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Le Venezuela accuse les Etats-Unis de "terrorisme psychologique" après les nouvelles sanctions

  • VOA Afrique

Le président vénézuelien Nicolas Maduro donne une conférence de presse à Caracas, le 22 août 2017.

Le Venezuela a accusé lundi les Etats-Unis d'exercer un "terrorisme psychologique" après leur décision d'interdire l'entrée sur le territoire américain à certains de ses ressortissants.

Cette décision est "incompatible avec le droit international et constitue une forme de terrorisme psychologique et politique", a affirmé le ministère des Affaires étrangères vénézuélien dans un communiqué.

La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été intégrés dimanche à la liste des pays visés par le décret migratoire américain pour des manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington.

Le nouveau texte interdit ou limite l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants étrangers de huit pays au total, avec l'Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie et le Yémen. Le Soudan, l'un des six pays musulmans visés par le précédent décret, a été retiré de la liste.

Les mesures sont différentes selon les pays. Tous les citoyens de Corée du Nord et du Tchad sont interdits d'accès au territoire américain, alors que l'interdiction se limite aux membres d'une longue liste d'instances gouvernementales vénézuéliennes et à leur famille. Le décret entrera en vigueur pour les trois nouveaux pays le 18 octobre.

Le Venezuela, où sévissent crise politique, économique et violences, est visé en raison aussi de son manque de coopération dans les procédures de vérification des voyageurs.

Washington a déjà imposé des sanctions financières au Venezuela et le président américain a prévenu début août que les Etats-Unis étudiaient plusieurs options, y compris militaire, pour mettre fin à la crise.

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, est ruiné par la chute des cours du brut. Excédés par les pénuries alimentaires et la hausse vertigineuse des prix, des milliers de ses habitants ont manifesté de façon quasi quotidienne, entre avril et juillet, pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s'achève début 2019.

Le mouvement de contestation, souvent émaillé de violences, a fait 125 morts en quatre mois et le gouvernement socialiste s'est attiré les foudres de la communauté internationale, qui l'a enjoint à nouer un dialogue avec le camp adverse pour trouver une solution pacifique à la crise.

Mi-septembre, Nicolas Maduro a assuré que, "après des semaines de conversations" entre délégués de son gouvernement et de l'opposition, les deux camps étaient "proches" d'un accord pour venir à bout de la crise qui secoue le pays.

Avec AFP

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