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États-Unis

Alerte aux inondations meurtrières dans le sud-est des Etats-Unis

Des inondations sont observées près de l'autoroute Interstate 95 à Lumberton, en Caroline du Nord, le 16 septembre 2018.

Le sud-est des Etats-Unis restait dimanche sous la menace d'inondations de grande ampleur après le passage de l'ouragan Florence, qui a fait plus d'une dizaine de morts sur la côte atlantique.

Selon les médias américains, le bilan provisoire s'élève à 13 morts: 10 décès en Caroline du Nord et trois autres en Caroline du Sud.

La tempête Florence a été rétrogradée en dépression tropicale dimanche mais les rafales de vent et les pluies diluviennes tombées depuis vendredi sur les deux Etats du sud-est restent un danger pour les habitants.

La pluie continuait de tomber dimanche matin dans le comté de Pitt, en Caroline du Nord. Des inondations localisées affectaient toujours la zone, qui offrait les mêmes scènes depuis vendredi: un ciel sombre et bas et des terres agricoles détrempées.

Les services de secours de la petite localité de Grifton restaient en alerte alors que le chef des pompiers, Justin Johnson, prévoyait pour mercredi le pire de la crue de la rivière Neuse.

"Ceux qui devaient évacuer l'ont fait, on continue à patrouiller dans la zone, mais les gens qui ont subi l'ouragan Matthew (en 2016) savent à quoi s'attendre", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Nous en avons encore pour plusieurs jours", a mis en garde dimanche sur CNN Brock Long, le patron de l'Agence fédérale des services d'urgence (Fema). Selon lui, le centre et l'ouest de la Caroline du Nord ainsi que la Virginie n'en ont pas fini avec les intempéries.

"Nous nous attendons à de gros dégâts", a-t-il lancé, précisant que des barrages risquaient d'être menacés à cause de la montée des eaux.

Après avoir frappé la côte atlantique, Florence s'est enfoncé dans les terres où la pluie a fait grossir les cours d'eau, provoquant des inondations.

Des "milliards de dollars"

"Ce qui m'inquiète le plus, ce sont les localités isolées, les habitants qui sont bloqués dans leur maison et qui n'ont peut-être pas accès à des médicaments ou aux services d'urgence", a insisté M. Long.

"Nous n'avons pas encore vu le pire des inondations", a également prévenu dimanche sur ABC l'amiral Karl Schultz, qui supervise les opérations des gardes-côtes, estimant que la situation "pourrait être encore plus catastrophique" en début de semaine.

Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a imploré samedi les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux en raison des nombreuses routes qui restent inondées. Des ordres d'évacuation ont également été émis par les autorités dans plusieurs comtés de l'Etat, en raison des risques de crues.

Selon le sénateur de Caroline du Nord Thom Tillis, la police a arrêté plusieurs personnes ayant refusé de quitter les zones à risque.

"Nous allons avoir d'autres ordres d'évacuations à mesure que les rivières montent", a-t-il dit sur Fox News. Vous devez écouter les avertissements et vous éloigner du danger".

Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et au moins cinq personnes ont été arrêtées par la police de Wilmington, en Caroline du Nord, selon le sénateur.

Le secteur agricole de l'Etat va être "durement frappé" par Florence, a affirmé le sénateur Tillis. "Il va falloir estimer les dégâts pour les cultures, a-t-il dit. En termes d'impact économique pour la reconstruction, nous parlons en milliards de dollars".

Sur la côte de Caroline du Sud, la station balnéaire de Myrtle Beach tentait de reprendre une vie normale. Victor Shamah, le propriétaire du Bowery bar, a décidé d'ouvrir car "les gens veulent manger, boire, et il n'y avait rien".

"Tout le monde est stressé", a expliqué à l'AFP Katy Steindl, une cliente. "Il est temps de sortir et de boire un verre".

Avec AFP

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Destitution: Trump jugé pire que Nixon par les démocrates après des auditions choc

Le président du comité du renseignement de la Chambre des représentants , Adam Schiff , à Capitol Hill, à Washington, États-Unis. 15 novembre 2019. REUTERS / Joshua Roberts / Pool

"Au-delà" du Watergate: l'élu démocrate en charge de l'enquête en destitution contre Donald Trump a conclu jeudi une série d'auditions publiques en assurant que les faits reprochés au locataire de la Maison Blanche étaient "bien plus graves" que ceux commis par l'ancien président Richard Nixon.

Au cours des huit derniers jours, douze témoins entendus au Congrès ont livré de nombreux éléments à charge pour le président américain, sans ébranler - du moins en apparence - les élus républicains.

A l'issue de ce marathon, Adam Schiff a fait monter la pression sur Donald Trump en le comparant au seul président de l'histoire des Etats-Unis à avoir démissionné, en 1974, pour s'éviter une destitution certaine.

"Ce que nous avons ici (...) va bien au-delà de ce que Nixon a fait", a-t-il lancé en référence au scandale d'espionnage politique dit du Watergate.

Quarante-cinq ans plus tard, Donald Trump est à son tour menacé par une enquête en destitution parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait être son adversaire lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates accusent le président républicain d'avoir abusé de sa fonction pour faire pression sur Kiev, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars votée par le Congrès.

Donald Trump nie toute pression, assure que son appel était "parfait" et se dit victime d'une "chasse aux sorcières" sans précédent.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président. Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger.

Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche a appelé jeudi à mettre fin "à ces audiences bidons illégitimes".

Si elles se poursuivent, "le président Trump veut avoir un procès au Sénat, parce que c'est clairement la seule chambre où il peut s'attendre à l'équité et au respect scrupuleux de la loi en vertu de la Constitution", a-t-il précisé.

- "Mal tourné" -

Les témoins qui se sont succédé à la Chambre des représentants n'ont pas été épargnés par l'aigreur des débats.

Vendredi, le président a décoché des flèches contre l'ex-ambassadrice à Kiev Marie Yovanovitch au moment même où elle témoignait. Partout où elle "est passée, les choses ont mal tourné", comme "en Somalie", a-t-il tweeté.

Avec plus ou moins de force ou de prudence, les diplomates, hauts responsables ou conseillers auditionnés ont résisté à ces attaques et dressé par petites touches un tableau accablant pour le président.

Ils ont d'abord décrit comment il avait écarté sans raison Mme Yovanovitch et imposé en mai son avocat personnel Rudy Giuliani aux diplomates en charge du dossier ukrainien.

Cela faisait des mois que l'ancien maire de New York multipliait les contacts à Kiev et les interviews télévisées pour réclamer une enquête sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.

Une fois M. Giuliani à la manoeuvre, un "donnant-donnant" a été proposé aux Ukrainiens, a déclaré mercredi l'ambassadeur auprès de l'Union européenne Gordon Sondland: si leur président voulait être invité à la Maison Blanche, il devait annoncer publiquement des enquêtes sur "Burisma", le groupe gazier qui a longtemps employé Hunter Biden.

M. Sondland, un riche homme d'affaires et donateur républicain, a ajouté "avoir acquis la conviction" que l'aide militaire avait également servi de levier. Il a toutefois reconnu que le président Trump, avec qui il discutait régulièrement, ne lui en avait "jamais" parlé "directement".

Les républicains se sont emparés de cette déclaration pour dénoncer un dossier "sans preuve matérielle".

- "Fiction russe" -

Entendue en dernier, une conseillère de la Maison Blanche a indirectement critiqué jeudi le président qui, outre Joe Biden, a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur une prétendue ingérence ukrainienne dans l'élection présidentielle de 2016 au profit des démocrates.

"C'est une fiction qui a été créée et propagée par les services de sécurité russes", a souligné Fiona Hill, haute responsable au sein du Conseil de sécurité nationale.

"S'il vous plaît, ne propagez pas pour des raisons politiques des mensonges qui servent clairement les intérêts russes", a-t-elle lancé aux élus, en leur rappelant que les services de renseignement américains avaient conclu que Moscou s'était ingéré dans la campagne de 2016, et non l'Ukraine.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président.

Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger. Donald Trump devrait donc échapper à une destitution.

Avec AFP

USA: le Congrès adopte un projet de loi de finances pour éviter un "shutdown"

Le Congrès décoré pour l'investiture de Donald Trump, à Washington DC, le 18 janvier 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)

Le Congrès américain a définitivement approuvé jeudi un projet de loi budgétaire temporaire, courant jusqu'au 20 décembre, afin d'éviter la paralysie des administrations américaines, ou "shutdown".

Le président Donald Trump doit encore signer ce texte pour le promulguer avant minuit ce jeudi, heure à laquelle les budgets actuellement alloués arriveront à leur terme.

Malgré des mois de négociations, l'opposition démocrate et les républicains ne sont pas parvenus à s'accorder sur un budget à plus long terme, à cause de différends, notamment sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, grande promesse de campagne de M. Trump pour lutter contre l'immigration clandestine.

Divisés par l'enquête en destitution lancée contre M. Trump par les démocrates à la Chambre des représentants, des élus s'inquiètent de leur capacité à parvenir à un accord budgétaire à long terme d'ici la prochaine date butoir du 20 décembre.

La mesure provisoire a été approuvée jeudi au Sénat, contrôlé par les républicains, par 74 voix en faveur contre 20, soit un soutien suffisant pour surmonter un éventuel veto présidentiel.

Elle avait déjà été adoptée mardi à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, par 231 voix contre 192, dont 12 soutiens républicains.

Le budget temporaire inclut une augmentation de salaire de 3,1% pour l'armée américaine, finance le fonctionnement du grand recensement prévu en 2020 ainsi que d'importants programmes dans le secteur de la santé.

Depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, en janvier 2017, les Etats-Unis ont été partiellement paralysés par deux "shutdowns", dont le plus long de l'histoire américaine, lorsque certains budgets avaient été asséchés durant 35 jours entre fin 2018 et début 2019.

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