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Au moins 23 morts après des inondations monstres dans le sud-est des Etats-Unis

Des voitures essayant de se frayer un passage, à Castle Hayne, en Caroline du Nord, le 16 septembre 2018

De nombreuses régions restaient inondées dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de l'ouragan Florence, qui a fait au moins 23 morts et causé des dommages qui pourraient atteindre des milliards de dollars.

Florence, désormais rétrogradée en dépression tropicale, devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d'eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l'ouest de la Virginie, selon les services météorologiques.

Les autorités redoutaient des glissements de terrain, des ruptures de barrages ou des nouvelles crues de rivières.

"C'est une tempête historique qui se poursuit, certaines zones n'ont pas encore subi le pire des inondations", a averti le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, évoquant un "désastre monumental pour notre Etat" lors d'une conférence de presse lundi.

Le gouverneur a confirmé la mort de 17 personnes en Caroline du Nord. Six autres décès ont été confirmés par celles de Caroline du Sud.

La pluie s'était arrêtée lundi mais les précipitations ont fait déborder de nombreux cours d'eau, comme les rivières Neuse et Cape Fear. Des routes ont été coupées, notamment la grande autoroute 95 qui traverse les deux Etats.

Plus de 480.000 foyers étaient toujours sans électricité lundi matin, selon le département de la sécurité publique de Caroline du Nord, l'Etat le plus touché par les intempéries où des ordres d'évacuation restaient en vigueur dans plusieurs comtés.

Plus de 300 personnes étaient toujours hébergées dans un refuge de la Croix-Rouge établi sur le campus de l'université de Caroline du Nord, près de Raleigh, la capitale de l'Etat. D'autres devaient arriver dans la journée en provenance d'autres centres d'accueil contraints de fermer dans les régions plus à l'est, menacées par les inondations.

"Reprendre une vie normale"

Thomas Hammett a quitté depuis bientôt une semaine sa maison d'Otway avec ses deux enfants, Christopher, 3 ans, et Jerry, 11 ans, et tous commencent à trouver le temps long.

"Nous sommes impatients de rentrer à la maison pour reprendre une vie normale, j'espère que ça se fera mercredi", dit-il à l'AFP. Des voisins lui ont dit que sa maison n'avait pas subi de dégâts. "C'est un soulagement", ajoute-t-il.

"Nous avons dû évacuer car c'était trop dangereux, il y a eu des morts dans le coin", explique le père de famille.

A Fayetteville, en Caroline du Nord, la circulation restait difficile dans certaines zones bordant la rivière Cape Fear. Le niveau des eaux devait atteindre un maximum de près de 19 mètres mardi avant de baisser.

Sur la côte, la ville de Wilmington qui avait été frappée de plein fouet par l'ouragan vendredi, restait isolée du reste du pays, toutes les routes menant à la cité de 117.000 habitants étant coupées. Les services d'urgence de l'Etat ont envoyé 23 camions chargés de rations de survie et de bouteilles d'eau pour ravitailler la population.

Même si les conditions s'améliorent, les autorités ont appelé la population à éviter les déplacements en raison des risques de crues soudaines qui pourraient piéger les automobilistes.

"Ça n'est pas fini, pas pour un bout de temps", a indiqué l'agence de gestion des urgence de Caroline du Sud (SCEMD) sur Twitter.

Le président américain Donald Trump a signé dimanche une déclaration de catastrophe naturelle pour la Caroline du Sud, permettant le déblocage d'une aide fédérale supplémentaire pour les zones affectées par Florence. M. Trump a indiqué la semaine dernière qu'il se rendrait "bientôt" dans les zones touchées. La ministre à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen doit effectuer lundi un survol des régions inondées.

"Nous allons avoir besoin de fonds importants pour nous remettre d'aplomb", a prévenu lundi le gouverneur Cooper, alors que l'industrie agricole a été durement frappée par Florence.

Dans une première synthèse, la société spécialisée KCC a estimé à près de 2,5 milliards de dollars le montant des biens assurés endommagés par l'ouragan, dont les bâtiments résidentiels, commerciaux et industriels ainsi que les automobiles.

Avec AFP

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Attaquée par ses joueuses, la Fédération américaine de football revoit son discours

L'équipe de football féminine des États-Unis saluant les fans lors d'une cérémonie à l’hôtel de ville de New York après avoir remporté la Coupe du Monde 2019, 10 juillet 2019. (Vincent Carchietta/USA Today Sports)

La Fédération américaine de foot (USSF), attaquée en justice pour discrimination salariale par ses joueuses championnes du monde, a retiré ses arguments selon lesquels l'équipe nationale féminine serait "inférieure en compétence" à la masculine.

Dans ces documents datant du 31 mars, les avocats de l'instance ont écrit que celle-ci "ne conteste plus que le fait que les fonctions de l'équipe nationale féminine et celles de l'équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux".

Après avoir argué dans un précédent dossier, présenté début mars, que jouer dans l'équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basées sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité, l'USSF a donc décidé de changer de ton.

Ces mots avaient suscité une indignation immédiate et généralisée de la part de joueuses, dirigeants - comme le patron de la MLS (le championnat professionnel nord-américain)- et sponsors tels que Coca-Cola, poussant le président de la Fédération Carlos Cordeiro à démissionner.

Ce dernier a été remplacé par la vice-présidente Cindy Parlow Cone. Cette ancienne joueuse internationale américaine a aussitôt émis le souhait d'apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l'équipe nationale est prévu le 5 mai.

Un procès qu'elle préfèrerait éviter, les joueuses de la sélection, menée par sa star et activiste Megan Rapinoe, réclamant 66 millions de dollars en arriérés de salaires en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération et de la loi sur les droits civils. "Je ne pense pas qu'un procès soit bon pour l'une ou l'autre des parties", avait déclaré la dirigeante à des journalistes. "J'espère que nous pourrons trouver une résolution avant que cela ne soit jugé."

En attendant, le procès approche et le nom de témoins potentiels pour chaque partie est apparu dans les dossiers du 31 mars. Dans le camp des joueuses figurent Rapinoe, Carli Lloyd, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn. Dans le camp de la Fédération: l'ancienne sélectionneuse Jill Ellis, Carlos Cordeiro et son prédécesseur à la tête de la Fédération, Sunil Gulati, pourraient également apparaître.

Les Américaines dominent plus que jamais le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, dont les deux dernières en 2015 et 2019.

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