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Le Togo frappe à la porte du Commonwealth

L'ancien président français François Hollande, son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso et le Togolais Faure Gnassingbé, à Bamako, Mali, le 14 janvier 2017.

Tractations diplomatiques et missions d'experts s'enchaînent au Togo, l'ancienne colonie française ayant entamé les démarches pour rejoindre l'espace anglophone du Commonwealth, sur les pas du Rwanda.

Kigali avait adhéré à l'organisation de 52 pays en 2009, 14 ans après le Mozambique lusophone, première nation à devenir membre du Commonwealth sans avoir jamais été un protectorat ni une colonie britannique.

Le petit pays de l'Afrique de l'ouest, qui compte environ 7 millions d'habitants, s'est lancé depuis 2014 dans le processus d'adhésion.

En février et en juin, deux missions d'experts ont rencontré à Lomé les représentants d'institutions comme la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) pour étudier la candidature togolaise.

Ils ont également discuté avec des responsables de partis politiques et de la société civile, ainsi que des organisations de femmes et de la jeunesse.

"Le dossier du Togo est en bonne voie et nous sommes optimistes pour la suite du processus", a déclaré à l'AFP Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères.

"Le Togo est un pays politiquement stable où il y a la paix et la démocratie". "Géographiquement, notre pays a une position stratégique avec d'énormes atouts dont un port en eau profonde (...) qui désenclave les pays de l'hinterland" - Burkina Faso, Niger, Mali, a-t-il ajouté.

Le pays est déjà membre de la Communauté économique des pays d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Organistaion internationale de la francophonie qui rassemble les pays de langue française.

Selon le ministre, l'adhésion du Togo au Commonwealth lui permettra "d'élargir le champ de ses rapports étatiques et de diversifier ses relations d'amitié et de coopération, en se faisant de nouveaux amis et en se rapprochant un peu plus de ses vieux amis tels que la Grande-Bretagne, l'Australie et la Nouvelle Zélande".

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair s'est également rendu au Togo à deux reprises, en mars puis mi-juillet, où il a longuement abordé le sujet de l'adhésion au Commonwealth avec le président Faure Gnassingbé, selon des sources proches de la présidence.

"La présence de M. Blair au Togo devrait contribuer à faire avancer ce processus", avait alors affirmé un communiqué gouvernemental.

Démarche inopportune

L'opposition a pour sa part fermement condamné une "démarche inopportune".

"C'est simplement du cinéma vis-à-vis de la communauté internationale", a déclaré à l'AFP Eric Dupuy, porte-parole de l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC, principal parti d'opposition).

"Nous avons d'autres priorités, notamment les réformes constitutionnelles et institutionnelles prévus par l'accord politique global signé devant la communauté internationale en 2006 et que le régime en place refuse d'opérer", a-t-il assuré.

L'opposition togolaise réclame depuis dix ans la révision de la Constitution - modifiée en 2002 -, pour y réintroduire une limitation à deux mandats présidentiels de cinq ans.

Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Céni.

Le président Faure Gnassingbé a succédé à son père - qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans - à la présidentielle de 2005 avec l'appui de l'armée, avant d'être réélu en 2010 et en 2015 lors de scrutins très contestés par l'opposition.

Le Commonwealth a confirmé en mars la demande initiale du Togo, précisant qu'il s'agissait de "la première étape de ce processus, qui pourrait amener le gouvernement à demander officiellement l'adhésion".

"Les décisions relatives à l'adhésion sont prises par les 52 chefs de gouvernement, qui ont établi des critères clairs pour tout pays" candidat, comme "l'engagement en faveur de la démocratie, la primauté du droit et l'indépendance de la justice, la protection des droits de l'homme".

Le cas du Togo devrait être examiné lors de la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth en Grande-Bretagne en avril 2018.

Les groupes de défense des droits de l'homme dénoncent régulièrement les arrestations et les détentions arbitraires, la torture et autres mauvais traitements au Togo, ainsi que les restrictions à la liberté d'expression.

Le directeur d'Amnesty Inernational au Togo, Aime Adi, estime que la situation des droits de l'Homme "reste fragile".

"On assiste encore à l'utilisation de l'armée pour l'encadrement des manifestations pacifiques avec la mort de manifestants (...) l'intimidation de partisans de l'opposition, l'interdiction des activites des partis de l'opposition", a-t-il expliqué à l'AFP.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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