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Venezuela: Maduro menace le chef du Parlement d'une sévère punition

Le PM espagnol Mariano Rajoy (à droite) et Julio Borges, président du parlement vénézuélien, Palais de la Moncloa, Madrid, le 5 septembre 2017.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a menacé jeudi le président du Parlement Julio Borges, seule institution contrôlée par l'opposition, d'une sévère punition après sa tournée auprès de plusieurs dirigeants européens

"Cela m'est égal ce que dit (la chancelière allemande Angela) Merkel ou la reine d'Angleterre, au Venezuela il faut la justice. Ici on ne dirige pas l'Etat depuis Londres, ni depuis Madrid, ni depuis Washington (...). Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais au Venezuela il faut une justice sévère", a-t-il lancé devant les membres de l'Assemblée constituante.

Critiquant la tournée de M. Borges en France, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni, qui s'est achevée jeudi, M. Maduro a exigé qu'il soit jugé pour "trahison à la patrie", un délit puni par 20 à 30 ans de prison.

"Ici personne n'est intouchable, que les impérialistes du nord (les Etats-Unis, ndlr) et de l'Europe le sachent. J'attends une réponse de la justice pour la paix, la souveraineté, et non l'impunité", a déclaré le dirigeant socialiste, confronté à une vague de contestation.

M. Borges a été reçu par le président français Emmanuel Macron lundi, par le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy mardi, et par Mme Merkel mercredi, avant de s'entretenir jeudi avec la Première ministre britannique Theresa May.

Depuis l'installation le 4 août de la Constituante, décriée par une grande partie de la communauté internationale, les mesures judiciaires se sont intensifiées contre les dirigeants de l'opposition, certains décidant de quitter le pays.

Une "commission de la vérité" au sein de cette Assemblée enquête sur plusieurs de ces dirigeants pour "trahison à la patrie".

Et les prérogatives du Parlement ont été confisquées par la Constituante.

M. Maduro a accusé M. Borges de promouvoir un "blocus économique" (embargo) du Venezuela , aux côtés du président américain Donald Trump, qui a récemment infligé des sanctions financières au gouvernement.

"Trump et Borges se sont unis pour une croisade mondiale (...) contre l'économie du Venezuela, l'oxygène financier, économique et commercial du pays", a affirmé le président Maduro, qui accuse Washington de vouloir fomenter un coup d'Etat pour accaparer les réserves pétrolières de Caracas.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

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L'appel à la prière diffusé vendredi dans toute la Nouvelle-Zélande

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