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Douze mois de prison avec sursis pour deux étudiants togolais

L'Université de Lomé, le 15 juin 2017/ (CC/Atlasowa)

Deux étudiants togolais ont été condamnés lundi à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal de Lomé, à la suite de manifestations sur le campus de l'université de la capitale pour exiger de meilleures conditions d'éducation.

Poursuivis pour "troubles à l'ordre public, aggravés de destruction de biens", Marius Amagbégnon et Folly Satchivi - principal meneur du mouvement des étudiants - étaient détenus à la prison civile de Lomé depuis le 14 juin.

"Je suis déçu, car c'est sur la base des mêmes faits que des étudiants ont été libérés la semaine dernière. C'est une justice à double vitesse", a déclaré à l'AFP Me Raphaël Kpandé-Adzaré, l'un des avocats des étudiants et président de la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH).

"Aujourd'hui, le droit est sorti du prétoire. Nous allons interjeter appel de cette décision qui n'est pas du droit", a-t-il indiqué.

Le 19 juin, sept autre étudiants, accusés de "rébellion et de dégradation de biens publics", avaient été libérés après avoir été déclarés "non coupables" par le juge.

Des affrontements avaient opposé des étudiants à la police les 14 et 16 juin sur le campus de Lomé, à la suite d'un rassemblement de la Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE).

Selon les responsables de l'université de Lomé, ces manifestations n'étaient pas autorisées et la LTDE n'est pas une association autorisée à mener des activités sur le campus de Lomé. Elles ont été dispersées par la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes.

Le président de l'université de Lomé, Dodzi Komla Kokoroko, a réaffirmé le 20 juin dans un communiqué son "entière disponibilité à dialoguer avec les regroupements d'étudiants, afin de trouver des solutions appropriées à leurs problèmes".

Les étudiants exigent notamment la construction de nouvelles salles de cours et de salles de travaux dirigés et l'augmentation des allocations mensuelles de 12.000 à 20.000 francs CFA (environ 18 à 30 euros) et des bourses de 18.000 à 30.000 francs CFA (27,44 à 45,73 euros).

Ouverte en septembre 1970, l'université de Lomé, la plus grande université publique du Togo, compte 16 établissements - dont 6 facultés et 5 écoles - avec plus de 51.000 étudiants.

Avec AFP

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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