de la lecture à une personne, il faut s’y prendre tôt. C’est ce à quoi est dédié l’espace enfants installé sur le site de la foire internationale du livre de Lomé, soutient Mohamed Garba, l’un des encadreurs des enfants.

"C’est dans le livre qu’il y a la connaissance, donc dès le bas âge si on inculque ça à l’enfant, on lui fait aimer les livres, là vous verrez que c’est déjà une très bonne base pour lui et il n’aura pas trop de difficultés demain parce que toutes les sciences sont toujours dans les livres", a développé cet étudiant en Droit à l’université de Lomé.

Toutefois, il regrette que les enfants initiés lors de cette foire à la lecture doivent attendre l’année prochaine. "C’est une très belle initiative, ça va beaucoup les aider, si c’est répétitif. Une fois dans l’année c’est pas vraiment suffisant", a laissé entendre Mohamed Garba.

Le gros du travail qui reste à faire est de maintenir la flamme pour qu’elle ne s’éteigne pas. Et pour les amoureux du livre, les billets pour le Tome 4 de la Foire internationale du livre de Lomé en 2020 sont fins prêts pour qu'ils écrivent de nouveaux chapitres aussi palpitants les uns que les autres.

Des opposants togolais demandent la "suspension" du processus électoral

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Des opposants demandent la "suspension" du processus électoral

Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, lors de son intervention du 14 février 2018. (VOA/Kayi Lawson)

Plusieurs partis d'opposition ont demandé la "suspension" du processus électoral en vue de la présidentielle prévue en 2020 au Togo, pendant que l'ONU et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'activent pour un scrutin "crédible et transparent".

L'archevêque émérite de Lomé (1992-2020), Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, avait appelé les opposants et la société civile à former une plateforme revendicative pour faire une série de recommandations au pouvoir en place.

Plusieurs partis d'opposition, qui faisaient notamment parti de la coalition dissoute de la C14, ou l'importante organisation de la société civile Togo Debout y ont pris part, et ont demandé mardi la suspension du processus électoral.

Néanmoins, les deux grands partis de l'opposition, l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et le Parti National Panafricain (PNP), qui étaient moteurs des nombreuses manifestations contre le pouvoir entre 2017 et 2018, n'ont pas répondu à l'invitation de l'archevêque.

Au terme de deux jours de concertation, la plateforme d'opposition a également demandé l'ouverture d'un dialogue avec le pouvoir ainsi que la recomposition de la Cour constitutionnelle et le réaménagement de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

De son côté, une mission conjointe des Nations unies et de la Cédéao conduite par Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, était à Lomé cette semaine pour "travailler étroitement avec les institutions et voir comment nous pouvons nous rendre utile pour assurer des élections crédibles et transparentes", a déclaré à la télévision d'Etat M.Chambas.

La présidentielle se tiendra "au plus tôt le 19 février et au plus tard le 5 mars 2020" au Togo, a indiqué fin octobre la Cour constitutionnelle.

Le président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après avoir succédé à son père, devrait être candidat à un quatrième mandat, malgré de nombreux appels de l'opposition à la démission.

Début mai, les députés togolais avaient voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d'une immunité à vie "pour les actes posés pendant les mandats présidentiels".

Le développement par les livres

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