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Le Real Madrid, à la recherche des buts perdus

  • VOA Afrique

Cristano Ronaldo lors du match contre Tottenham à Londres, le 1er novembre 2017.

Longtemps, le Real Madrid marquait de bonne heure. Mais cette saison, le double champion d'Europe en titre peine en attaque et doit retrouver son réalisme offensif s'il veut atteindre les huitièmes de finale de Ligue des champions, mardi sur le terrain de l'Apoel Nicosie (19h45 GMT).

Voici un rude constat: l'attaque du Real n'est plus cette machine à buts qui a terrorisé l'Europe ces deux dernières saisons.

En 12 journées de Liga, l'équipe de Zinédine Zidane n'a inscrit que 22 buts, 12 de moins que l'an passé à pareille époque. Et sans jamais dépasser cette saison les trois buts par match, très inhabituel pour cet ogre continental.

"C'est le football", a déploré Zidane samedi après un nul frustrant dans le derby contre l'Atletico (0-0). "Il y a des moments où le ballon ne veut pas rentrer. Même si nous jouons bien, il manque les buts. Mais cela viendra."

A part le mauvais sort, difficile d'expliquer par exemple que la star Cristiano Ronaldo n'ait marqué qu'un seul but cette saison en Liga en... 55 tirs. D'autant que le même Ronaldo est meilleur buteur de Ligue des champions cette saison avec 6 buts.

"Il nous manque un peu de chance pour marquer", a résumé le défenseur français Raphaël Varane. "Ce sont de petits détails qui font gagner les rencontres".

Ronaldo-Benzema, buteurs en berne

Pour le quotidien sportif espagnol Marca, le duo Ronaldo-Benzema est "la pire attaque d'Europe" cette saison, statistiques à l'appui.

Il faut dire qu'avec deux buts (un chacun) en 12 journées de Liga, le Portugais et le Français affichent le pire bilan de l'histoire du club. L'an dernier, "CR7" et "KB9" comptaient à eux deux 12 buts, et jusqu'à 27 buts en 2014-2015...

Certaines images sont cruelles pour Ronaldo: le Portugais, favori pour décrocher le 7 décembre son cinquième Ballon d'Or, s'agace à chaque occasion ratée. Et il a semblé avoir perdu sa pointe de vitesse samedi lorsque le défenseur de l'Atletico Juanfran l'a déposé à la course.

Seule solution, selon Zidane, "redoubler d'efforts à l'entraînement". "C'est ce qui permet de sortir d'une phase où on a des joueurs se procurant beaucoup d'occasions et marquant un peu moins de buts", a-t-il analysé.

Pas de sauveur venu du banc

Contrairement à la saison passée, ce Real-là n'arrive pas à emballer les fins de match.

Avec les blessures récurrentes de Gareth Bale, Zidane manque de recours offensifs. Et les attaquants Alvaro Morata (Chelsea) et Mariano Diaz (Lyon), partis à l'intersaison, manquent cruellement sur le banc merengue.

C'est le constat qu'a fait Ronaldo lui-même, en évoquant les départs, non compensés selon lui, de Morata, James Rodriguez (Bayern Munich) et Pepe (Besiktas).

"Pepe, Morata et James nous rendaient plus forts", a lancé début novembre le Portugais. "Notre effectif n'est pas forcément moins bon, mais il a moins d'expérience".

Cela lui a valu une réprimande publique du capitaine Sergio Ramos, qui a qualifié ces propos d'"opportunistes". Et il n'en fallait pas plus pour que la presse espagnole imagine une brouille entre les deux joueurs, ce qu'a fermement démenti Zidane.

Mois décisif, sursaut obligatoire

A un mois de la trêve de Noël, le Real doit retrouver son allant offensif dans le sillage du meneur de jeu Isco, le seul à surnager.

La période est cruciale: l'équipe merengue (2e, 7 pts) peut s'assurer son billet pour les huitièmes de C1 en cas de succès mardi à Nicosie, ou avec un match nul si Dortmund (3e, 2 pts) ne bat pas Tottenham (1er, 10 pts).

Ensuite, lors du Mondial des clubs (6-16 décembre), Zidane briguera un possible 8e trophée sur 10 possibles depuis sa nomination en 2016.

Et enfin, le Real finira l'année en fanfare avec le clasico face au FC Barcelone (23 décembre), où la victoire sera impérative vu l'avance accumulée par le leader barcelonais en Liga (10 pts). A condition de retrouver d'ici là le sens du but...

Avec AFP

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